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Correct / Incorrect
Ballard Michel ; Hewson Lance
PU ARTOIS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782848320120
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
Résumé : A la base de la traduction se trouve une constante : la nécessité ou le désir de franchir la barrière des langues. Au coeur de la communication entre les Etats, les économies et les cultures, l'acte de traduire fut et demeure un enjeu crucial. Cet ouvrage propose un panorama de l'histoire de la traduction depuis l'Antiquité jusqu'au début du XXe siècle. Il en donne les repères historiques et expose les contextes culturels dans lesquels elle s'inscrit. Il présente aussi les grandes figures de traducteurs, de Cicéron à Constance Garnett, en passant par Jacques Amyot, Pope, Trediakovsky, Voss, Schlegel, Chateaubriand, Baudelaire, Radulescu, Littréou Larbaud : oeuvres personnelles, avec leurs commanditaires, besoins collectifs auxquels ils répondaient et contextes d'opinions plus ou moins explicites dans lesquels ils déployaient leur art. L'auteur développe également les évolutions et les tendances de la traduction, ainsi que les enjeux linguistiques et culturels dont elle fait l'objet. Une initiation à l'art et à la culture de la traduction.
Cet ouvrage va à l'encontre de l'opinion assez largement répandue que le nom propre ne signifie pas et bien entendu ne se traduit pas. La première partie rend compte des degrés de préservation du signifiant du nom propre lorsqu'il remplit sa fonction, quasi-déictique, de désignateur direct. La seconde partie se concentre sur la grammaire du nom propre et son insertion textuelle, et l'on y voit que la grammaire n'est pas loin de la rhétorique et que le sens ne saurait en être considéré comme absent. La troisième partie est consacrée au traitement des problèmes liés au sens du nom propre qu'il s'agisse de son exploitation directe ou indirecte sous des formes diverses. Les étudiants et les enseignants anglicistes trouveront là réunis des ensembles de problèmes de traduction qui n'ont jamais été abordés de façon aussi systématique, en particulier le traitement de la sémantique du nom propre et ses rapports avec les référents culturels, ou celui de l'usage des appellatifs. L'ouvrage procède d'une démarche inductive qui fait largement appel à l'observation du travail de traduction à partir de corpus variés (aussi bien littéraires que pragmatiques) il contient un nombre très important d'exemples empruntés à un large éventail d'auteurs et de traducteurs. Rédigé dans une langue sobre (malgré ses bases scientifiques), c'est un ouvrage facile d'accès qui devrait intéresser un publie large, dépassant le cercle des anglicistes, en raison de la variété des exemples proposés et de l'originalité de la démarche d'exploration ; des perspectives historiques ou élargies à d'autres langues que l'anglais permettent de donner du champ à l'étude. Une abondante bibliographie de référence placée à la fin du manuel, constitue une ouverture sur des sources pour la recherche (qui est toujours présentée de façon très accessible dans le corps de l'ouvrage). Une table des matières et un index détaillés en rendent la consultation pratique pour l'utilisateur avant des visées pratiques.
On s'est plu, depuis quelque temps, dans les études sur le langage, à souligner le primat de l'oral ; il n'est pas mauvais que la recherche en traductologie rappelle et explore cet aspect dans un domaine qui fut longtemps, et indûment, associé à l'idée de texte écrit : les premiers traducteurs n'ont-ils pas été des interprètes ! C'est donc la langue parlée qui est au c?ur des études constituant ce volume, depuis son utilisation classique dans les dialogues de roman ou de théâtre, ou bien son association à des formes 'flottantes' de littérature populaire orale, jusqu'à son intégration, sous forme spécifique, dans un genre plus contemporain tel que la bande dessinée, ou encore sa présence sous forme de parole 'réelle', plus ou moins authentique, dans des productions cinématographiques ou publicitaires. En complément de ces explorations centrées sur des ?uvres représentatives de genres, on trouvera des études davantage axées sur certains aspects spécifiques de la langue orale et concernant le transfert de leur expression dans l'écrit : l'onomatopée, forme brute de représentation des bruits, signe moins anodin qu'il n'y parait, dans la mesure où il pose le problème de la relation du sens aux sons ; l'interjection comme cri mais aussi comme mode de communication, ébauche ou annonce de cette forme éminemment sociolinguistique qu'est l'appellatif. Par ailleurs, le désir de rendre les spécificités de l'oral à l'aide de la langue écrite est lié à l'expression des sonorités et des tonalités en tant que témoignages d'émotions ou indices de rattachement à des implantations sociales ou géographiques. Il y a enfin, de toute évidence, dans l'utilisation littéraire du discours oral ou pseudo-oral, des problèmes liés non seulement à une syntaxe particulière mais aussi aux contacts entre des modes différents d'énonciation, et la traduction du discours intérieur en est une illustration particulièrement riche. Ces formes ainsi que les genres liés à l'oral sont pris comme base d'observation pour tenter de dégager les spécificités des techniques mises en ?uvre par les traducteurs par-delà les recoupements et les inévitables transversalités des problèmes. Enfin les études réunies dans ce collectif ne se limitent pas au couple anglais-français et font intervenir, lorsque le support s'y prête, la comparaison de traductions multiples d'un même texte dans une même langue ou des langues différentes, afin de faire apparaître ou de suggérer l'influence des contextes culturels et la part de subjectivité perceptibles dans les différences de performance des traducteurs.
Ce second volume est centré sur la génération du texte d'arrivée, il présuppose et fonctionne à partir des acquis et des préalables du volume précédent, volume 1 : Repérages et paramètres (construction du sens et perception des grands paramètres de la traduction : oralité, culture, figements, spécificités, sociolinguistique et communication, contacts de langues et de cultures). Des signes au texte, on envisage d'abord la forme des signes avec les catégories et la recatégorisation, les catégories comme potentiel combinatoire et voie d'accès à la réécriture, la différence de concentration comme variation de la densité des signes et des relations entre unités du texte. Puis modalités, temps et aspects comme catégories grammaticales gravitant autour du verbe et comme marqueurs de relations discursives. Avec le paradigme de désignation, on explore les variations dans la représentation d'un référent dans le discours, au niveau de signes, de syntagmes, ou via les schémas des figures de discours. Familles de paraphrases et transformations à des fins d'acceptabilité sont traitées avec l'expansion du syntagme nominal, la phrase, les propositions et les relations interpropositionnelles. Dans le cadre de la proposition, on aborde ensuite l'ordre des mots et la construction de l'énoncé en prenant le sujet pour repère. Enfin, avec la répétition, l'ellipse et les problèmes liés à l'anaphore, on traite plus spécifiquement de relations discursives assurant la cohésion du texte. Cette approche, analytique et globale, s'adresse aux étudiants faisant de la version de la première année aux concours. Il s'agit tout autant d'un parcours d'initiation que d'un ouvrage de référence permettant de trouver et de situer des solutions par rapport à un ensemble construit ; un système de renvois invite à établir des liens entre les problèmes. Un index détaillé permet une consultation pratique et rapide. Des suggestions de lecture et une abondante bibliographie permettent de poursuivre la réflexion dans des domaines spécialisés et de s'orienter vers la recherche. Tous les termes techniques sont progressivement expliqués ou définis et c'est l'index qui tient lieu de voie d'accès à un glossaire en contexte ; les problèmes exposés et analysés sont toujours illustrés par des exemples empruntés à des traductions publiées ou ayant servi en cours ou comme sujet d'examen ou de concours.
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.