Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
12 ANS DE TELEREALITE...AU-DELA DES CRITIQUES MORALES
NADAUD-ALBERTINI/NAT
INA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782869382107
Arrivée en avril 2001 sur nos écrans avec l'émission Loft Story, la télé-réalité a été reçue par une levée de boucliers extrêmement vive. Pourtant, en 2013, ces programmes sont toujours à l?antenne, et surtout, ils figurent parmi les plus regardés. Comment a-t-on su rendre attractives des émissions si décriées? Comment s?est-on efforcé de rendre éthique un genre polémique et anxiogène? Comment a-t-on jugulé une controverse née de l?incapacité à saisir la nouveauté autrement que par la crainte et la dénonciation? Comment a-t-on instauré de la confiance entre les téléspectateurs et des programmes suscitant une méfiance intense? Comment a-t-on remplacé la crainte de regarder par le plaisir et l?amusement? C?est à ces questions que cet ouvrage tente de répondre. Soucieuse de ne pas entrer dans la ronde des critiques sans pour autant tomber dans l?apologie de la télé-réalité, Nathalie Nadaud-Albertini a utilisé une sociologie pragmatiste pour décrire le processus dynamique d?interactions entre les producteurs, les contempteurs et les téléspectateurs-internautes, au terme duquel la télé-réalité s?est adaptée à ses critiques pour se constituer en un genre éthiquement acceptable. C?est en étudiant les critiques initiales, les programmes de 2001 à 2011, et la réception sur les forums Internet que cet ouvrage décrit le premier défi et le premier moment de la télé-réalité: celui de la quête d?une innocuité morale.
Dans l'attente de la fin du monde qui assombrit les débuts de l'an Mil, le moine Anselme (futur Saint Anselme) décide de démontrer l'existence de Dieu pour rendre aux hommes l'espérance. Il s'agit pour lui d'élaborer un argument unique dont la logique sera telle qu'elle emportera l'adhésion de quiconque s'en remet à sa seule intelligence.C'est son secrétaire, le jeune Clermont, qui, après la jeunesse de son maître et les circonstances de la fondation de l'abbaye du Bec en Normandie, nous relate les hésitations d'Anselme, ses découragements, les complots qui se trament pour l'empêcher de parvenir à mettre au point la fameuse preuve. Une preuve qu'il parviendra pourtant à formaliser et qui, de Descartes à Kant, fascinera tant les philosophes. Bien entendu, sa démonstration constitue le grand moment du livre.Mais si Dieu existe, et que son existence est démontrable, quel phénomène de la nature peut encore prétendre échapper aux lumières de la raison ? Bref, si Dieu existe, comment ne pas être incroyant ?Depuis Archéologie du zéro, Alain Nadaud s'est fait une spécialité de ces romans qui, sans rien renier de la fiction, interrogent les énigmes ou les moments clés qui ont marqué l'histoire de l'humanité. La majesté de sa belle langue classique fait ici merveille.
Paris, 1967. Un détective privé est engagé pour enquêter sur les relations qu'entretient l'épigraphiste et archéologue David Tracher avec son assistante, la belle Olga. Mais où a-t-il disparu ? Jordanie et Israël, 1967. A la veille de la guerre des Six-Jours, parmi les éboulis du Sinaï - la montagne de Dieu - David Tracher vient d'aboutir à une découverte sans précédent : il pense avoir localisé les premières tables de la Loi, "Tables de pierres écrites du doigt de Dieu", brisées par Moïse furieux, quand celui-ci avait surpris son peuple adorant le Veau d'or. Mais où sont les fragments ? En quelles lettres Yahvé avait-il pu graver les dix commandements puisque n'existait alors aucun alphabet ? Ne pourrait-on déduire de l'écriture de Dieu sa présence réelle ? David Tracher, rendu méfiant par l'ampleur de sa trouvaille, se sent isolé. Ne risque-t-il pas sa vie ? Des verrières de la galerie du Jardin des Plantes jusqu'aux rives pierreuses de la mer Morte, nous sommes dans un tourbillon où se disputent les services secrets du Mossad, les bédouins, les trafiquants de manuscrits, les archéologues jaloux. Il y a, dans ce roman malicieux ou érudit, un meurtre, une femme fatale, un amoureux, et d'autres surprises. C'est aussi une réflexion sur le pouvoir de l'écriture. La Bible n'est-elle pas le plus fantastique des romans ?
La découverte par l'auteur d'une grande nécropole souterraine située à l'ouest d'Alexandrie a permis l'exhumation de documents qui attestent qu'une secte, dite des Adorateurs du Zéro, aurait vécu en ces lieux et tenu par là, avant de disparaître, à consigner son histoire ainsi que l'essentiel de sa doctrine depuis ses origines. Vouant une sorte de culte sans objet à ce chiffre qui n'est que la pure figure du néant, et en qui sont déjà contenues toutes les dissolutions passées ou à venir, cette secte, par ses pratiques excessives, sera peu à peu réduite à la clandestinité et, au centre du vaste hypogée où elle avait trouvé refuge, finalement exterminée par les milices chrétiennes en 645 apr. J. -C.
Tout "psy" peut être amené, à un moment ou à un autre, à donner son avis de spécialiste sur des questions dites de société ou sur les malaises que ladite société suscite. Une littérature aujourd'hui conséquente tente ainsi de livrer au plus grand nombre les secrets du bonheur psy. C'est ce que Stéphane Nadaud appelle la "popsy". Or force est de remarquer que, quel que soit le domaine sur lequel elle disserte (le stress au boulot, l'éducation des adolescents, la question homoparentale, les violences dans les banlieues), la popsy s'appuie toujours sur le rapport que nous avons à la normalité, et prend systématiquement pour modèle l'cedipe. C'est pour cela qu'elle peut être considérée comme une des formes les plus abouties du familialisme. Si la popsy est efficace - et utile - pour nous aider à réussir notre cedipe (ou plutôt à le rater le moins possible), la médaille a un revers: elle peut faire de nous des sujets aliénés (assujettis) à une normalité illusoire. En nous bornant à la recherche d'un bonheur oedipien que les popsys nous promettent, nous risquons surtout de perdre de vue la nécessaire et vitale résistance au principe dominant de subjectivation (processus de création de sujets) qui nous aliène et qui s'impose sur toute la planète, à savoir le Capitalisme, lequel ne nous accepte comme sujets que si nous restons au mieux des consommateurs, au pire des marchandises à consommer. Dès lors, comment satisfaire à la nécessité d'être bien dans son corps, dans son boulot, dans sa famille, dans sa vie (de réussir son oedipe), et continuer à penser que je peut être un autre, c'est-à-dire que d'autres façons d'être sujet sont constructibles? Que d'autres horizons subjectifs, anti-oedipiens, peuvent advenir? C'est tout le pari de ce manuel, construit comme un jeu de piste, comme l'arpentage de cet apparent paradoxe. Biographie de l'auteur Stéphane Nadaud est pédopsychiatre et philosophe. Il a publié chez Fayard Homoparentalité: une nouvelle chance pour la famille? (2002).
Sociologue des médias, Benoit Lafon est chercheur au Gresec (Groupe de Recherche sur les Enjeux de la Communication) à l?université Grenoble 3. Maître de conférences en sciences de l?information et de la communication et docteur en science politique, ses travaux portent sur l?analyse des discours médiatiques, l?histoire des médias, particulièrement de la télévision, en lien avec les questions de communication politique.
Support d'inscription pour nos contenus, le numérique n'est pas seulement une question calculatoire réservée à des spécialistes, mais une réalité transversale rencontrée désormais dans tous les métiers. Le numérique est en effet un principe de fixation de l'éphémère et de massification des contenus : toute communication repose sur un enregistrement qu'il est possible de collecter et accumuler, soulevant ainsi question de sa conservation, organisation et exploitation. Outre l'extension du périmètre des contenus concernés par la conservation documentaire, le numérique est également responsable d'un changement de nature puisque les documents ne sont plus que des reconstructions effectuées partir de ressources codées : il faut en effet une médiation technique pour les consulter. Mais si l'archivage devient une problématique banale et générique, les enjeux deviennent en revanche stratégiques et les solutions techniques, spécifiques. Que fait le numérique à notre mémoire ? Comment penser une médiation au passé quand elle est confiée au numérique ? Comment surmonter la complexité des supports numériques et la variété des techniques de préservation ? La question de l'archive reprend, à nouveaux frais, une dimension poli- tique et technique. L'objectif de cet ouvrage est de proposer un cadre conceptuel et méthodologique pour aborder ces enjeux.
Analyser la musique a longtemps consisté à examiner en détail une partition pour en découvrir les lois d'organisation : les éléments thématiques et leurs développements, un plan tonal, l'engendres à partir d'une série. Mais voilà ! Des musiques sans partition sont venues des studios électroacoustiques ou de la brousse africaine et l'analyse a du redéfinir ses méthodes et ses objectifs. L'analyse commençait, cette fois, par l'écoute et la transcription, support indispensable à l'analyse, même s'il est une réduction de la complexité sonore. Surgit alors la question : quels traits noter et quels autres négliger ? C'est le problème de la pertinence qui est posé, dont on comprend qu'elle dépend d'un point de vue. Que veut-on expliquer, de quoi veut-on rendre compte ? L'analyse de l'objet nous importe dans la mesure où elle contribue à décrire, voire expliquer ce rapport complexe, plein d'invention, de sens et d'émotion qui se construit entre un sujet et un objet, au sein d'une pratique. C'est donc au confluent de différentes "sciences de la musique", étudiant les conduites humaines au niveau psychologique ou social, que se situe l'analyse. Ce qui est d'abord apparu comme une nécessité pratique pour l'étude de musiques sans partition - commencer par écouter - remet en question le sens et l'ambition de l'analyse, y compris celle des musiques écrites.
L'histoire orale, ses pratiques et ses sources ont longtemps été mises à la marge de l'historiographie française contemporaine, où l'écrit et l'imprimé dominaient sans partage. Ce n'est que dans les années 1980 que la France est entrée dans l'ère de l'histoire orale. Ce mouvement s'inscrit dans une mutation profonde, celle de l'émergence de l'histoire mémorielle, les mémoires des "dominés", des "vaincus", de ceux que l'histoire avait jusque-là ignorés. A présent, l'historien se mesure à un foisonnement d'archives orales et de pratiques que cet ouvrage tente d'éclairer. Réunissant les contributions du sociologue Patrick Champagne, des historiens Florence Descamps et Philippe Joutard et du réalisateur Michaël Prazan, il permet d'appréhender de nouvelles façons de faire l'histoire. Ces contributions sont issues de présentations réalisées au cours des ateliers de recherche méthodologique de l'Ina consacrés à l'histoire orale, qui associèrent chercheurs, universitaires et professionnels sous la responsabilité scientifique de Fabrice D'Almeida et de Denis Maréchal.