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Les tentations du Christ
Vercruysse Jean-Marc
PU ARTOIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848325361
Après avoir été baptisé par Jean et à l'orée de sa vie publique, Jésus se rend au désert et y demeure durant quarante jours. L'épisode est rapporté par les évangiles synoptiques. Intervient alors le Diable qui lui lance, en vain, trois défis : changer les pierres en pain, se jeter du pinacle du Temple, et se prosterner devant lui afin d'acquérir une royauté universelle. Cette triple mise à l'épreuve a été diversement reçue au fil des siècles. Les treize études réunies dans ce volume retracent les différentes étapes de son interprétation. Des Pères de l'Eglise à Nikos Kazantzaki et José Saramago, des pasteurs réformés aux théologiens catholiques du Grand Siècle, à l'époque médiévale et chez les mystiques contemporains (comme Maria Valtorta) cet épisode énigmatique conduit à s'interroger sur la double nature de Jésus (divine et humaine), sa liberté et sa responsabilité face à la tentation. Quant à la représentation figurée du diable, elle se révèle polymorphe, tantôt sournoisement angélique, tantôt monstrueuse et effrayante, comme en témoigne l'art italien. L'intertextualité biblique reste toujours prégnante mais l'approche de la péricope reflète les préoccupations du temps.
Le nouveau volume de la collection Graphè s'intéresse à la rivalité entre les deux frères, Caïn et Abel. Le frère aîné tue son cadet par jalousie. De l'Antiquité à nos jours, les écrivains et artistes ont lu le premier meurtre de l'histoire humaine en s'interrogeant sur la responsabilité du meurtrier et sur l'innocence de la victime. Le récit, fondateur et primordial, met en scène la naissance de la violence et pose de manière crue la question des relations familiales, de la place de l'autre dans sa différence et de l'égalité des chances. Malgré un texte hébreu complexe, voire lacunaire, l'épisode a connu, jusqu'à aujourd'hui, une grande postérité. Les treize études rassemblées dans ce vingt-neuvième volume de la collection Graphè retracent les différentes étapes de l'interprétation du premier meurtre de l'histoire humaine, à partir d'une analyse approfondie du passage biblique (Gn 4, 1-16). Des Pères de l'Eglise à Bob Dylan et Anselm Kiefer, du roman médiéval à la réhabilitation de Caïn sous la plume des Romantiques, dans les littératures française, francophone, italienne et espagnole, artistes n'ont cessé d'interroger l'antagonisme entre les deux frères.
Partis d'Orient et guidés par une étoile, les Mages souhaitent honorer "le roi des Juifs qui vient de naître" à Bethléem, en lui apportant trois présents: l'or, l'encens et la myrrhe. L'évangile de Matthieu est le seul à attester de cette visite dans la crèche (Mt 2, 1-12) mais il ne considère pas les mages comme des monarques, n'indique pas leur nombre et ne mentionne même pas leur nom. Face à une telle sobriété, la tradition, relayée par la piété populaire, va amplifier, préciser et compléter les quelques éléments historiques et géographiques donnés dans le Nouveau Testament. La visite des Mages fait partie des épisodes bibliques qui ont copieusement nourri l'imaginaire occidental. Jusque-là revue annuelle, Graphè devient une collection à l'Artois Presses Université. Ce vingtième volume rassemble douze études. A partir d'une analyse exégétique du passage matthéen sont retracées les grandes étapes de son interprétation, dans une démarche intertextuelle et pluridisciplinaire, à travers les relectures littéraires, philosophiques et artistiques que la péricope a pu susciter au fil des siècles, de la période patristique jusqu'aux oeuvres contemporaines, et toujours en miroir du texte biblique.
Dans la Bible, l'épisode du sacrifice d'Isaac imposé par Dieu à Abraham interroge hier comme aujourd'hui. Onze études retracent les différentes interprétations qui ont été données à travers les siècles en littérature et en peinture. Dans la geste biblique d'Abraham, l'un des événements les plus connus est le sacrifice de son propre fils Isaac que lui impose Dieu, bien qu'il lui ait promis une descendance aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel. L'épisode pose fondamentalement la question de la soumission à la volonté divine. Face à cet ordre, aussi scandaleux qu'incompréhensible, les interprétations ont été nombreuses et contrastées au fil des siècles ; elles oscillent entre fanatisme religieux et consentement exemplaire. Ce volume réunit onze études sur les enjeux de ces récritures. Après un état de lieu de la recherche sur l'épisode vétérotestamentaire (Gn 22), sont passées en revue les grandes étapes de la réception de la ligature d'Isaac, depuis le commentaire patristique d'Origène jusqu'aux relectures juives contemporaines de Saul Bellow et Bernard Malamud. Rachi de Troyes et Maïmonide, Calvin et Théodore de Bèze, Calderón, Kierkegaard, Saramago s'approprient, se démarquent et livrent leur propre compréhension de l'épisode au prisme de différents genres littéraires. Ghiberti et Brunelleschi, Rembrandt et Giambattista Piazzetta complètent ce vaste panorama pour le domaine pictural.
Préfet de la province de Judée dans l'Empire romain au premier siècle de notre ère, Ponce Pilate serait sans doute resté parmi les tâcherons méconnus de l'histoire s'il n'avait été directement lié au procès de Jésus de Nazareth. Le procurateur (selon le titre que lui accordent les récits évangéliques) a suscité de nombreuses interprétations sur sa personnalité, sur son rôle et sur sa responsabilité dans la condamnation de Jésus. A la suite de la crucifixion, Pilate deviendra pour les uns la figure du lâche, pour les autres un être rongé par le remords. La postérité va osciller entre rejet et réhabilitation. Du témoignage de Flavius Josèphe au récent roman d'Eric-Emmanuel Schmitt, l'obscur fonctionnaire a pris peu à peu les dimensions d'un vrai personnage romanesque, complexe et inattendu, jusqu'aux circonstances de sa mort qui, selon les traditions, le conduisent au suicide ou au martyre. Les treize études rassemblées dans ce vingt-deuxième volume de la collection Graphè dressent un portrait contrasté du magistrat romain (et de sa femme Procula) qui mêle histoire, littérature et théologie. La figure de Ponce Pilate donne également lieu à une analyse dans les domaines de la musique et du cinéma.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?