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Oralité et Traduction
Ballard Michel
PU ARTOIS
25,92 €
Épuisé
EAN :9782910663551
On s'est plu, depuis quelque temps, dans les études sur le langage, à souligner le primat de l'oral ; il n'est pas mauvais que la recherche en traductologie rappelle et explore cet aspect dans un domaine qui fut longtemps, et indûment, associé à l'idée de texte écrit : les premiers traducteurs n'ont-ils pas été des interprètes ! C'est donc la langue parlée qui est au c?ur des études constituant ce volume, depuis son utilisation classique dans les dialogues de roman ou de théâtre, ou bien son association à des formes 'flottantes' de littérature populaire orale, jusqu'à son intégration, sous forme spécifique, dans un genre plus contemporain tel que la bande dessinée, ou encore sa présence sous forme de parole 'réelle', plus ou moins authentique, dans des productions cinématographiques ou publicitaires. En complément de ces explorations centrées sur des ?uvres représentatives de genres, on trouvera des études davantage axées sur certains aspects spécifiques de la langue orale et concernant le transfert de leur expression dans l'écrit : l'onomatopée, forme brute de représentation des bruits, signe moins anodin qu'il n'y parait, dans la mesure où il pose le problème de la relation du sens aux sons ; l'interjection comme cri mais aussi comme mode de communication, ébauche ou annonce de cette forme éminemment sociolinguistique qu'est l'appellatif. Par ailleurs, le désir de rendre les spécificités de l'oral à l'aide de la langue écrite est lié à l'expression des sonorités et des tonalités en tant que témoignages d'émotions ou indices de rattachement à des implantations sociales ou géographiques. Il y a enfin, de toute évidence, dans l'utilisation littéraire du discours oral ou pseudo-oral, des problèmes liés non seulement à une syntaxe particulière mais aussi aux contacts entre des modes différents d'énonciation, et la traduction du discours intérieur en est une illustration particulièrement riche. Ces formes ainsi que les genres liés à l'oral sont pris comme base d'observation pour tenter de dégager les spécificités des techniques mises en ?uvre par les traducteurs par-delà les recoupements et les inévitables transversalités des problèmes. Enfin les études réunies dans ce collectif ne se limitent pas au couple anglais-français et font intervenir, lorsque le support s'y prête, la comparaison de traductions multiples d'un même texte dans une même langue ou des langues différentes, afin de faire apparaître ou de suggérer l'influence des contextes culturels et la part de subjectivité perceptibles dans les différences de performance des traducteurs.
S'adressant à ceux qui souhaitent s'initier et s'entraîner, de manière raisonnée, à la pratique de la traduction, cet ouvrage offre une méthode d'analyse originale et efficace. La pratique observée est sans cesse présente sous forme d'exemples abondants et variés, les principes dégagés sont illustrés par des exercices. La démarche utilise les différents apports des sciences du langage en les subordonnant à la spécificité de l'acte de traduire. Les termes techniques sont chaque fois clairement définis. L'ordre suivi va du signe à l'énoncé, sans jamais perdre de vue les éléments constituants d'un ensemble qui est le texte. L'ouvrage représente un ensemble cohérent disposé avec ordre mais dont les éléments modulaires sont utilisables séparément, un système de renvois multiples permettant de mettre en perspective les chapitres. Biographie de l'auteur Michel Ballard est professeur à l'université d'Artois où il enseigne la traduction et la traductologie. Il publie régulièrement des articles et des ouvrages dans ce domaine, dont aux éditions Armand Colin, Le Commentaire de traduction anglaise.
Les faux amis sont un classique de l'étude des langues et sont à la source de bien des erreurs. Afin de se prémunir contre les risques, voici une manière nouvelle et originale de les aborder. La conception des rubriques permet non seulement de prendre conscience des risques offerts par le terme anglais mais propose la ou les traduction(s) du terme français qui lui ressemble. Plus de 1000 entrées anglaises et à peu près autant d'entrées françaises, illustrées par de nombreux exemples tirés de la littérature et de la presse contemporaine, tous traduits (le plus souvent par des professionnels) permettent non seulement d'explorer le problème spécifique des faux amis, mais de pratiquer une assimilation éclairée du vocabulaire anglais. La présentation matérielle soignée et claire fait de ce glossaire bilingue un ouvrage de référence qui intéressera les enseignants et les étudiants (de tous niveaux) des universités et des classes préparatoires.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.