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Le sacrifice d’Isaac
Vercruysse Jean-Marc
PU ARTOIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848325651
Dans la Bible, l'épisode du sacrifice d'Isaac imposé par Dieu à Abraham interroge hier comme aujourd'hui. Onze études retracent les différentes interprétations qui ont été données à travers les siècles en littérature et en peinture. Dans la geste biblique d'Abraham, l'un des événements les plus connus est le sacrifice de son propre fils Isaac que lui impose Dieu, bien qu'il lui ait promis une descendance aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel. L'épisode pose fondamentalement la question de la soumission à la volonté divine. Face à cet ordre, aussi scandaleux qu'incompréhensible, les interprétations ont été nombreuses et contrastées au fil des siècles ; elles oscillent entre fanatisme religieux et consentement exemplaire. Ce volume réunit onze études sur les enjeux de ces récritures. Après un état de lieu de la recherche sur l'épisode vétérotestamentaire (Gn 22), sont passées en revue les grandes étapes de la réception de la ligature d'Isaac, depuis le commentaire patristique d'Origène jusqu'aux relectures juives contemporaines de Saul Bellow et Bernard Malamud. Rachi de Troyes et Maïmonide, Calvin et Théodore de Bèze, Calderón, Kierkegaard, Saramago s'approprient, se démarquent et livrent leur propre compréhension de l'épisode au prisme de différents genres littéraires. Ghiberti et Brunelleschi, Rembrandt et Giambattista Piazzetta complètent ce vaste panorama pour le domaine pictural.
Dans le Nouveau Testament, Jean est le seul évangéliste à relater la résurrection de Lazare. Le dernier " signe " donné par Jésus met en scène la condition mortelle de l'homme. Cette katabase chrétienne possède une forte charge symbolique. S'il revient à la vie, Lazare n'en demeure pas moins mystérieux et suscite nombre d'interrogations. Son silence sur le séjour dans l'au-delà fait de l'épisode johannique un récit ouvert que la postérité ne manquera pas de questionner et d'interpréter. C'est moins le personnage lui-même que l'événement dont il est le bénéficiaire qui en a assuré la notoriété. Le vingt-sixième volume de la collection Graphè rassemble treize études. La longue péricope (Jn 11, 1-44) donne lieu à une riche analyse exégétique. Puis, dans une perspective diachronique et une démarche interdisciplinaire, sont abordées différentes relectures du miracle dans les mondes juif et chrétien, de l'époque patristique jusqu'à la littérature contemporaine (Zola, Genevoix, Barbusse, Dorgelès, Bataille, Giono, Ramuz, Borges, Marilynne Robinson...). Une étude sur les sarcophages paléochrétiens et une autre sur la peinture italienne de la Renaissance complètent ce panorama.
Le Livre des Psaumes dans l'Ancien Testament réunit cent cinquante poèmes, de longueur variée, aux tonalités nombreuses : déclarations de fidélité à Dieu ou à Jérusalem, imprécations contre l'ennemi, supplications ou cris de révolte, actions de grâce et chants de pèlerinage, lamentations ou prières de confiance dans une perspective messianique et eschatologique. Le vingt-septième volume de la collection Graphè examine la réception et la réactualisation du recueil des Psaumes dans ses différentes dimensions - culturelle, littéraire et artistique. Après un état complet de la recherche actuelle sur le livre attribué à David, douze études s'interrogent sur ce qui constitue la tradition des psaumes autant que sur leur permanence. La question de la traduction et de la paraphrase, notamment à l'époque de la Réforme, est également abordée, ainsi que l'exploration ésotérique de certains textes. Toutes les époques sont convoquées, de la patristique (saint Augustin) jusqu'à la poésie contemporaine (Jean-Claude Masson). Enfin, une sculpture de Camille Claudel, intitulée "Le Psaume", fait l'objet d'une analyse détaillée.
Dans la Bible, le combat entre le jeune David, armé de sa seule fronde, et le géant philistin Goliath, bardé de fer, est devenu proverbial et désigne aujourd'hui la victoire du faible contre le fort. Utilisée dans des contextes très différents (politique, sportif, militaire, religieux...), l'expression exprime toujours une lutte inégale et incertaine entre deux adversaires en présence. L'épisode relaté dans le Premier livre de Samuel (1 S 17) donne d'abord lieu à une analyse détaillée et à une traduction inédite des versions hébraïque et grecque. Puis douze études retracent les grandes étapes de son interprétation au fil des siècles. Elles s'intéressent tant à la figure du victorieux David qu'à l'arrogant Goliath. D'après la lecture traditionnelle, l'un incarne la bravoure et la hardiesse, l'autre symbolise la force brutale et l'ennemi de Dieu. Mais, selon les enjeux et le contexte, l'approche varie. Les articles, qui courent de l'époque médiévale jusqu'à aujourd'hui et concernent la littérature, le cinéma et la peinture, montrent que les deux protagonistes ne sont pas aussi caricaturaux et que l'on trouve même une inversion des caractères, liée en particulier à la laïcisation de l'épisode.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.