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Ecrire, compter, mesurer. Du Moyen Age aux bouleversements actuels
Weber Florence ; Menant François ; Coquery Natacha
ULM
20,00 €
Épuisé
EAN :9782728808069
Quelles sont les conditions sociales et intellectuelles de la mise en oeuvre d'un calcul économique ? En portant attention aux techniques intellectuelles utilisées par les acteurs économiques, dans leur matérialité même, les historiens et anthropologues ici réunis ont découvert d'étonnantes convergences entre l'histoire des mathématiques chinoises et celle du Moyen Age occidental, des continuités surprenantes entre les façons de tenir ses comptes du XIIIe au XVIIIe siècle. Ils ont surtout mieux compris l'intérêt de confronter des données issues d'univers sociaux éloignés : loin de tenir pour acquise la partition du monde entre ce qui est économique et ce qui ne l'est pas, leur questionnement porte sur les modalités du calcul pratique et en restitue les cadres rituels et cognitifs. Nouvelle édition augmentée du volume imprimé Ecrire, compter, mesurer. Vers une histoire des rationalités pratiques (2006, 280 p. , épuisé) et de son volet numérique (ECM/2, coll. "Actes de la recherche à l'ENS" n° 3, 2006, 152 p.), tous deux régulièrement utilisés et cités par les étudiants et les chercheurs.
Pourquoi les salaires des aides à domicile sont-ils si bas ? Une équipe de jeunes sociologues a mené l'enquête auprès des femmes qui font ce métier, mais aussi auprès des acteurs économiques dont elles dépendent - employeurs contractuels (associations ou entreprises), clients (les personnes âgées dépendantes et leur famille), financeurs (les conseils généraux). C'est un secteur qui manque de main d'oeuvre, c'est un travail qui exige du savoir-faire et du doigté. Pourtant les salaires restent proches du salaire minimum horaire, les temps de travail sont morcelés et chacun croit que les aides à domicile font du ménage, alors qu'elles assument en solitaires un rôle de surveillance sanitaire. Pourquoi la prise en charge de la dépendance ne relève-t-elle pas de l'assurance maladie ? Ce livre permet de comprendre comment la société française contemporaine traite les personnes âgées et ceux dont elles dépendent pour leur survie.
Que font les ouvriers de leur temps libre? L'enquête est menée dans les années 198o, auprès des ouvriers d'une usine sidérurgique en milieu rural, à Montbard, en Côte-d'Or. "Travailler à côté": c'est ainsi que ces hommes désignent la gamme des activités qui les occupent une fois le portail passé - "bricoles" exécutées pour soi ou pour les siens, sans contrainte ni souci de gain, activités permettant d'arrondir les fins de mois aux limites de l'illégalité, ou encore maintien d'une exploitation agricole familiale. La nouvelle édition de cet ouvrage devenu un classique de l'ethnographie des sociétés occidentales s'accompagne d'une postface où l'auteur propose une vigoureuse défense de la scientificité de l'ethnographie et revient sur la clé de voûte de son travail: la perception socialisée. Qu'est-ce qui distingue une esthétique de la production - fondée sur un intérêt pour les conditions de fabrication d'un objet - d'une esthétique de la contemplation, qui est celle du spectateur distancié? L'autre grande question concerne la perception des actions économiques: comment décrire les activités domestiques invisibles, située hors des institutions de l'économie, particulièrement lorsque celles-ci sont effectuées par des hommes? Biographie de l'auteur Florence Weber, sociologue et anthropologue de la société française, Florence Weber est professeur à l'Ecole normale supérieure, chercheur au Centre Maurice Halbwachs et chercheur associé au Centre d'études de l'emploi.
Résumé : L'ethnographie économique est une méthode d'analyse des interactions qui s'intéresse à leur dimension économique, à leurs significations sociales et à leur inscription dans des institutions. Elle se situe au croisement de quatre sous-disciplines: l'anthropologie économique, la sociologie économique, l'histoire économique et la microéconomie. Économie informelle, extension du marché, droits de propriété, décomposition du salariat, droits sur l'environnement sont parmi ses principaux objets d'étude. Elle connaît un renouveau récent à l'échelle mondiale. Cet ouvrage constitue la première synthèse disponible en français. À l'aide d'une relecture des classiques et de nombreux travaux récents, il applique l'approche ethnographique aux principaux domaines de l'économie: le don, le marché et la monnaie, la consommation et l'entreprise, le travail. Il montre ensuite la nécessité de cette approche pour comprendre l'économie post-communiste et la globalisation.
Résumé : L'histoire qui sera relatée ici, c'est celle des rencontres entre un témoin qui observe et cherche à comprendre et les hommes auxquels il s'intéresse, celle d'une science née des contacts culturels, celle d'une méthode d'investigation qui permet de connaître les peuples éloignés et le grand large, mais aussi l'humanité la plus proche de soi. Cette synthèse à la fois plaisante, exigeante et complète retrace l'histoire de l'anthropologie sociale, aborde les concepts, les enjeux, les éléments historiques incontournables. Si l'histoire de leur discipline est importante pour les anthropologues eux-mêmes parce qu'ils y puisent leur documentation, leurs références et leurs modèles - tout ce qui soude une communauté scientifique au-delà des querelles et des controverses -, elle peut également permettre à un plus large public de comprendre la lente reconnaissance scientifique de l'ethnographie, pratiquée depuis l'Antiquité, mais dépendante des contextes dans lesquels se produisaient les contacts entre les cultures, si souvent marqués, depuis le XVIe siècle, par la violence et la destruction.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.