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Patrimoine et numérique : technique et politique de la mémoire
Bachimont Bruno
INA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782869381902
Support d'inscription pour nos contenus, le numérique n'est pas seulement une question calculatoire réservée à des spécialistes, mais une réalité transversale rencontrée désormais dans tous les métiers. Le numérique est en effet un principe de fixation de l'éphémère et de massification des contenus : toute communication repose sur un enregistrement qu'il est possible de collecter et accumuler, soulevant ainsi question de sa conservation, organisation et exploitation. Outre l'extension du périmètre des contenus concernés par la conservation documentaire, le numérique est également responsable d'un changement de nature puisque les documents ne sont plus que des reconstructions effectuées partir de ressources codées : il faut en effet une médiation technique pour les consulter. Mais si l'archivage devient une problématique banale et générique, les enjeux deviennent en revanche stratégiques et les solutions techniques, spécifiques. Que fait le numérique à notre mémoire ? Comment penser une médiation au passé quand elle est confiée au numérique ? Comment surmonter la complexité des supports numériques et la variété des techniques de préservation ? La question de l'archive reprend, à nouveaux frais, une dimension poli- tique et technique. L'objectif de cet ouvrage est de proposer un cadre conceptuel et méthodologique pour aborder ces enjeux.
Mounié Sébastien ; Hibon Nicolas ; Bachimont Mélan
Cet ouvrage vise à accompagner les enseignants débutants ou non dans la compréhension de ce qu'est l'école inclusive. Des réponses pédagogiques et institutionnelles sont proposées afin de la faire vivre et de permettre à chaque élève d'apprendre en fonction de ses besoins. Comment s'appuyer sur les potentialités de l'élève ? Comment construire avec cohérence son parcours ? Qui sont les interlocuteurs ? Comment organiser la classe ? Comment agir lorsque certains comportements mettent à mal la conduite de la classe ? La démarche répond aux questions des enseignants accueillant un ou des élèves à besoins éducatifs particuliers : de la grande difficulté scolaire au handicap, de la classe aux dispositifs spécialisés. Un cheminement qui place, au centre de la pratique des enseignants, la capacité d'apprendre et de progresser de chaque élève. Offert avec ce livre : un mois d'abonnement gratuit au portail pédagogique et collaboratif Lea.
Cet ouvrage traite du caractère inégal et paradoxal du développement du tourisme perçu, d'une part, comme un véritable instrument de développement, par un grand nombre d'institutions internationales qui ne cessent de mettre le secteur en évidence, à travers de nombreuses études. D'autre part, le potentiel du tourisme est très peu exploré par plusieurs pays africains, notamment ceux de l'Afrique centrale, qui ont plutôt misé sur d'immenses ressources naturelles à l'origine d'une économie rentière excluant une population constituée, majoritairement, des jeunes et des femmes. Le changement de paradigme à travers le choix de la diversification des économies africaines, une urgence pour ces pays, donnera-t-il une place au tourisme ? L'analyse de ce paradoxe et la mise en évidence des différentes problématiques du développement touristique, dans des pays situés aux marges du tourisme, constituent la principale trame de l'ouvrage. Des problématiques qui s'entremêlent : déficit d'image lié à l'insécurité, dont les représentations cartographiques donnent "une réalité à des situations, qui sans cela, resteraient virtuelles", faible participation des populations locales, ambiguïtés politiques liées au processus de mise en patrimoine des biens naturels et culturels, absence des politiques et stratégies de développement touristique, etc. Bien que le Tchad soit au centre de l'analyse, le diagnostic ainsi que les préconisations intéressent l'Afrique, du moins les pays qui restent encore dubitatifs sur le potentiel inclusif du tourisme.
La technique est au coeur des préoccupations contemporaines. Mais elle est aussi rune des questions les plus anciennes puisque l'on n'a jamais rencontré une culture humaine sans technique. La technique est donc au coeur de notre humanité même, le produit de notre invention mais aussi le cadre dans lequel nous évoluons. Au-delà de ce constat, quel rôle joue exactement la technique ? Que faisons-nous de notre technique, et que nous fait la technique ? La technique apparaît habitée dans son principe même d'une ambivalence fondamentale où elle est à la fois une émancipation et une aliénation. Émancipation, car elle permet à la conscience de s'ancrer dans son environnement, d'hériter de son passé (mémoire des contenus) et d'anticiper son avenir (les projets techniques). La technique invente de nouveaux possibles et ouvre des horizons inédits à la pensée et à l'action. Mais aussi aliénation car, dans son développement même, elle tend à réduire l'acteur humain à un simple composant et exécutant, supprimant sa liberté et ravalant sa responsabilité. Le numérique, étape décisive dans révolution de notre technique contemporaine, ne fait qu'exacerber cette tension. Dégageant le principe même de la technique, le numérique est un passage à la limite qui permet de reposer de manière encore plus nette la confrontation de la promesse et de la menace.
Arrivée en avril 2001 sur nos écrans avec l'émission Loft Story, la télé-réalité a été reçue par une levée de boucliers extrêmement vive. Pourtant, en 2013, ces programmes sont toujours à l?antenne, et surtout, ils figurent parmi les plus regardés. Comment a-t-on su rendre attractives des émissions si décriées? Comment s?est-on efforcé de rendre éthique un genre polémique et anxiogène? Comment a-t-on jugulé une controverse née de l?incapacité à saisir la nouveauté autrement que par la crainte et la dénonciation? Comment a-t-on instauré de la confiance entre les téléspectateurs et des programmes suscitant une méfiance intense? Comment a-t-on remplacé la crainte de regarder par le plaisir et l?amusement? C?est à ces questions que cet ouvrage tente de répondre. Soucieuse de ne pas entrer dans la ronde des critiques sans pour autant tomber dans l?apologie de la télé-réalité, Nathalie Nadaud-Albertini a utilisé une sociologie pragmatiste pour décrire le processus dynamique d?interactions entre les producteurs, les contempteurs et les téléspectateurs-internautes, au terme duquel la télé-réalité s?est adaptée à ses critiques pour se constituer en un genre éthiquement acceptable. C?est en étudiant les critiques initiales, les programmes de 2001 à 2011, et la réception sur les forums Internet que cet ouvrage décrit le premier défi et le premier moment de la télé-réalité: celui de la quête d?une innocuité morale.
Analyser la musique a longtemps consisté à examiner en détail une partition pour en découvrir les lois d'organisation : les éléments thématiques et leurs développements, un plan tonal, l'engendres à partir d'une série. Mais voilà ! Des musiques sans partition sont venues des studios électroacoustiques ou de la brousse africaine et l'analyse a du redéfinir ses méthodes et ses objectifs. L'analyse commençait, cette fois, par l'écoute et la transcription, support indispensable à l'analyse, même s'il est une réduction de la complexité sonore. Surgit alors la question : quels traits noter et quels autres négliger ? C'est le problème de la pertinence qui est posé, dont on comprend qu'elle dépend d'un point de vue. Que veut-on expliquer, de quoi veut-on rendre compte ? L'analyse de l'objet nous importe dans la mesure où elle contribue à décrire, voire expliquer ce rapport complexe, plein d'invention, de sens et d'émotion qui se construit entre un sujet et un objet, au sein d'une pratique. C'est donc au confluent de différentes "sciences de la musique", étudiant les conduites humaines au niveau psychologique ou social, que se situe l'analyse. Ce qui est d'abord apparu comme une nécessité pratique pour l'étude de musiques sans partition - commencer par écouter - remet en question le sens et l'ambition de l'analyse, y compris celle des musiques écrites.
A la propagande radiophonique nazie, on associe généralement la retransmission en direct des discours du Führer - "les beuglements rauques du démagogue", comme l'écrivait Aldous Huxley. Plusieurs études menées outre-Rhin ces dernières années ont montré qu'en réalité, la radio du IIIe Reich ne diffusa pas des programmes politiques à longueur de journée. Pour amener l'auditeur à rester à l'écoute, il fallait bien plutôt lui proposer des émissions de divertissement. Même la propagande politique directe, alimentée par une réflexion approfondie autour de la force émotionnelle du son, fut plus subtile qu'on l'imagine souvent. S'appuyant sur une historiographie peu connue du public français, le présent ouvrage jette une lumière nouvelle sur une composante essentielle de la structure du pouvoir dans l'Allemagne d'Hitler. Plus que les contenus, il analyse les outils et les méthodes de la propagande. L'organisation de l'appareil de production, la programmation et la politique poursuivie par Goebbels en matière d'équipement sont passées en revue, tout comme les transformations provoquées par la Seconde Guerre mondiale. Enfin, l'examen des effets sur la population oblige également à corriger une idée reçue : contrairement à ce que l'on a longtemps pu croire, la propagande par les ondes ne fut pas toute-puissante.
Trois grandes thématiques sont abordées dans cet ouvrage. Il y a aujourd?hui une fragmentation des contenus dans le web, mais aussi à la télévision qui a conduit à une multiplication des services. Y a-t-il donc un mouvement de balancier qui ferait que les services en viennent à remplacer les documents ? En quoi les enjeux du nouvel environnement numérique relèvent-ils encore d?une production documentaire ? Nous sommes à l?ère des industries de la mémoire, et Jean Michel Salaün montre par exemple comment le web a une action sur les autres médias, en les transformant en machines de mémoire. Qu?en est-il alors du web comme métamédium, lorsqu?il englobe et croise plusieurs modèles de diffusion et de valorisation, que ce soit par l?intermédiaire du broadcast, des bibliothèques, de la presse ou de l?édition ? Dans cette nouvelle donne, quelle est la place de la télévision ? Enfin il sera aussi question du nouveau paysage de cette économie numérique fondé sur des logiques de concentration autour des grands acteurs du web: Facebook, Google, Apple, peut-être Amazon, etc.