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La musique au-delà des notes
Delalande François ; Nattiez Jean-Jacques
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753577794
Inventer, jouer, écouter de la musique : voilà le sujet de ce livre. Il ne s'agit pas de considérer la musique comme un corpus de partitions, avec leur écriture, leur solfège, leurs règles, mais comme un ensemble de conduites humaines caractérisées par ces trois verbes. Composer suppose de trouver et développer une "idée musicale", c'est- à-dire une singularité sonore, entendue ou imaginée, qui donne envie de la répéter en la variant. C'est ce que fait, à sa manière, un enfant d'un an dans ses explorations sonores. Dans le jeu instrumental, la relation sensori-motrice avec l'instrument engendre un faisceau de dimensions symboliques qu'on appelle l'expression. Ce renvoi correspond terme à terme à l'évolution du sensori-moteur au symbolique chez le jeune enfant. Là encore, une voie royale s'ouvre à la pédagogie musicale. Analyser la musique au-delà des notes soulève des problèmes de méthodes qui font débat au sein de la musicologie. La controverse, nécessaire à la recherche, est engagée ici entre François Delalande et Jean-Jacques Nattiez, éminent représentant de la musicologie générale. Les essais réunis ici sont le résultat d'années de recherches empiriques fondées sur l'observation et l'enquête. Ils ont ouvert la voie aux travaux les plus actuels sur les processus de création, sur le geste musical, sur l'écoute, qui ont des répercussions pour l'analyse comme pour la pédagogie. Préface et postface de Jean-Jacques Nattiez
Iannis Xenakis examine ici les aspects les plus profonds, et quelquefois les plus personnels, de son art et de sa méthode. La réflexion de Xenakis n'est pas seulement une introduction à sa propre oeuvre, mais aussi à la problématique de la recherche musicale, et, à travers elle, à la musique tout court, à la création contemporaine, à la philosophie de l'art.
Né en 1971, Arnaud Delalande est écrivain et scénariste. Il a obtenu en 1998 le prix Évasion des Relais H et le prix de la Fondation de France pour Notre-Dame sous la terre, tandis que L?Église de Satan lui a valu le prix Jeand?Heurs du roman historique en 2002. L??uvre d?Arnaud Delalande est aujourd?hui traduite dans une vingtaine de pays.
Analyser la musique a longtemps consisté à examiner en détail une partition pour en découvrir les lois d'organisation : les éléments thématiques et leurs développements, un plan tonal, l'engendres à partir d'une série. Mais voilà ! Des musiques sans partition sont venues des studios électroacoustiques ou de la brousse africaine et l'analyse a du redéfinir ses méthodes et ses objectifs. L'analyse commençait, cette fois, par l'écoute et la transcription, support indispensable à l'analyse, même s'il est une réduction de la complexité sonore. Surgit alors la question : quels traits noter et quels autres négliger ? C'est le problème de la pertinence qui est posé, dont on comprend qu'elle dépend d'un point de vue. Que veut-on expliquer, de quoi veut-on rendre compte ? L'analyse de l'objet nous importe dans la mesure où elle contribue à décrire, voire expliquer ce rapport complexe, plein d'invention, de sens et d'émotion qui se construit entre un sujet et un objet, au sein d'une pratique. C'est donc au confluent de différentes "sciences de la musique", étudiant les conduites humaines au niveau psychologique ou social, que se situe l'analyse. Ce qui est d'abord apparu comme une nécessité pratique pour l'étude de musiques sans partition - commencer par écouter - remet en question le sens et l'ambition de l'analyse, y compris celle des musiques écrites.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.