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Le travail au noir : une fraude parfois vitale ?
Weber Florence
ULM
5,10 €
Épuisé
EAN :9782728804047
Le maintien, voire l'augmentation du travail au noir dans les économies développées sont révélateurs des dysfonctionnements durables du marché du travail et des politiques fiscales et sociales. Sans chercher à unifier le phénomène, Florence Weber distingue les différentes règles qu'il transgresse. Elle s'attache ensuite à deux enquêtes ethnographiques significatives, dans la Bourgogne industrielle des années 1980 et dans la région parisienne des années 2000. Epouses bénéficiant des droits sociaux de leur conjoint, femmes seules ou travailleurs sans papiers enfermés dans des carrières au noir, sans-abri faisant feu de tout bois, prestataires de l'aide sociale, professionnels ou bénévoles en quête de reconnaissance - les stratégies, parfois inévitables, parfois risquées, mises en ?uvre par les individus sont très diverses, revêtant une double dimension économique et morale ; et ceux qui les observent de près sont confrontés à de véritables dilemmes. Entre la tolérance bien informée et la réforme des politiques fiscales et sociales, la solution n'est-elle pas à chercher du côté d'une économie mondiale qui construirait des droits sociaux au lieu de s'adonner à une course au profit sans règles ? Les conférences-débats " La rue ? Parlons-en ! " initiées par l'Association Emmaüs font intervenir des personnalités du monde de la recherche afin de rapprocher la réflexion universitaire et l'action sociale menée sur le terrain.
Seule anthologie de Max Weber disponible en français, cet ouvrage permet d'entrer dans une oeuvre difficile, encore incomplètement traduite, en donnant les clés de lecture nécessaires à la compréhension des débats actuels en sociologie et, au-delà, dans l'ensemble des sciences sociales (histoire, anthropologie, économie). Cet ouvrage constitue donc une indispensable introduction à l'oeuvre de Max Weber, considéré aujourd'hui comme l'un des fondateurs de la sociologie, qui permet de penser l'unité des sciences de la société comme sciences descriptives et historiques. 1 - Les religions, expériences et théories 2 - La secte, l'Eglise, l'Etat 3 - Les conditions morales du capitalisme 4 - Une sociologie historique
Résumé : L'ethnographie économique est une méthode d'analyse des interactions qui s'intéresse à leur dimension économique, à leurs significations sociales et à leur inscription dans des institutions. Elle se situe au croisement de quatre sous-disciplines: l'anthropologie économique, la sociologie économique, l'histoire économique et la microéconomie. Économie informelle, extension du marché, droits de propriété, décomposition du salariat, droits sur l'environnement sont parmi ses principaux objets d'étude. Elle connaît un renouveau récent à l'échelle mondiale. Cet ouvrage constitue la première synthèse disponible en français. À l'aide d'une relecture des classiques et de nombreux travaux récents, il applique l'approche ethnographique aux principaux domaines de l'économie: le don, le marché et la monnaie, la consommation et l'entreprise, le travail. Il montre ensuite la nécessité de cette approche pour comprendre l'économie post-communiste et la globalisation.
Pourquoi les salaires des aides à domicile sont-ils si bas ? Une équipe de jeunes sociologues a mené l'enquête auprès des femmes qui font ce métier, mais aussi auprès des acteurs économiques dont elles dépendent - employeurs contractuels (associations ou entreprises), clients (les personnes âgées dépendantes et leur famille), financeurs (les conseils généraux). C'est un secteur qui manque de main d'oeuvre, c'est un travail qui exige du savoir-faire et du doigté. Pourtant les salaires restent proches du salaire minimum horaire, les temps de travail sont morcelés et chacun croit que les aides à domicile font du ménage, alors qu'elles assument en solitaires un rôle de surveillance sanitaire. Pourquoi la prise en charge de la dépendance ne relève-t-elle pas de l'assurance maladie ? Ce livre permet de comprendre comment la société française contemporaine traite les personnes âgées et ceux dont elles dépendent pour leur survie.
Comment sont prises en charge les personnes qui ne peuvent pas vivre seules ? À partir d'enquêtes ethnographiques, les auteurs reprennent le chantier théorique de l'analyse de la parenté, tout à la fois affaire de droit, d'obligations morales, d'affectivité, de patrimoine et d'entraide. Leur conclusion est que la famille n'est pas l'univers clos et protégé que décrivent romanciers, cinéastes ou idéologues, mais un lieu poreux où se cristallisent les rapports de forces qui traversent nos sociétés : entre hommes et femmes, entre classes sociales, entre générations.
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.