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David contre Goliath
Vercruysse Jean-Marc
PU ARTOIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848326047
Dans la Bible, le combat entre le jeune David, armé de sa seule fronde, et le géant philistin Goliath, bardé de fer, est devenu proverbial et désigne aujourd'hui la victoire du faible contre le fort. Utilisée dans des contextes très différents (politique, sportif, militaire, religieux...), l'expression exprime toujours une lutte inégale et incertaine entre deux adversaires en présence. L'épisode relaté dans le Premier livre de Samuel (1 S 17) donne d'abord lieu à une analyse détaillée et à une traduction inédite des versions hébraïque et grecque. Puis douze études retracent les grandes étapes de son interprétation au fil des siècles. Elles s'intéressent tant à la figure du victorieux David qu'à l'arrogant Goliath. D'après la lecture traditionnelle, l'un incarne la bravoure et la hardiesse, l'autre symbolise la force brutale et l'ennemi de Dieu. Mais, selon les enjeux et le contexte, l'approche varie. Les articles, qui courent de l'époque médiévale jusqu'à aujourd'hui et concernent la littérature, le cinéma et la peinture, montrent que les deux protagonistes ne sont pas aussi caricaturaux et que l'on trouve même une inversion des caractères, liée en particulier à la laïcisation de l'épisode.
Après avoir été baptisé par Jean et à l'orée de sa vie publique, Jésus se rend au désert et y demeure durant quarante jours. L'épisode est rapporté par les évangiles synoptiques. Intervient alors le Diable qui lui lance, en vain, trois défis : changer les pierres en pain, se jeter du pinacle du Temple, et se prosterner devant lui afin d'acquérir une royauté universelle. Cette triple mise à l'épreuve a été diversement reçue au fil des siècles. Les treize études réunies dans ce volume retracent les différentes étapes de son interprétation. Des Pères de l'Eglise à Nikos Kazantzaki et José Saramago, des pasteurs réformés aux théologiens catholiques du Grand Siècle, à l'époque médiévale et chez les mystiques contemporains (comme Maria Valtorta) cet épisode énigmatique conduit à s'interroger sur la double nature de Jésus (divine et humaine), sa liberté et sa responsabilité face à la tentation. Quant à la représentation figurée du diable, elle se révèle polymorphe, tantôt sournoisement angélique, tantôt monstrueuse et effrayante, comme en témoigne l'art italien. L'intertextualité biblique reste toujours prégnante mais l'approche de la péricope reflète les préoccupations du temps.
Dans la Bible, l'épisode du sacrifice d'Isaac imposé par Dieu à Abraham interroge hier comme aujourd'hui. Onze études retracent les différentes interprétations qui ont été données à travers les siècles en littérature et en peinture. Dans la geste biblique d'Abraham, l'un des événements les plus connus est le sacrifice de son propre fils Isaac que lui impose Dieu, bien qu'il lui ait promis une descendance aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel. L'épisode pose fondamentalement la question de la soumission à la volonté divine. Face à cet ordre, aussi scandaleux qu'incompréhensible, les interprétations ont été nombreuses et contrastées au fil des siècles ; elles oscillent entre fanatisme religieux et consentement exemplaire. Ce volume réunit onze études sur les enjeux de ces récritures. Après un état de lieu de la recherche sur l'épisode vétérotestamentaire (Gn 22), sont passées en revue les grandes étapes de la réception de la ligature d'Isaac, depuis le commentaire patristique d'Origène jusqu'aux relectures juives contemporaines de Saul Bellow et Bernard Malamud. Rachi de Troyes et Maïmonide, Calvin et Théodore de Bèze, Calderón, Kierkegaard, Saramago s'approprient, se démarquent et livrent leur propre compréhension de l'épisode au prisme de différents genres littéraires. Ghiberti et Brunelleschi, Rembrandt et Giambattista Piazzetta complètent ce vaste panorama pour le domaine pictural.
Sous une trame faussement historique située à l'époque du roi Nabuchodonosor lors de la conquête de la Judée, le Livre de Judith met en scène le général Holopherne qui assiège la ville de Béthulie. Une riche et jeune veuve appelée Judith, connue pour ses vertus, prend alors l'initiative de pénétrer dans le camp ennemi en se faisant passer pour une transfuge. Profitant de l'ivresse du général, elle le décapite et revient triomphante en exhibant la tête d'Holopherne. L'armée assyrienne abandonne la cité. Derrière son allure narrative, le texte, qui est classé parmi les "apocryphes" dans le canon juif et protestant, délivre un message théologique et didactique, et illustre la présence divine au côté de son peuple persécuté. Le vingt-troisième volume de la collection Graphè rassemble douze études. A partir d'une analyse détaillée du récit biblique sont retracées les grandes étapes du destin littéraire de Judith, au fil des siècles, dans des genres littéraires différents (écrits rabbiniques, paraphrases, commentaires catholiques et protestants, théâtre, poésie et roman). Il apparaît que Judith, allégorie du peuple juif, personnifie dans un premier temps la résistance face à l'envahisseur. Puis, au XIXe siècle, son entreprise est davantage motivée par le désir. A la Judith sainte ou guerrière succède la figure d'une femme aux intentions plus ambigües. Les dernières oeuvres contemporaines inspirées par le Livre de Judith illustrent encore cette féconde dualité.
L'ange est par étymologie un messager. Il assume le rôle de médiateur entre le monde céleste et celui les hommes. Les anges sont dits nombreux dans les Ecritures mais rares ceux qui portent un nom. Parmi eux, Gabriel ("Homme de Dieu" ou "Dieu s'est montré fort") apparaît d'abord comme un interprète dans l'Ancien Testament. Il explique à Daniel ses visions et révèle les secrets divins (Dn 8,15-26 ; 9,21-27). Dans les Evangiles, il apprend au prêtre Zacharie qu'Elisabeth, son épouse, donnera naissance à un fils dont le nom sera Jean (Lc 1,11-20). Puis il annonce à Marie qu'elle sera la mère de Jésus (Lc 1,26-28). Plus tard, au sein d'une subtile hiérarchie que l'on doit à Denys l'Aréopagite, Gabriel sera compté parmi les archanges au même titre que Michel et Raphaël. Le vingt-huitième volume de la collection Graphè examine l'évolution de la figure de Gabriel à travers la littérature et les arts. Une première étude retrace les origines bibliques de l'ange à partir de l'épisode de l'Annonciation. Puis sont déroulées les grandes étapes de la réception, du Moyen Age jusqu'à l'époque moderne, avec, en filigrane, une réflexion sur le rapport entre texte et image. Peinture, musique, sculpture, théâtre, roman et poésie sont à tour à tour abordés pour offrir un large panorama de la place de l'ange Gabriel dans la culture occidentale.
Margetic Christine ; Calas Bernard ; Cazenave Alai
Cet ouvrage reprend les actes des Journées Rurales qui se sont tenues à l'Université d'Artois en septembre 2002. Celles-ci ont permis de revisiter un thème de recherche relativement absent des travaux des géographes depuis les années 1990. Ainsi, l'objectif était d'appréhender les effets géographiques de la nouvelle donne introduite par la transition agricole dans les rapports entre agro-filières et territoires en partant du postulat que les firmes agro-industrielles jouent un rôle structurant dans la géographie de différents types d'espaces ruraux (périurbains, campagnes en crise...). Outre la diversité des espaces géographiques abordés (Nord-Pas-de-Calais, France, Kenya, Slovaquie) et les échelles d'appréhension des phénomènes (locale, régionale), les onze textes offrent une ouverture en termes de questionnements, qui ont notamment porté sur les acteurs des agrofilières et leur(s) territoires ainsi que sur les dynamiques développant un argumentaire " qualitatif ".
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?