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Le salaire de la confiance. L'aide à domicile aujourd'hui
Weber Florence ; Trabut Loïc ; Billaud Solène
ULM
22,00 €
Épuisé
EAN :9782728805044
Pourquoi les salaires des aides à domicile sont-ils si bas ? Une équipe de jeunes sociologues a mené l'enquête auprès des femmes qui font ce métier, mais aussi auprès des acteurs économiques dont elles dépendent - employeurs contractuels (associations ou entreprises), clients (les personnes âgées dépendantes et leur famille), financeurs (les conseils généraux). C'est un secteur qui manque de main d'oeuvre, c'est un travail qui exige du savoir-faire et du doigté. Pourtant les salaires restent proches du salaire minimum horaire, les temps de travail sont morcelés et chacun croit que les aides à domicile font du ménage, alors qu'elles assument en solitaires un rôle de surveillance sanitaire. Pourquoi la prise en charge de la dépendance ne relève-t-elle pas de l'assurance maladie ? Ce livre permet de comprendre comment la société française contemporaine traite les personnes âgées et ceux dont elles dépendent pour leur survie.
Peut-on penser ensemble l'actualité politique de la filiation et l'actualité sociale de la prise en charge des personnes dépendantes ? Tel est le pari de ce livre. Il est construit sur l'analyse ethnographique de cas où la transmission du nom, la consanguinité et le partage du quotidien se trouvent dissociés. À travers des histoires familiales saisissantes situées dans leur contexte historique, tout au long du XXe siècle européen, l'anthropologie de la parenté "nouvelle vague" dépasse les oppositions de principe pour montrer l'imbrication des normes, des pratiques et des sentiments. Elle invite à lire au prisme de la reproduction sociale les nouvelles technologies de la reproduction biologique, disponibles à l'échelle mondiale, et leur encadrement juridique à l'échelle nationale, mais aussi les obligations morales envers les personnes dépendantes, qui pèsent inégalement sur les familles et sur les individus. Elle permet de découvrir les faiblesses de la parenté quotidienne lorsqu'elle ne s'appuie ni sur les représentations génétiques de la filiation, ni sur la reconnaissance juridique, mais aussi de souligner sa force, capable de faire évoluer nos mentalités et, partant, les lois qui nous gouvernent.
L'histoire relatée ici est celle des rencontres entre un témoin qui observe et cherche à comprendre et les hommes auxquels il s'intéresse, celle d'une science née des contacts culturels, celle d'une méthode d'investigation qui permet de connaître les peuples éloignés et le grand large, mais aussi l'humanité la plus proche de soi. Si l'histoire de leur discipline est importante pour les anthropologues eux-mêmes parce qu'ils y puisent leur documentation, leurs références et leurs modèles, elle peut également permettre à un plus large public de comprendre la lente reconnaissance scientifique de l'ethnographie, pratiquée depuis l'Antiquité, mais dépendante des contextes dans lesquels se produisaient les contacts entre les cultures, si souvent marqués, depuis le XVIe siècle, par la violence et la destruction.
Le maintien, voire l'augmentation du travail au noir dans les économies développées sont révélateurs des dysfonctionnements durables du marché du travail et des politiques fiscales et sociales. Sans chercher à unifier le phénomène, Florence Weber distingue les différentes règles qu'il transgresse. Elle s'attache ensuite à deux enquêtes ethnographiques significatives, dans la Bourgogne industrielle des années 1980 et dans la région parisienne des années 2000. Epouses bénéficiant des droits sociaux de leur conjoint, femmes seules ou travailleurs sans papiers enfermés dans des carrières au noir, sans-abri faisant feu de tout bois, prestataires de l'aide sociale, professionnels ou bénévoles en quête de reconnaissance - les stratégies, parfois inévitables, parfois risquées, mises en ?uvre par les individus sont très diverses, revêtant une double dimension économique et morale ; et ceux qui les observent de près sont confrontés à de véritables dilemmes. Entre la tolérance bien informée et la réforme des politiques fiscales et sociales, la solution n'est-elle pas à chercher du côté d'une économie mondiale qui construirait des droits sociaux au lieu de s'adonner à une course au profit sans règles ? Les conférences-débats " La rue ? Parlons-en ! " initiées par l'Association Emmaüs font intervenir des personnalités du monde de la recherche afin de rapprocher la réflexion universitaire et l'action sociale menée sur le terrain.
En France, en cette fin de XXe siècle, un ménage sur deux dispose d'un jardin, un ménage sur trois cultive un potager. Loin d'être une survivance d'un monde paysan perdu, le jardinage dans sa banalité contemporaine, est une invention du début du siècle. Observer sa genèse, c'est suivre la rencontre entre des philanthropes, des professionnels de l'horticulture et des citadins pauvres qui cherchent à s'approprier un petit coin de campagne plus encore qu'à y cultiver des légumes. Du côté des jardiniers c'est dans le Nord que la passion a pris. Toute une génération ouvrière a défendu son honneur au jardin, passant du besoin au plaisir et du logement social au pavillon. Chez les jardiniers d'aujourd'hui, on peut lire les traces de cette histoire, calcul économique pour certains, passion pour d'autres, estime de soi enfin pour ceux qui affichent ordre et propreté au potager. Car le jardin est la signature de son jardinier. Ce qu'on produit dans ce chez-soi de plein air, on l'offre pour qu'il célèbre ses qualités de jardinier, on en jouit comme d'un miroir de soi.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Les seize textes réunis dans ce volume visent à aborder l'histoire des pouvoirs dans l'espace français au cours des deux derniers siècles du Moyen Age de façon à la fois variée et précise : historiographie, iconographie, lexicographie, approche quantitative des phénomènes, étude voire édition de textes didactiques et de documents d'ordre diplomatique ou administratif... Les différentes méthodes appliquées par les historiens récents du fait politique reçoivent ici application et illustration. Les exposés synthétiques voisinent à dessein avec les enquêtes menées autour d'une controverse ou d'une péripétie particulière. Figurent aussi bien les conceptions et les représentations des pouvoirs que les mécanismes qu'ils utilisent et les pratiques auxquelles ils ont recours. Sans doute le pouvoir des rois de France, sa nature, son exercice, occupent-ils la première place mais les réactions individuelles ou collectives de leurs sujets, leurs attentes et leurs craintes ont largement retenu l'attention, tandis que se trouve souligné le rôle déterminant des princes, qu'ils appartiennent ou non à la maison de France. Indissolublement liées, quelques questions majeures se posent à propos du royaume de France à la fin du Moyen Age : quels pouvoirs ses souverains étaient-ils en mesure d'exercer ? Quel type de gouvernement s'efforçaient-ils de promouvoir ? Quels contre-pouvoirs, quel autre modèle les princes pouvaient-ils ou souhaitaient-ils leur opposer ? A ces interrogations, des éléments de réponse sont fournis, à partir d'approches originales.
Cauvet Marion ; Perrissin Fabert Baptiste ; Agliet
De nombreuses initiatives citoyennes de monnaies locales et complémentaires ont vu le jour à travers le monde en réaction à la crise des subprimes de 2007-2008 et à l'impuissance des gouvernements à prévenir la débâcle financière et économique qui a suivi. Ces initiatives veulent répondre à une incompréhension généralisée du fonctionnement du système monétaire et financier. Une quarantaine de monnaies locales sont aujourd'hui en circulation en France, autant sont en projet. Des milliers de citoyens ont choisi d'utiliser d'autres monnaies que la seule monnaie centrale pour effectuer leurs transactions et leurs échanges. Ce livre présente un panorama à la fois conceptuel et historique des expériences monétaires pionnières dans un monde en perpétuel mouvement. Après avoir exploré les réussites mais aussi les limites des modèles actuels de monnaies locales, il analyse les différents leviers qui peuvent permettre la montée en puissance de ces initiatives décentralisées afin qu'elles deviennent des vecteurs de la transition écologique et sociale des territoires.