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L'attrait des cafés
Zernik Clélia ; Zernik Eric
YELLOW NOW
9,95 €
Épuisé
EAN :9782873404079
Transparence de sa baie vitrée, reflets du flipper et chromage des machines à bière et à boissons chaudes, le café multiplie les éclatements et les faux raccords dans notre environnement. Seuil entre un espace public, celui de la rue et de la ville, et un espace privé et intime, celui de nos habitudes et de nos trajets quotidiens, le café est un espace-tampon qui déréalise le monde et nous déporte sans cesse. Ce café-mobile qui reflète les heures de la journée et les saisons de l'année, qui échappe aux grandes institutions et qui reste confiné à la précarité du quotidien, a permis au cinéma d'ouvrir les écrans aux "petits riens" de l'existence qui font l'air du temps. Et ce n'est pas un hasard si le café-bistrot se trouve être le décor privilégié du cinéma de la Nouvelle Vague. Le café, lieu de perdition de la jeunesse, de la paresse et de l'oisiveté, du temps qui passe et du temps perdu, devient le catalyseur parfait d'un cinéma qui se détourne de l'action et s'ouvre à une sentimentalité de comptoir, aux ambiances et aux climats, à cette vibration particulière du quotidien.
La perception ordinaire, celle de l'oeil en situation, toujours mobile et affecté, avance à tâtons et se ménage progressivement un espace en multipliant différentes vues du monde, non superposables et disjointes. A l'inverse, il semble que l'objectif de la caméra capte une représentation stable, déployée et à distance, un objet entièrement offert au regard souverain du spectateur. Toutefois, opposer ainsi le naturel de l'oeil au mécanisme objectivant de l'objectif serait méconnaître cette alchimie particulière d'art et de science qui opère dans une véritable oeuvre cinématographique. Le style d'un cinéaste devra être, par et malgré le dispositif d'enregistrement, une question non pas d'optique mais de perception. A charge alors aux théories perceptives d'en rendre compte, et à notre étude de justifier, de développer et de limiter la pertinence d'une psychologie de l'art cinématographique. Dans quelle mesure la psychologie de la perception est-elle susceptible d'éclairer le style cinématographique ? Et, à l'inverse, le cinéma a-t-il pu faire évoluer les conceptions de l'acte perceptif ? En un surprenant parallélisme, théories perceptives et styles cinématographiques semblent rejouer le même drame, qui tantôt assimile et tantôt distingue l'oeil et l'objectif.
Du charme dissimulé dans le quotidien au régime esthétique atypique de l'imagerie scientifique, de sa capacité inouïe à penser le vivant jusqu'à ses innombrables applications littéraires, philosophiques, techniques, historiques et artistiques, la beauté se révèle être un terrain intellectuel pluridisciplinaire particulièrement fécond. L'Abécédaire de la beauté ici présenté multiplie les axes de réflexion sur cette notion aussi galvaudée qu'insaisissable, mais qui, selon les 43 contributions réunies dans cet ouvrage, demeure au centre de nos recherches les plus actuelles et les plus vives. L'ambition n'est pas de réaliser une synthèse impossible des recherches sur la beauté, mais de collectionner les points d'accès multiples d'une pensée collective en train d'émerger. A l'inverse d'une encyclopédie, l'abécédaire joue de l'aléatoire des entrées et de l'arbitraire des lettres pour mettre au défi, à chaque fois, la notion de beauté et voir en quoi elle est un levier de questionnements et de perspectives nouvelles de recherches. Chaque entrée est conçue non pas comme une synthèse rétrospective mais comme une interrogation prospective. De Frédéric Worms (V comme vitale) à Elie During (F comme futur) en passant par Emmanuelle Pouydebat (Z comme zoo-esthétique), les textes composant cet abécédaire croisent des approches issues de domaines aussi variés que la sociologie, la physique, l'esthétique ou la philosophie. L'Abécédaire de la beauté est le fruit de l'activité de recherche et de formation de la Chaire Beauté·s de l'université PSL. Une vingtaine de thématiques sont accompagnées d'illustrations d'Icinori, conçues spécifiquement pour le projet.
LA référence pour le sujet d'explication de textes de l'agrégation interne de Philosophie Tout ce dont le candidat a besoin pour le sujet 2026 de l'épreuve de composition de l'agrégation interne de Philosophie. Comme tous les Clefs-concours Philosophie, l'ouvrage est structuré autour des notions et thèmes qui composent le sujet.
Tout ce dont le candidat a besoin pour le sujet 2024 de l'épreuve de composition de l'agrégation externe de Philosophie. Comme tous les Clefs-concours Philosophie, l'ouvrage est structuré autour des notions et thèmes qui composent le sujet.
Van Malleghem Sébastien ; Gailly Anne ; Autreppe E
Sébastien Van Malleghem entame des études de photographie au "75" (Bruxelles) en 2006. Il part un mois en stage à Cuba (la Havane) en 2008, est diplômé du "75" en 2009, fait un stage d'un mois en tant que photographe de presse chez Photonews en octobre 2009. Il intègre le collectif Caravane en juillet 2010, est sélectionné pour le Workshop "Eddie Adams" aux Etats-Unis en octobre 2010. Il devient assistant de Tomas Van Houtryve en janvier 2011et fait partie d'une résidence d'artiste en Norvège, août 2012 (Halsnoy Kloster) ainsi qu'en Allemagne, octobre-novembre 2012.
Première impression forte que nous procure la vision des Sept Samouraïs: le générique du début du film défile en larges lettres blanches sur un fond noir. Chaque nom «tombe» sur l'écran massivement, laissant une empreinte profonde, appuyée par une musique aux percussions sourdes et au rythme martelé. Les signes sont épais, le trait vigoureux. Et Gilles Deleuze disait que c'était de cette manière qu'il fallait comprendre le style d'Akira Kurosawa, comme un caractère mat et compact. Ici la lettre n'est pas signe qui disparaît sous son sens, mais un sceau imprimé comme au fer rouge. Les symboles se mettent peu à peu à former des figures géométriques régulières. Ainsi se caractérise la présence dans les films de Kurosawa. Apparaître à l'écran, c'est déjà être engagé dans un jeu de forces, marquer sa puissance, avoir un poids.«Au XVIe siècle, époque de guerre civile, des guerriers dévastent les campagnes. Partout ces bandits sans pitié oppriment les paysans.»Ce film de 1954 se déroule au Japon, pendant la période Sengoku (1490-1573), époque sanglante durant laquelle se développent des mouvements d'autonomie rurale. Sous la menace de brigands, un petit village de paysans apprendra, avec l'aide de samouraïs, à se défendre et à s'autogérer.En reprenant une trame historique, Akira Kurosawa inscrit son film dans la tradition japonaise du jidai-geki ou film d'époque. Toutefois, il prétend en renouveler le cadre et les schèmes: «Un film d'action peut n'être qu'un film d'action. Mais quelle chose merveilleuse s'il peut en même temps prétendre peindre l'humanité.»Présence des corpsLe cinéma de Kurosawa est avant tout un art des corps. Dénudé, désirant, fébrile ou en mouvement, les destins qu'il met en scène sont autant d'aventures ou de métamorphoses du corps.Dans nombre de ses films, les premiers plans d'un personnage le présentent de dos, comme s'il était d'abord une masse pesante, plus ou moins musculeuse ou débile, plus ou moins agitée ou sereine, et bien moins un visage. Dans Les Sept Samouraïs, le premier plan de Toshiro Mifune le montre de dos grattant son échine courbée, comme un personnage qui ne sait pas se tenir. Au contraire, Barberousse, dans le film éponyme, également joué par Mifune, apparaît pour la première fois de dos dans la plus grande immobilité et dans la plus grande fermeté, comme une puissance intraitable. Kurosawa s'attache à singulariser la présence corporelle de chacun, comme celle par exemple de l'enfant fou dans Dodeskaden (1970), au haut front et à la démarche mécanique. Dans Les Bas-Fonds (1957), dans Le Garde du corps (1961), les personnages sont à la limite du monstrueux. Les uns, un fichu sur la tête, ne laissent voir qu'une face osseuse, les autres ont un crâne ou un ventre si protubérant qu'ils déséquilibrent toute leur silhouette. (...)
Au cinéma, le téléphone pour ainsi dire crève l'écran. Il y a des téléphones partout - dans le cinéma parlant, dans le cinéma muet - qui englobent tous les genres imaginables, du burlesque au cinéma de complot, de la comédie romantique au cinéma d'horreur, du film d'action au drame psychologique. Sans doute cette prise de conscience de la présence si fréquente du téléphone au cinéma est-elle contemporaine de l'importance que cet instrument de communication a désormais dans nos vies quotidiennes. Aussi, les évolutions technologiques ont toujours entraîné une fascination pour le téléphone chez les cinéastes, parmi les plus grands. Il existe indéniablement une "cinégénie" téléphonique qui est en partie l'objet de ce livre écrit à deux voix, davantage qu'à quatre mains. Si le téléphone a tant inspiré le cinéma, en retour le cinéma rend sensibles, sur un mode à la fois documentaire et fabulé, les transformations que le téléphone a pu produire dans nos existences tout au long de son histoire.