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Caïn et Abel
Vercruysse Jean-Marc
PU ARTOIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848323800
Le nouveau volume de la collection Graphè s'intéresse à la rivalité entre les deux frères, Caïn et Abel. Le frère aîné tue son cadet par jalousie. De l'Antiquité à nos jours, les écrivains et artistes ont lu le premier meurtre de l'histoire humaine en s'interrogeant sur la responsabilité du meurtrier et sur l'innocence de la victime. Le récit, fondateur et primordial, met en scène la naissance de la violence et pose de manière crue la question des relations familiales, de la place de l'autre dans sa différence et de l'égalité des chances. Malgré un texte hébreu complexe, voire lacunaire, l'épisode a connu, jusqu'à aujourd'hui, une grande postérité. Les treize études rassemblées dans ce vingt-neuvième volume de la collection Graphè retracent les différentes étapes de l'interprétation du premier meurtre de l'histoire humaine, à partir d'une analyse approfondie du passage biblique (Gn 4, 1-16). Des Pères de l'Eglise à Bob Dylan et Anselm Kiefer, du roman médiéval à la réhabilitation de Caïn sous la plume des Romantiques, dans les littératures française, francophone, italienne et espagnole, artistes n'ont cessé d'interroger l'antagonisme entre les deux frères.
Après avoir été baptisé par Jean et à l'orée de sa vie publique, Jésus se rend au désert et y demeure durant quarante jours. L'épisode est rapporté par les évangiles synoptiques. Intervient alors le Diable qui lui lance, en vain, trois défis : changer les pierres en pain, se jeter du pinacle du Temple, et se prosterner devant lui afin d'acquérir une royauté universelle. Cette triple mise à l'épreuve a été diversement reçue au fil des siècles. Les treize études réunies dans ce volume retracent les différentes étapes de son interprétation. Des Pères de l'Eglise à Nikos Kazantzaki et José Saramago, des pasteurs réformés aux théologiens catholiques du Grand Siècle, à l'époque médiévale et chez les mystiques contemporains (comme Maria Valtorta) cet épisode énigmatique conduit à s'interroger sur la double nature de Jésus (divine et humaine), sa liberté et sa responsabilité face à la tentation. Quant à la représentation figurée du diable, elle se révèle polymorphe, tantôt sournoisement angélique, tantôt monstrueuse et effrayante, comme en témoigne l'art italien. L'intertextualité biblique reste toujours prégnante mais l'approche de la péricope reflète les préoccupations du temps.
Résumé : Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin : 0cm ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; font-family : "Calibri", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Calibri ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Calibri ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; mso-bidi-theme-font : minor-bidi ; mso-fareast-language : EN-US ; } La figure de Judas n'a cessé d'interroger sur le sens de sa responsabilité dans la mort de Jésus. Treize études retracent les différentes interprétations qui ont été données du personnage à travers les siècles, en littérature et en peinture. Dans l'imaginaire occidental, Judas est d'abord la figure du traître. Il est l'apostolus apostatus qui a livré Jésus. Mais traître par nature ou traître par accident ? Entre répulsion et fascination, le personnage n'a cessé d'interroger sur le sens de son geste et de sa responsabilité. Au regard des textes évangéliques et du livre des Actes, le présent volume regroupe treize études qui retracent les grandes étapes de l'interprétation. Judas reste dans la littérature apocryphe, patristique et médiévale celui qui a trahi sans se repentir ; son suicide en porte témoignage. Puis, la perception de Judas évolue jusqu'à une certaine réhabilitation qui se dessine à partir du xviiie siècle. Judas y est vu comme le représentant déçu d'un malentendu sur la mission messianique de Jésus à moins que ce dernier ne l'ait livré sur sa propre demande pour sauver le monde. Le coupable devient pauvre pécheur, sous couvert de la faiblesse inhérente à la condition humaine. Il porte en lui la lancinante interrogation sur l'existence du mal. Une étude sur l'iconographie clôt ce parcours et montre combien l'art développe sa propre exégèse de Judas.
Dans la Bible, l'épisode du sacrifice d'Isaac imposé par Dieu à Abraham interroge hier comme aujourd'hui. Onze études retracent les différentes interprétations qui ont été données à travers les siècles en littérature et en peinture. Dans la geste biblique d'Abraham, l'un des événements les plus connus est le sacrifice de son propre fils Isaac que lui impose Dieu, bien qu'il lui ait promis une descendance aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel. L'épisode pose fondamentalement la question de la soumission à la volonté divine. Face à cet ordre, aussi scandaleux qu'incompréhensible, les interprétations ont été nombreuses et contrastées au fil des siècles ; elles oscillent entre fanatisme religieux et consentement exemplaire. Ce volume réunit onze études sur les enjeux de ces récritures. Après un état de lieu de la recherche sur l'épisode vétérotestamentaire (Gn 22), sont passées en revue les grandes étapes de la réception de la ligature d'Isaac, depuis le commentaire patristique d'Origène jusqu'aux relectures juives contemporaines de Saul Bellow et Bernard Malamud. Rachi de Troyes et Maïmonide, Calvin et Théodore de Bèze, Calderón, Kierkegaard, Saramago s'approprient, se démarquent et livrent leur propre compréhension de l'épisode au prisme de différents genres littéraires. Ghiberti et Brunelleschi, Rembrandt et Giambattista Piazzetta complètent ce vaste panorama pour le domaine pictural.
Sous une trame faussement historique située à l'époque du roi Nabuchodonosor lors de la conquête de la Judée, le Livre de Judith met en scène le général Holopherne qui assiège la ville de Béthulie. Une riche et jeune veuve appelée Judith, connue pour ses vertus, prend alors l'initiative de pénétrer dans le camp ennemi en se faisant passer pour une transfuge. Profitant de l'ivresse du général, elle le décapite et revient triomphante en exhibant la tête d'Holopherne. L'armée assyrienne abandonne la cité. Derrière son allure narrative, le texte, qui est classé parmi les "apocryphes" dans le canon juif et protestant, délivre un message théologique et didactique, et illustre la présence divine au côté de son peuple persécuté. Le vingt-troisième volume de la collection Graphè rassemble douze études. A partir d'une analyse détaillée du récit biblique sont retracées les grandes étapes du destin littéraire de Judith, au fil des siècles, dans des genres littéraires différents (écrits rabbiniques, paraphrases, commentaires catholiques et protestants, théâtre, poésie et roman). Il apparaît que Judith, allégorie du peuple juif, personnifie dans un premier temps la résistance face à l'envahisseur. Puis, au XIXe siècle, son entreprise est davantage motivée par le désir. A la Judith sainte ou guerrière succède la figure d'une femme aux intentions plus ambigües. Les dernières oeuvres contemporaines inspirées par le Livre de Judith illustrent encore cette féconde dualité.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.
Le présent recueil réunit les articles de chercheurs littéraires et linguistes qui ont travaillé sur un même thème, "la métaphore, entre langue et texte", lors d'une journée d'études organisée à Arras en mars 2002. Mais à vouloir ainsi croiser regards et perspectives, n'encourt-on pas le risque d'une certaine incohérence? Visiblement non. Bien que l'objet et les outils d'analyse ne coïncident pas nécessairement, cette confrontation montre la complémentarité des approches et la relative continuité des points de vue. Chacun sait que forme et sens sont liés. Tout est donc question de proportion entre priorité donnée au texte et importance accordée à la langue.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?