Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
ANALYSER LA MUSIQUE,POURQUOI,COMMENT ?
DELALANDE/FRANCOIS
INA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782869382015
Analyser la musique a longtemps consisté à examiner en détail une partition pour en découvrir les lois d'organisation : les éléments thématiques et leurs développements, un plan tonal, l'engendres à partir d'une série. Mais voilà ! Des musiques sans partition sont venues des studios électroacoustiques ou de la brousse africaine et l'analyse a du redéfinir ses méthodes et ses objectifs. L'analyse commençait, cette fois, par l'écoute et la transcription, support indispensable à l'analyse, même s'il est une réduction de la complexité sonore. Surgit alors la question : quels traits noter et quels autres négliger ? C'est le problème de la pertinence qui est posé, dont on comprend qu'elle dépend d'un point de vue. Que veut-on expliquer, de quoi veut-on rendre compte ? L'analyse de l'objet nous importe dans la mesure où elle contribue à décrire, voire expliquer ce rapport complexe, plein d'invention, de sens et d'émotion qui se construit entre un sujet et un objet, au sein d'une pratique. C'est donc au confluent de différentes "sciences de la musique", étudiant les conduites humaines au niveau psychologique ou social, que se situe l'analyse. Ce qui est d'abord apparu comme une nécessité pratique pour l'étude de musiques sans partition - commencer par écouter - remet en question le sens et l'ambition de l'analyse, y compris celle des musiques écrites.
Tout le monde le sait, les jeunes enfants produisent volontiers des bruits avec les objets qui leur tombent sous la main. Ce que l?on sait moins, c?est que ces explorations sensori-motrices sont le germe de l?invention musicale. Produire par hasard une sonorité originale, avoir envie de prolonger sa trouvaille en la répétant et en l?enrichissant de variations est aussi bien le comportement habituel d?un enfant de un an que le processus d?invention et de développement d?une "idée musicale" par un compositeur. On ne peut reconnaître aujourd?hui chez le jeune enfant les premières conduites musicales que parce que la musique contemporaine et l?ethnomusicologie ont obligé à redéfinir la musique par-delà les frontières des techniques et des "langages" propres à chaque époque et chaque culture. Elle apparaît maintenant comme un ensemble de conduites humaines, animées par un goût du son et du geste de production, utilisés pour exprimer ou représenter, ou construire, par jeu, des formes sonores. L?observation de jeunes enfants de crèche en situation individuelle ou collective d?exploration de corps sonores, l?analyse détaillée, selon différents points de vue, d?enregistrements vidéo (dont les extraits les plus significatifs sont rassemblés dans les deux DVD joints), enrichit la connaissance anthropologique des conduites musicales dans leur genèse. Elle fournit les bases d?une pédagogie fondée sur une ontogenèse des conduites musicales.
Résumé : Mon nom est Pontius Pilatus. Je fus envoyé par Tibère pour succéder à Valerius Gratus comme gouverneur de Judée. J'ai ordonné l'exécution et le crucifiement de celui qu'on appelle Jésus de Nazareth. A l'heure où le soir tombe sur la Judée, au lendemain de ces jours insensés, il m'appartient de laisser à la postérité le récit véridique de ces heures terribles. Je ne sais quel devoir m'oblige à rapporter la réalité de ce que mes yeux ont vu, et de la part qu'il m'a fallu jouer dans ce procès fatidique. Voilà comment tout a commencé... Le deuxième tome de la série Face-à-Face, signé par les scénaristes Arnaud Delalande et Denis Gombert et le dessinateur Maunel Garcia, explore la confrontation entre Jésus et Pilate dont l'issue changea à jamais le cours de l'Histoire.
A la suite du Concile de Trente et de la Contre-Réforme, la France, après l'Italie, développe au XVIIe siècle une nouvelle architecture religieuse. Innovation la plus remarquable, un dôme coiffe ces églises destinées à réaffirmer la foi catholique en face du protestantisme. Il devient l'élément phare d'une élégante architecture baroque, spécifiquement française. Toute une série d'édifices fleurissent ainsi à Paris, toujours plus vastes et plus ambitieux à mesure que grandit le pouvoir royal, qui les magnifie. La Révolutions s'empare plus tard de ces lieux, fascinée par leur forme antique qu'elle récupère à son profit tout en vandalisant leurs richesses. Le dôme perdure jusqu'à la veille de la seconde guerre mondiale. Etude d'une forme architecturale riche de significations, ce livre se lit comme un récit, et ses images révèlent des lieux souvent méconnus. Biographie de l'auteur Françoise Theillou est l'auteur de récits, de nouvelles et tout particulièrement d'études sur le paysage parisien, dont le dénominateur commun est le travail sur la mémoire et la quête des origines. Nul doute que c'est à sa prédilection pour Proust et à l'enseignement des lettres classiques qu'elle doit sa passion. Jean-Pierre Delagarde est l'auteur des photographies du Grand palais (Editions du patrimoine, 2008). Dans la même collection "Monographies d'édifices", il a réalisé avec Jacques Moatti la campagne photographique de l'Opéra de Charles Garnier (2 volumes, 2000 et 2004) et participé à celle du Conseil d'Etat au Palais-Royal (2006).
Trois grandes thématiques sont abordées dans cet ouvrage. Il y a aujourd?hui une fragmentation des contenus dans le web, mais aussi à la télévision qui a conduit à une multiplication des services. Y a-t-il donc un mouvement de balancier qui ferait que les services en viennent à remplacer les documents ? En quoi les enjeux du nouvel environnement numérique relèvent-ils encore d?une production documentaire ? Nous sommes à l?ère des industries de la mémoire, et Jean Michel Salaün montre par exemple comment le web a une action sur les autres médias, en les transformant en machines de mémoire. Qu?en est-il alors du web comme métamédium, lorsqu?il englobe et croise plusieurs modèles de diffusion et de valorisation, que ce soit par l?intermédiaire du broadcast, des bibliothèques, de la presse ou de l?édition ? Dans cette nouvelle donne, quelle est la place de la télévision ? Enfin il sera aussi question du nouveau paysage de cette économie numérique fondé sur des logiques de concentration autour des grands acteurs du web: Facebook, Google, Apple, peut-être Amazon, etc.
Support d'inscription pour nos contenus, le numérique n'est pas seulement une question calculatoire réservée à des spécialistes, mais une réalité transversale rencontrée désormais dans tous les métiers. Le numérique est en effet un principe de fixation de l'éphémère et de massification des contenus : toute communication repose sur un enregistrement qu'il est possible de collecter et accumuler, soulevant ainsi question de sa conservation, organisation et exploitation. Outre l'extension du périmètre des contenus concernés par la conservation documentaire, le numérique est également responsable d'un changement de nature puisque les documents ne sont plus que des reconstructions effectuées partir de ressources codées : il faut en effet une médiation technique pour les consulter. Mais si l'archivage devient une problématique banale et générique, les enjeux deviennent en revanche stratégiques et les solutions techniques, spécifiques. Que fait le numérique à notre mémoire ? Comment penser une médiation au passé quand elle est confiée au numérique ? Comment surmonter la complexité des supports numériques et la variété des techniques de préservation ? La question de l'archive reprend, à nouveaux frais, une dimension poli- tique et technique. L'objectif de cet ouvrage est de proposer un cadre conceptuel et méthodologique pour aborder ces enjeux.
Chaque moment de la vie politique est marqué par la diffusion de multiples messages visant à influencer les attachements et les répugnances, les espoirs et les peurs à l'égard des institutions ou des acteurs de la scène politique. Période d'intense production symbolique, l'élection présidentielle demeure particulièrement propice à l'activation d'émotions et la "persuasion émotionnelle" reste un passage obligé pour tous les candidats. Elle prend corps dans des mots, des symboles, des paroles, des gestes, des images et, plus généralement, dans tous les procédés discursifs (verbaux ou non verbaux) visant à exprimer l'émotion du candidat ou à solliciter chez les électeurs une réponse affective afin d'obtenir leur vote. Ce sont ces "rhétoriques affectives" produites par les candidats à la présidence de la République française entre 1981 et 2012 que l'auteur de ce livre s'attache à mettre en lumière et à comprendre. Il met au jour les logiques sociales et politiques qui incitent les candidats briguant la plus haute fonction de l'Etat à recourir à des appels émotionnels - de peur, d'espoir, d'indignation et de compassion - pour influencer le comportement électoral des citoyens auxquels ils s'adressent.
La communication est devenue un élément indispensable de la vie politique. En s'intéressant à la personnalité de Michel Rocard, Pierre-Emmanuel Guigo démontre qu'il fut certainement l'un des premiers hommes politiques, tout particulièrement à gauche, à comprendre l'importance des médias et des sondages et à soigner sa communication dès ses débuts. Souvent, de par ses idées et son parcours, à la marge du Parti socialiste, il trouva dans la communication politique un moyen essentiel de dialogue avec une opinion publique dont le rôle devenait alors croissant. Sa communication des plus originales, s'appuyant sur tout un panel de techniques alors en gestation comme les sondages, les études marketing, le videotraining, ainsi que sur un style tranchant avec les discours de ses contemporains, fit de lui un acteur central du jeu politique des années 1970 et 1980. De simple militant, il devint l'un des candidats les plus sérieux pour l'élection présidentielle de 1981, devançant même François Mitterrand dans les sondages. Mais cette histoire est aussi celle d'un échec... La vie politique était alors bien différente, les idéologies, les partis, jouaient alors un rôle essentiel dans le choix du candidat et firent barrage à l'ascension fulgurante du tenant de la "deuxième gauche". Un échec qui nous rappelle ainsi que la communication ne fait pas tout. S'appuyant sur de nombreuses archives, sur un large panel d'interventions de Michel Rocard dans les médias, l'historien veut ici restituer une époque qui apparaît lointaine par les balbutiements et certaines erreurs - le célèbre Appel de Conflans-Sainte-Honorine est encore aujourd'hui étudié comme l'exemple à ne pas suivre dans les écoles de communication -, mais surtout si proche de nous par la modernité des techniques mises en oeuvre et par les évolutions sociales et politiques qu'elles mettent en valeur. Cet ouvrage a reçu le Prix de la Fondation Jean Jaurès, le Prix d'encouragement de l'Inathèque et le 5e Prix d'encouragement de l'Institut François Mitterrand.