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Naissance de la musique. Les explorations sonores de la première enfance, avec 2 DVD
Delalande François
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753535688
Tout le monde le sait, les jeunes enfants produisent volontiers des bruits avec les objets qui leur tombent sous la main. Ce que l?on sait moins, c?est que ces explorations sensori-motrices sont le germe de l?invention musicale. Produire par hasard une sonorité originale, avoir envie de prolonger sa trouvaille en la répétant et en l?enrichissant de variations est aussi bien le comportement habituel d?un enfant de un an que le processus d?invention et de développement d?une "idée musicale" par un compositeur. On ne peut reconnaître aujourd?hui chez le jeune enfant les premières conduites musicales que parce que la musique contemporaine et l?ethnomusicologie ont obligé à redéfinir la musique par-delà les frontières des techniques et des "langages" propres à chaque époque et chaque culture. Elle apparaît maintenant comme un ensemble de conduites humaines, animées par un goût du son et du geste de production, utilisés pour exprimer ou représenter, ou construire, par jeu, des formes sonores. L?observation de jeunes enfants de crèche en situation individuelle ou collective d?exploration de corps sonores, l?analyse détaillée, selon différents points de vue, d?enregistrements vidéo (dont les extraits les plus significatifs sont rassemblés dans les deux DVD joints), enrichit la connaissance anthropologique des conduites musicales dans leur genèse. Elle fournit les bases d?une pédagogie fondée sur une ontogenèse des conduites musicales.
Inventer, jouer, écouter de la musique : voilà le sujet de ce livre. Il ne s'agit pas de considérer la musique comme un corpus de partitions, avec leur écriture, leur solfège, leurs règles, mais comme un ensemble de conduites humaines caractérisées par ces trois verbes. Composer suppose de trouver et développer une "idée musicale", c'est- à-dire une singularité sonore, entendue ou imaginée, qui donne envie de la répéter en la variant. C'est ce que fait, à sa manière, un enfant d'un an dans ses explorations sonores. Dans le jeu instrumental, la relation sensori-motrice avec l'instrument engendre un faisceau de dimensions symboliques qu'on appelle l'expression. Ce renvoi correspond terme à terme à l'évolution du sensori-moteur au symbolique chez le jeune enfant. Là encore, une voie royale s'ouvre à la pédagogie musicale. Analyser la musique au-delà des notes soulève des problèmes de méthodes qui font débat au sein de la musicologie. La controverse, nécessaire à la recherche, est engagée ici entre François Delalande et Jean-Jacques Nattiez, éminent représentant de la musicologie générale. Les essais réunis ici sont le résultat d'années de recherches empiriques fondées sur l'observation et l'enquête. Ils ont ouvert la voie aux travaux les plus actuels sur les processus de création, sur le geste musical, sur l'écoute, qui ont des répercussions pour l'analyse comme pour la pédagogie. Préface et postface de Jean-Jacques Nattiez
Ce titre est à prendre tout à fait au sérieux. Voilà une définition de la musique qui facilitera grandement le travail des éducateurs. Au lieu d'enseigner des connaissances et des techniques, ils auront pour tâche d'encourager et de guider différents comportements spontanés de jeu avec le son jusqu'à ce qu'ils prennent la forme d'une authentique invention musicale. Ce livre a pour but d'aider dans cette démarche, non seulement les enseignants et principalement les instituteurs mais aussi les parents ou les puéricultrices de crèches. La connaissance des musiques extra-européennes et les recherches musicales des dernières décennies permettent d'examiner dans une perspective élargie les objectifs et les moyens d'un éveil musical créatif. Après avoir traité les différents problèmes que rencontre un éducateur - quels instruments construire? faut-il dessiner des "partitions"? doit-on aboutir à la réalisation d'une ?uvre?... - l'auteur décrit les étapes d'une progression pédagogique en s'appuyant sur de nombreux exemples concrets.
Iannis Xenakis examine ici les aspects les plus profonds, et quelquefois les plus personnels, de son art et de sa méthode. La réflexion de Xenakis n'est pas seulement une introduction à sa propre oeuvre, mais aussi à la problématique de la recherche musicale, et, à travers elle, à la musique tout court, à la création contemporaine, à la philosophie de l'art.
Résumé : Jean Barois participe de l'effervescence esthétique qui caractérise 1913, en multipliant les expérimentations formelles, telles que la composition hybride, l'art du collage, le régime dialogué, l'esthétique documentaire, les jeux typographiques et le style coupé. Chronique mélancolique du modernisme intellectuel, faisant l'inventaire de l'affaire Dreyfus, s'interrogeant sur la puissance des liens religieux, c'est aussi un roman de la conscience malheureuse, méditant sur l'identité perdue et la responsabilité impossible. Arracher des bribes au réel, pour constituer une masse puissamment vivifiante, capable de remémorer le passé et de porter le lecteur à approfondir sa propre conscience de soi, et cela dans une forme neuve, composite et expressive : l'ambition de Roger Martin du Gard a fortement retenu la critique contemporaine, et continue, cent ans plus tard, à nous requérir. Ce livre réunit ainsi des analyses nouvelles sur les enjeux de la fragmentation et de la composition dans Jean Barois, et les archives d'une réception critique singulièrement attentive à l'originalité de ce roman.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?