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L'ange Gabriel, interprète et messager
Vercruysse Jean-Marc
PU ARTOIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848323398
L'ange est par étymologie un messager. Il assume le rôle de médiateur entre le monde céleste et celui les hommes. Les anges sont dits nombreux dans les Ecritures mais rares ceux qui portent un nom. Parmi eux, Gabriel ("Homme de Dieu" ou "Dieu s'est montré fort") apparaît d'abord comme un interprète dans l'Ancien Testament. Il explique à Daniel ses visions et révèle les secrets divins (Dn 8,15-26 ; 9,21-27). Dans les Evangiles, il apprend au prêtre Zacharie qu'Elisabeth, son épouse, donnera naissance à un fils dont le nom sera Jean (Lc 1,11-20). Puis il annonce à Marie qu'elle sera la mère de Jésus (Lc 1,26-28). Plus tard, au sein d'une subtile hiérarchie que l'on doit à Denys l'Aréopagite, Gabriel sera compté parmi les archanges au même titre que Michel et Raphaël. Le vingt-huitième volume de la collection Graphè examine l'évolution de la figure de Gabriel à travers la littérature et les arts. Une première étude retrace les origines bibliques de l'ange à partir de l'épisode de l'Annonciation. Puis sont déroulées les grandes étapes de la réception, du Moyen Age jusqu'à l'époque moderne, avec, en filigrane, une réflexion sur le rapport entre texte et image. Peinture, musique, sculpture, théâtre, roman et poésie sont à tour à tour abordés pour offrir un large panorama de la place de l'ange Gabriel dans la culture occidentale.
Dans la Bible, l'épisode du sacrifice d'Isaac imposé par Dieu à Abraham interroge hier comme aujourd'hui. Onze études retracent les différentes interprétations qui ont été données à travers les siècles en littérature et en peinture. Dans la geste biblique d'Abraham, l'un des événements les plus connus est le sacrifice de son propre fils Isaac que lui impose Dieu, bien qu'il lui ait promis une descendance aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel. L'épisode pose fondamentalement la question de la soumission à la volonté divine. Face à cet ordre, aussi scandaleux qu'incompréhensible, les interprétations ont été nombreuses et contrastées au fil des siècles ; elles oscillent entre fanatisme religieux et consentement exemplaire. Ce volume réunit onze études sur les enjeux de ces récritures. Après un état de lieu de la recherche sur l'épisode vétérotestamentaire (Gn 22), sont passées en revue les grandes étapes de la réception de la ligature d'Isaac, depuis le commentaire patristique d'Origène jusqu'aux relectures juives contemporaines de Saul Bellow et Bernard Malamud. Rachi de Troyes et Maïmonide, Calvin et Théodore de Bèze, Calderón, Kierkegaard, Saramago s'approprient, se démarquent et livrent leur propre compréhension de l'épisode au prisme de différents genres littéraires. Ghiberti et Brunelleschi, Rembrandt et Giambattista Piazzetta complètent ce vaste panorama pour le domaine pictural.
Sous une trame faussement historique située à l'époque du roi Nabuchodonosor lors de la conquête de la Judée, le Livre de Judith met en scène le général Holopherne qui assiège la ville de Béthulie. Une riche et jeune veuve appelée Judith, connue pour ses vertus, prend alors l'initiative de pénétrer dans le camp ennemi en se faisant passer pour une transfuge. Profitant de l'ivresse du général, elle le décapite et revient triomphante en exhibant la tête d'Holopherne. L'armée assyrienne abandonne la cité. Derrière son allure narrative, le texte, qui est classé parmi les "apocryphes" dans le canon juif et protestant, délivre un message théologique et didactique, et illustre la présence divine au côté de son peuple persécuté. Le vingt-troisième volume de la collection Graphè rassemble douze études. A partir d'une analyse détaillée du récit biblique sont retracées les grandes étapes du destin littéraire de Judith, au fil des siècles, dans des genres littéraires différents (écrits rabbiniques, paraphrases, commentaires catholiques et protestants, théâtre, poésie et roman). Il apparaît que Judith, allégorie du peuple juif, personnifie dans un premier temps la résistance face à l'envahisseur. Puis, au XIXe siècle, son entreprise est davantage motivée par le désir. A la Judith sainte ou guerrière succède la figure d'une femme aux intentions plus ambigües. Les dernières oeuvres contemporaines inspirées par le Livre de Judith illustrent encore cette féconde dualité.
Le nouveau volume de la collection Graphè s'intéresse à la rivalité entre les deux frères, Caïn et Abel. Le frère aîné tue son cadet par jalousie. De l'Antiquité à nos jours, les écrivains et artistes ont lu le premier meurtre de l'histoire humaine en s'interrogeant sur la responsabilité du meurtrier et sur l'innocence de la victime. Le récit, fondateur et primordial, met en scène la naissance de la violence et pose de manière crue la question des relations familiales, de la place de l'autre dans sa différence et de l'égalité des chances. Malgré un texte hébreu complexe, voire lacunaire, l'épisode a connu, jusqu'à aujourd'hui, une grande postérité. Les treize études rassemblées dans ce vingt-neuvième volume de la collection Graphè retracent les différentes étapes de l'interprétation du premier meurtre de l'histoire humaine, à partir d'une analyse approfondie du passage biblique (Gn 4, 1-16). Des Pères de l'Eglise à Bob Dylan et Anselm Kiefer, du roman médiéval à la réhabilitation de Caïn sous la plume des Romantiques, dans les littératures française, francophone, italienne et espagnole, artistes n'ont cessé d'interroger l'antagonisme entre les deux frères.
La Tour de Babel se dresse à l'horizon de l'imaginaireoccidental, tel un défi à l'interprétation. Après l'épisode duDéluge et avant l'entrée en scène d'Abraham, les neuf versetsdu livre de la Genèse ferment le cycle des origines (Gn 11,1-9). La construction d'une ville "pour se faire un nom" etl'édification d'une tour "dont le sommet atteindra les cieux"ont longtemps été perçues comme l'expression d'une ambitionhumaine démesurée conduisant à la perte de l'unité primitiveet à la confusion des langues. Mais un renversementinterprétatif s'affirme au XXe siècle où l'épisode est relu à lafaveur de la pluralité et de l'altérité afin d'éviter un repli sur soide l'humanité. Sans être détruite (selon la version canonique),la Tour demeure à jamais inachevée et laisse ouvert un vastechantier d'investigations à l'image de sa représentation tantôtpyramidale, tantôt hélicoïdale, voire à degrés. "Aussilongtemps qu'il y aura des hommes, la Tour durera", écrit lepoète Pierre Emmanuel. Ce vingtième et unième volume de lacollection Graphe rassemble treize études. A partir d'unetraduction inédite de la péricope et de son analyse exégétiquesont retracées les grandes étapes de sa réception, dans unedémarche intertextuelle et pluridisciplinaire. On découvriradans ces pages quelques-unes des relectures littéraires etartistiques que la Tour de Babel a pu susciter au fil des siècles,de la période patristique jusqu'aux oeuvres les pluscontemporaines, et toujours au miroir du texte biblique.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.