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CHANTRE DE L'OPINION (LE)
GUIGO/PIERRE EMMANUE
INA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782869382091
La communication est devenue un élément indispensable de la vie politique. En s'intéressant à la personnalité de Michel Rocard, Pierre-Emmanuel Guigo démontre qu'il fut certainement l'un des premiers hommes politiques, tout particulièrement à gauche, à comprendre l'importance des médias et des sondages et à soigner sa communication dès ses débuts. Souvent, de par ses idées et son parcours, à la marge du Parti socialiste, il trouva dans la communication politique un moyen essentiel de dialogue avec une opinion publique dont le rôle devenait alors croissant. Sa communication des plus originales, s'appuyant sur tout un panel de techniques alors en gestation comme les sondages, les études marketing, le videotraining, ainsi que sur un style tranchant avec les discours de ses contemporains, fit de lui un acteur central du jeu politique des années 1970 et 1980. De simple militant, il devint l'un des candidats les plus sérieux pour l'élection présidentielle de 1981, devançant même François Mitterrand dans les sondages. Mais cette histoire est aussi celle d'un échec... La vie politique était alors bien différente, les idéologies, les partis, jouaient alors un rôle essentiel dans le choix du candidat et firent barrage à l'ascension fulgurante du tenant de la "deuxième gauche". Un échec qui nous rappelle ainsi que la communication ne fait pas tout. S'appuyant sur de nombreuses archives, sur un large panel d'interventions de Michel Rocard dans les médias, l'historien veut ici restituer une époque qui apparaît lointaine par les balbutiements et certaines erreurs - le célèbre Appel de Conflans-Sainte-Honorine est encore aujourd'hui étudié comme l'exemple à ne pas suivre dans les écoles de communication -, mais surtout si proche de nous par la modernité des techniques mises en oeuvre et par les évolutions sociales et politiques qu'elles mettent en valeur. Cet ouvrage a reçu le Prix de la Fondation Jean Jaurès, le Prix d'encouragement de l'Inathèque et le 5e Prix d'encouragement de l'Institut François Mitterrand.
Depuis une trentaine d'années, la communication politique s'est imposée comme un des éléments importants de la vie politique française. François Mitterrand reste encore aujourd'hui l'un des principaux modèles de communication tant pour les candidats à l'élection présidentielle que pour les présidents en exercice. Pourtant, à ses débuts, rien ne semblait acquis, le principal opposant au Général de Gaulle, bien qu'orateur de talent, avait du mal à briller à la télévision. Cet ouvrage, en s'appuyant sur des sources inédites (Archives de François Mitterrand, entretiens avec ses proches et avec des journalistes, Archives de l'Institut National de l'Audiovisuel) étudie l'adaptation de l'ancien Premier secrétaire du PS aux médias et l'utilisation qu'il en fit pour forger son image de gouvernant.
Le Premier ministre est un collaborateur. Le patron, c'est moi" , affirmait Nicolas Sarkozy au sujet de François Fillon en 2007 : c'est peu dire que les rapports entre le président et son numéro deux sont marqués, non seulement par la coopération, mais par la compétition. Jusqu'à récemment, c'est surtout le numéro un, président ou monarque, que l'histoire a retenu. Ici, c'est sur le numéro deux du passé - tantôt caricaturé comme ambitieux intrigant, tantôt rabaissé comme de servile exécutant - et sur sa relation au numéro un que le projecteur est braqué : de la figure des philoi hellénistiques, des préfets du prétoire romains, des maires du palais francs, des favoris et cardinaux-ministres modernes, jusqu'aux premiers ministres contemporains. Sous cette lumière apparaissent également toutes les rivalités à une échelle plus locale, à la tête d'une chancellerie médiévale, d'une ville d'Ancien régime ou d'un parti politique. Un entretien conclusif avec l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin montre combien la vie politique contemporaine continue de s'inscrire dans cette histoire au long cours.
Guigo Pierre-Emmanuel ; Charbonneaux Juliette ; De
Cet ouvrage offre les clés pour comprendre les principales méthodes et tendances de la communication politique. Avec la médiatisation croissante de la politique et l'importance accrue du numérique, les partis, les élus et le gouvernement doivent adapter leur communication en permanence. En s'appuyant notamment sur des perspectives historiques et sémiotiques, Communication politique présente les différentes théories et analyse les stratégies de la communication politique, les campagnes électorales, le rôle des sondages et des médias ainsi que les réactions de l'opinion. Il s'agit tout autant d'analyser les formes de la communication que d'en saisir les enjeux politiques et symboliques. La communication digitale, en pleine explosion, fait l'objet d'une réflexion spécifique à travers la mise en perspective de ses enjeux et de ses caractéristiques sur le long terme. Les pratiques professionnelles sont mises en valeur ainsi que l'ouverture à l'international. Chaque chapitre est le fruit d'une réflexion pédagogique et comporte : les objectifs du chapitre ; un cours ponctué d'exemples variés : historiques, actuels, français et internationaux ; un résumé du chapitre ; une bibliographie ; une étude de cas ; des questions pour réviser le chapitre.
Le séisme politique que fut, en 2002, la disqualification de Lionel Jospin et la présence au second tour de l'élection présidentielle du candidat d'extrême droite, Jean-Marie Le Pen, occulte encore aujourd'hui les cinq années qui ont précédé. Elles furent pourtant un moment important de l'histoire de la gauche française avec une union qui crée la surprise en remportant les élections législatives 1997, suite à la dissolution de Jacques Chirac. Ce gouvernement conduit par Lionel Jospin dont nous retranscrivons ici le témoignage met en oeuvre des réformes importantes qui continuent à marquer notre quotidien encore aujourd'hui : 35 heures, loi SRU, loi Taubira, CMU, AME, PACS... En dépit de la diversité de cette alliance, avec des Verts qui n'avaient jamais exercé le pouvoir et des communistes aux antipodes sur les questions environnementales, comment celle-ci tient-elle jusqu'au bout ? Comment le président de la République et la droite se positionnent-ils face à cette gauche unie ? Grâce à des archives inédites et des témoignages rares - Lionel Jospin, Dominique Voynet, Jean-Claude Gayssot, Olivier Schrameck, Louis Gautier, Jean-Christophe Cambadélis - cet ouvrage fait le bilan de ces cinq années de gouvernement de gauche et leur portée jusqu'à nos jours.
Arrivée en avril 2001 sur nos écrans avec l'émission Loft Story, la télé-réalité a été reçue par une levée de boucliers extrêmement vive. Pourtant, en 2013, ces programmes sont toujours à l?antenne, et surtout, ils figurent parmi les plus regardés. Comment a-t-on su rendre attractives des émissions si décriées? Comment s?est-on efforcé de rendre éthique un genre polémique et anxiogène? Comment a-t-on jugulé une controverse née de l?incapacité à saisir la nouveauté autrement que par la crainte et la dénonciation? Comment a-t-on instauré de la confiance entre les téléspectateurs et des programmes suscitant une méfiance intense? Comment a-t-on remplacé la crainte de regarder par le plaisir et l?amusement? C?est à ces questions que cet ouvrage tente de répondre. Soucieuse de ne pas entrer dans la ronde des critiques sans pour autant tomber dans l?apologie de la télé-réalité, Nathalie Nadaud-Albertini a utilisé une sociologie pragmatiste pour décrire le processus dynamique d?interactions entre les producteurs, les contempteurs et les téléspectateurs-internautes, au terme duquel la télé-réalité s?est adaptée à ses critiques pour se constituer en un genre éthiquement acceptable. C?est en étudiant les critiques initiales, les programmes de 2001 à 2011, et la réception sur les forums Internet que cet ouvrage décrit le premier défi et le premier moment de la télé-réalité: celui de la quête d?une innocuité morale.
Boris Cyrulnik est neuropsychiatre, directeur d enseignement à l Université de Toulon.Denis Peschanski est historien, directeur de recherche au CNRS.Ils sont, tous les deux, auteurs de nombreux ouvrages.
Analyser la musique a longtemps consisté à examiner en détail une partition pour en découvrir les lois d'organisation : les éléments thématiques et leurs développements, un plan tonal, l'engendres à partir d'une série. Mais voilà ! Des musiques sans partition sont venues des studios électroacoustiques ou de la brousse africaine et l'analyse a du redéfinir ses méthodes et ses objectifs. L'analyse commençait, cette fois, par l'écoute et la transcription, support indispensable à l'analyse, même s'il est une réduction de la complexité sonore. Surgit alors la question : quels traits noter et quels autres négliger ? C'est le problème de la pertinence qui est posé, dont on comprend qu'elle dépend d'un point de vue. Que veut-on expliquer, de quoi veut-on rendre compte ? L'analyse de l'objet nous importe dans la mesure où elle contribue à décrire, voire expliquer ce rapport complexe, plein d'invention, de sens et d'émotion qui se construit entre un sujet et un objet, au sein d'une pratique. C'est donc au confluent de différentes "sciences de la musique", étudiant les conduites humaines au niveau psychologique ou social, que se situe l'analyse. Ce qui est d'abord apparu comme une nécessité pratique pour l'étude de musiques sans partition - commencer par écouter - remet en question le sens et l'ambition de l'analyse, y compris celle des musiques écrites.
A la propagande radiophonique nazie, on associe généralement la retransmission en direct des discours du Führer - "les beuglements rauques du démagogue", comme l'écrivait Aldous Huxley. Plusieurs études menées outre-Rhin ces dernières années ont montré qu'en réalité, la radio du IIIe Reich ne diffusa pas des programmes politiques à longueur de journée. Pour amener l'auditeur à rester à l'écoute, il fallait bien plutôt lui proposer des émissions de divertissement. Même la propagande politique directe, alimentée par une réflexion approfondie autour de la force émotionnelle du son, fut plus subtile qu'on l'imagine souvent. S'appuyant sur une historiographie peu connue du public français, le présent ouvrage jette une lumière nouvelle sur une composante essentielle de la structure du pouvoir dans l'Allemagne d'Hitler. Plus que les contenus, il analyse les outils et les méthodes de la propagande. L'organisation de l'appareil de production, la programmation et la politique poursuivie par Goebbels en matière d'équipement sont passées en revue, tout comme les transformations provoquées par la Seconde Guerre mondiale. Enfin, l'examen des effets sur la population oblige également à corriger une idée reçue : contrairement à ce que l'on a longtemps pu croire, la propagande par les ondes ne fut pas toute-puissante.