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La Tour de Babel
Vercruysse Jean-Marc
PU ARTOIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848321479
La Tour de Babel se dresse à l'horizon de l'imaginaireoccidental, tel un défi à l'interprétation. Après l'épisode duDéluge et avant l'entrée en scène d'Abraham, les neuf versetsdu livre de la Genèse ferment le cycle des origines (Gn 11,1-9). La construction d'une ville "pour se faire un nom" etl'édification d'une tour "dont le sommet atteindra les cieux"ont longtemps été perçues comme l'expression d'une ambitionhumaine démesurée conduisant à la perte de l'unité primitiveet à la confusion des langues. Mais un renversementinterprétatif s'affirme au XXe siècle où l'épisode est relu à lafaveur de la pluralité et de l'altérité afin d'éviter un repli sur soide l'humanité. Sans être détruite (selon la version canonique),la Tour demeure à jamais inachevée et laisse ouvert un vastechantier d'investigations à l'image de sa représentation tantôtpyramidale, tantôt hélicoïdale, voire à degrés. "Aussilongtemps qu'il y aura des hommes, la Tour durera", écrit lepoète Pierre Emmanuel. Ce vingtième et unième volume de lacollection Graphe rassemble treize études. A partir d'unetraduction inédite de la péricope et de son analyse exégétiquesont retracées les grandes étapes de sa réception, dans unedémarche intertextuelle et pluridisciplinaire. On découvriradans ces pages quelques-unes des relectures littéraires etartistiques que la Tour de Babel a pu susciter au fil des siècles,de la période patristique jusqu'aux oeuvres les pluscontemporaines, et toujours au miroir du texte biblique.
Le Livre des Psaumes dans l'Ancien Testament réunit cent cinquante poèmes, de longueur variée, aux tonalités nombreuses : déclarations de fidélité à Dieu ou à Jérusalem, imprécations contre l'ennemi, supplications ou cris de révolte, actions de grâce et chants de pèlerinage, lamentations ou prières de confiance dans une perspective messianique et eschatologique. Le vingt-septième volume de la collection Graphè examine la réception et la réactualisation du recueil des Psaumes dans ses différentes dimensions - culturelle, littéraire et artistique. Après un état complet de la recherche actuelle sur le livre attribué à David, douze études s'interrogent sur ce qui constitue la tradition des psaumes autant que sur leur permanence. La question de la traduction et de la paraphrase, notamment à l'époque de la Réforme, est également abordée, ainsi que l'exploration ésotérique de certains textes. Toutes les époques sont convoquées, de la patristique (saint Augustin) jusqu'à la poésie contemporaine (Jean-Claude Masson). Enfin, une sculpture de Camille Claudel, intitulée "Le Psaume", fait l'objet d'une analyse détaillée.
Dans le Nouveau Testament, Jean est le seul évangéliste à relater la résurrection de Lazare. Le dernier " signe " donné par Jésus met en scène la condition mortelle de l'homme. Cette katabase chrétienne possède une forte charge symbolique. S'il revient à la vie, Lazare n'en demeure pas moins mystérieux et suscite nombre d'interrogations. Son silence sur le séjour dans l'au-delà fait de l'épisode johannique un récit ouvert que la postérité ne manquera pas de questionner et d'interpréter. C'est moins le personnage lui-même que l'événement dont il est le bénéficiaire qui en a assuré la notoriété. Le vingt-sixième volume de la collection Graphè rassemble treize études. La longue péricope (Jn 11, 1-44) donne lieu à une riche analyse exégétique. Puis, dans une perspective diachronique et une démarche interdisciplinaire, sont abordées différentes relectures du miracle dans les mondes juif et chrétien, de l'époque patristique jusqu'à la littérature contemporaine (Zola, Genevoix, Barbusse, Dorgelès, Bataille, Giono, Ramuz, Borges, Marilynne Robinson...). Une étude sur les sarcophages paléochrétiens et une autre sur la peinture italienne de la Renaissance complètent ce panorama.
Partis d'Orient et guidés par une étoile, les Mages souhaitent honorer "le roi des Juifs qui vient de naître" à Bethléem, en lui apportant trois présents: l'or, l'encens et la myrrhe. L'évangile de Matthieu est le seul à attester de cette visite dans la crèche (Mt 2, 1-12) mais il ne considère pas les mages comme des monarques, n'indique pas leur nombre et ne mentionne même pas leur nom. Face à une telle sobriété, la tradition, relayée par la piété populaire, va amplifier, préciser et compléter les quelques éléments historiques et géographiques donnés dans le Nouveau Testament. La visite des Mages fait partie des épisodes bibliques qui ont copieusement nourri l'imaginaire occidental. Jusque-là revue annuelle, Graphè devient une collection à l'Artois Presses Université. Ce vingtième volume rassemble douze études. A partir d'une analyse exégétique du passage matthéen sont retracées les grandes étapes de son interprétation, dans une démarche intertextuelle et pluridisciplinaire, à travers les relectures littéraires, philosophiques et artistiques que la péricope a pu susciter au fil des siècles, de la période patristique jusqu'aux oeuvres contemporaines, et toujours en miroir du texte biblique.
Après avoir été baptisé par Jean et à l'orée de sa vie publique, Jésus se rend au désert et y demeure durant quarante jours. L'épisode est rapporté par les évangiles synoptiques. Intervient alors le Diable qui lui lance, en vain, trois défis : changer les pierres en pain, se jeter du pinacle du Temple, et se prosterner devant lui afin d'acquérir une royauté universelle. Cette triple mise à l'épreuve a été diversement reçue au fil des siècles. Les treize études réunies dans ce volume retracent les différentes étapes de son interprétation. Des Pères de l'Eglise à Nikos Kazantzaki et José Saramago, des pasteurs réformés aux théologiens catholiques du Grand Siècle, à l'époque médiévale et chez les mystiques contemporains (comme Maria Valtorta) cet épisode énigmatique conduit à s'interroger sur la double nature de Jésus (divine et humaine), sa liberté et sa responsabilité face à la tentation. Quant à la représentation figurée du diable, elle se révèle polymorphe, tantôt sournoisement angélique, tantôt monstrueuse et effrayante, comme en témoigne l'art italien. L'intertextualité biblique reste toujours prégnante mais l'approche de la péricope reflète les préoccupations du temps.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Comment peut-on s'engager dans les sports à risque ? La présente étude sociologique voudrait répondre aux énigmes que présentent ces pratiques. Car ces disciplines sportives interpellent : elles sont des activités de loisirs dans lesquelles la vie est mise en jeu. C'est par l'enquête menée sur les terrains de parachutisme, de BASE-jump, d'alpinisme ou de parapente que ce livre participe à la compréhension et à l'explication des engagements dans ces sports. D'abord en éclairant les parcours de vie qui conduisent à ces activités. Entre dispositions et situations, se construisent des engagements pluriels, mus par le jeu complexe d'influences biographiques et contextuelles façonnées par le genre. Ensuite en rendant compte des modes de pratiques, notamment dans les rapports que nouent les adeptes, hommes et femmes, avec les risques et les prises de risque. Enfin, en montrant comment s'établissent les rapports sociaux de sexe dans ces espaces sociaux "masculins", entre évolutions, reconfigurations et permanences. Cette étude des sports à risque apporte ainsi une contribution à la connaissance des dynamiques biographiques, des prises de risque et du genre.
Le présent recueil réunit les articles de chercheurs littéraires et linguistes qui ont travaillé sur un même thème, "la métaphore, entre langue et texte", lors d'une journée d'études organisée à Arras en mars 2002. Mais à vouloir ainsi croiser regards et perspectives, n'encourt-on pas le risque d'une certaine incohérence? Visiblement non. Bien que l'objet et les outils d'analyse ne coïncident pas nécessairement, cette confrontation montre la complémentarité des approches et la relative continuité des points de vue. Chacun sait que forme et sens sont liés. Tout est donc question de proportion entre priorité donnée au texte et importance accordée à la langue.
Il ne viendrait à l'idée de personne de refuser à l'Angleterre une place essentielle dans l'histoire du protestantisme. En effet, histoire du protestantisme et histoire d'Angleterre furent de tout temps étroitement liées. Pour les réfugiés flamands du XVI' siècle fuyant la répression espagnole, pour les huguenots français au lendemain de la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), l'Angleterre fut un refuge salutaire. C'est d'Angleterre, également, que partirent bon nombre de missionnaires protestants, au XIXe siècle, vers de lointaines contrées. C'est en Angleterre, enfin, que s'élabora un protestantisme renouvelé (comme le méthodisme, par exemple) qui correspondait mieux aux nouvelles conditions de vie de l'époque contemporaine. Angleterre et protestantisme sont donc étroitement liés. Et pourtant, le protestantisme anglais occupe une place particulière dans la mouvance réformée. Pour beaucoup, l'idée communément admise fut, et est encore, que " l'anglicanisme " était une sorte de compromis entre catholicisme et protestantisme. Le mot de Voltaire, selon lequel les Anglais allaient au Ciel en empruntant chacun leur voie, laisse entrevoir. par ailleurs, une réalité pour le moins complexe. C'est donc pour tenter de comprendre cette réalité et saisir l'originalité profonde de la Réforme protestante anglaise que l'Université d'Artois organisa deux journées d'études, en février 2000 et février 2001. Cette originalité, les organisateurs de ces journées souhaitèrent qu'elle soit recherchée dans les domaines les plus variés de la politique, de la sociologie et de la culture sans oublier, bien sûr, le champ du religieux. Le choix d'inscrire cette recherche dans une progression chronologique fut suggéré par la difficulté à situer dans le temps l'apparition du terme (et donc du concept ?) " anglicanisme " (XVIIIe-XIXe siècle...), difficulté révélant, peut-être, une " identité " en permanente redéfinition...