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EMOTIONS ET ELECTIONS
BALLET MARION
INA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782869382145
Chaque moment de la vie politique est marqué par la diffusion de multiples messages visant à influencer les attachements et les répugnances, les espoirs et les peurs à l'égard des institutions ou des acteurs de la scène politique. Période d'intense production symbolique, l'élection présidentielle demeure particulièrement propice à l'activation d'émotions et la "persuasion émotionnelle" reste un passage obligé pour tous les candidats. Elle prend corps dans des mots, des symboles, des paroles, des gestes, des images et, plus généralement, dans tous les procédés discursifs (verbaux ou non verbaux) visant à exprimer l'émotion du candidat ou à solliciter chez les électeurs une réponse affective afin d'obtenir leur vote. Ce sont ces "rhétoriques affectives" produites par les candidats à la présidence de la République française entre 1981 et 2012 que l'auteur de ce livre s'attache à mettre en lumière et à comprendre. Il met au jour les logiques sociales et politiques qui incitent les candidats briguant la plus haute fonction de l'Etat à recourir à des appels émotionnels - de peur, d'espoir, d'indignation et de compassion - pour influencer le comportement électoral des citoyens auxquels ils s'adressent.
Un mot, une image, un son. Il suffit d'appuyer sur les puces sonores pour découvrir le son de chaque instrument de musique !Le bandonéon, la mandoline, la flûte de bambou, la kora, la darbouka, la balalaïka.Notes Biographiques : Marion Billet est née en 1982. Diplômée de l'école Emile Cohl en 2004, elle est illustratrice de nombreux livres pour les petits.
Du coucher de soleil au chant du coq, partage la nuit des animaux à la ferme. Grâce à son effet magique, la lampe va te révéler petit à petit les mille détails cachés dans chaque page.
Rompant avec une monarchie qui se proclamait solaire, la République française s'affirme volontiers volubile, sinon éloquente, le mot se substituant volontiers à l'acte. Plus propre aux métamorphoses qu'un héros homérique, par cinq fois inventé sous des formes diverses, ce régime, instauré par des avocats et des professeurs, voire des poètes, ne saurait être que fertile en mots - certains disent plus noblement "paroles". Ce qui surprend, en cette effervescence, de l'un à l'autre des vingt-quatre présidents qu'accueillit en un siècle et demi l'immuable Elysée, c'est qu'en fin de compte le recours aux mots n'ait pas été inversement proportionnel au passage à l'acte. Les plus inertes n'ont pas été les plus éloquents. La croissance exponentielle du pouvoir présidentiel n'a cessé de s'accompagner de celle de la parole, de Louis Napoléon Bonaparte à Nicolas Sarkozy.
Résumé : L'ouvrage que Marion Ballet propose ici au lecteur est profondément original, par son sujet comme par sa méthode. Cette affirmation peut paraître surprenante. Les élections présidentielles suscitent toujours une vaste littérature scientifique ou journalistique. Et l'on pourrait penser que l'intérêt pour les dimensions émotionnelles d'une campagne électorale va de soi. Chaque citoyen se rend bien compte en effet que les aspirants au pouvoir suprême ne se contentent pas de doctes discours bardés de chiffres pour convaincre les électeurs qu'ils constituent " le meilleur choix ". Il est clair pour tous que la rhétorique des candidats fait largement écho aux inquiétudes de la population, cherche à susciter la peur ou l'indignation, se révèle généreuse en promesses d'un avenir meilleur quand elle ne va pas jusqu'à proposer des rêves de lendemains qui chantent. Et pourtant, il faut bien constater que ces dimensions de la compétition électorale sont demeurées largement ignorées jusqu'ici par la recherche universitaire française. Si Marion Ballet a remarquablement réussi son pan scientifique, elle le doit à son courage de chercheur, qui la rend capable de s'aventurer sur des sentiers peu fréquentés, voire hasardeux. Elle le doit aussi à une ténacité et un esprit de méthode hors du commun, qui lui ont permis de vaincre en chemin de nombreux obstacles d'ordre technique mais aussi de mener à bien un travail de titan en matière de collecte de données. Il n'est donc pas surprenant que la thèse dont cet ouvrage est issu, ait reçu les plus grands éloges d'un jury réuni à Sciences Po sous la présidence d'Olivier Duhamel et qu'elle ait été ultérieurement couronnée par le Prix 2011 de la recherche décerné par l'Inathèque.
Une véritable révolution est peut-être en cours dans les recherches sur la mémoire. Alors qu'il était inimaginable de penser à la fois les dynamiques cérébrales et les cadres sociaux et collectifs, des historiens, sociologues, anthropologues, cognitivistes, neuroscientifiques travaillent ensemble à mieux comprendre ce trou noir que constitue l'articulation entre mémoire individuelle et mémoire collective, entre la Psyché et le social. Tel est le défi que tentent de relever l'équipement d'excellence Matrice et l'institut National de l'Audiovisuel en convoquant, comme ici, les meilleurs spécialistes, également convaincus de la richesse d'une approche résolument transdisciplinaire.
Trois grandes thématiques sont abordées dans cet ouvrage. Il y a aujourd?hui une fragmentation des contenus dans le web, mais aussi à la télévision qui a conduit à une multiplication des services. Y a-t-il donc un mouvement de balancier qui ferait que les services en viennent à remplacer les documents ? En quoi les enjeux du nouvel environnement numérique relèvent-ils encore d?une production documentaire ? Nous sommes à l?ère des industries de la mémoire, et Jean Michel Salaün montre par exemple comment le web a une action sur les autres médias, en les transformant en machines de mémoire. Qu?en est-il alors du web comme métamédium, lorsqu?il englobe et croise plusieurs modèles de diffusion et de valorisation, que ce soit par l?intermédiaire du broadcast, des bibliothèques, de la presse ou de l?édition ? Dans cette nouvelle donne, quelle est la place de la télévision ? Enfin il sera aussi question du nouveau paysage de cette économie numérique fondé sur des logiques de concentration autour des grands acteurs du web: Facebook, Google, Apple, peut-être Amazon, etc.
A compter des années 2000, de plus en plus de médias, aux Etats-Unis puis ailleurs dans le monde, se sont dotés de rubriques ou chroniques dits de "fact-checking". Ils se sont d'abord donné pour objectif de vérifier la véracité de propos tenus par des responsables politiques dans la sphère médiatique. Puis, progressivement, ils ont étendu ce travail de décryptage minutieux à l'ensemble des informations suspectes véhiculées dans l'espace public, sur Internet et les réseaux sociaux : encouragés par les Gafam et tout particulièrement Facebook, ils produisent ce que l'on appelle du "debunkitig", de la démystification de rumeurs. Cet ouvrage décrypte également comment ces médias, ce faisant, ont cherché à valoriser une démarche journalistique particulièrement crédible, qui toutefois révèle, en creux, de nombreux manquements dans les pratiques professionnelles. A travers ce parcours au sein de l'histoire récente de la vérification dans les médias hexagonaux, c'est in fine la nécessité de promouvoir des contenus peut-être moins nombreux mais plus qualitatifs dans les rédactions, ainsi que la nécessité impérieuse d'une véritable politique d'éducation aux médias pour le grand public qui transparaît. Et l'exigence d'un fact-checking placé au coeur des stratégies éditoriales, seul à même de permettre aux journalistes de regagner la confiance des publics et aux entreprises de presse de valoriser leurs contenus.
Boris Cyrulnik est neuropsychiatre, directeur d enseignement à l Université de Toulon.Denis Peschanski est historien, directeur de recherche au CNRS.Ils sont, tous les deux, auteurs de nombreux ouvrages.