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Les Sept Samouraïs de Akira Kurosawa. Chorégraphies
Zernik Clélia
YELLOW NOW
12,50 €
Épuisé
EAN :9782873403232
Première impression forte que nous procure la vision des Sept Samouraïs: le générique du début du film défile en larges lettres blanches sur un fond noir. Chaque nom «tombe» sur l'écran massivement, laissant une empreinte profonde, appuyée par une musique aux percussions sourdes et au rythme martelé. Les signes sont épais, le trait vigoureux. Et Gilles Deleuze disait que c'était de cette manière qu'il fallait comprendre le style d'Akira Kurosawa, comme un caractère mat et compact. Ici la lettre n'est pas signe qui disparaît sous son sens, mais un sceau imprimé comme au fer rouge. Les symboles se mettent peu à peu à former des figures géométriques régulières. Ainsi se caractérise la présence dans les films de Kurosawa. Apparaître à l'écran, c'est déjà être engagé dans un jeu de forces, marquer sa puissance, avoir un poids.«Au XVIe siècle, époque de guerre civile, des guerriers dévastent les campagnes. Partout ces bandits sans pitié oppriment les paysans.»Ce film de 1954 se déroule au Japon, pendant la période Sengoku (1490-1573), époque sanglante durant laquelle se développent des mouvements d'autonomie rurale. Sous la menace de brigands, un petit village de paysans apprendra, avec l'aide de samouraïs, à se défendre et à s'autogérer.En reprenant une trame historique, Akira Kurosawa inscrit son film dans la tradition japonaise du jidai-geki ou film d'époque. Toutefois, il prétend en renouveler le cadre et les schèmes: «Un film d'action peut n'être qu'un film d'action. Mais quelle chose merveilleuse s'il peut en même temps prétendre peindre l'humanité.»Présence des corpsLe cinéma de Kurosawa est avant tout un art des corps. Dénudé, désirant, fébrile ou en mouvement, les destins qu'il met en scène sont autant d'aventures ou de métamorphoses du corps.Dans nombre de ses films, les premiers plans d'un personnage le présentent de dos, comme s'il était d'abord une masse pesante, plus ou moins musculeuse ou débile, plus ou moins agitée ou sereine, et bien moins un visage. Dans Les Sept Samouraïs, le premier plan de Toshiro Mifune le montre de dos grattant son échine courbée, comme un personnage qui ne sait pas se tenir. Au contraire, Barberousse, dans le film éponyme, également joué par Mifune, apparaît pour la première fois de dos dans la plus grande immobilité et dans la plus grande fermeté, comme une puissance intraitable. Kurosawa s'attache à singulariser la présence corporelle de chacun, comme celle par exemple de l'enfant fou dans Dodeskaden (1970), au haut front et à la démarche mécanique. Dans Les Bas-Fonds (1957), dans Le Garde du corps (1961), les personnages sont à la limite du monstrueux. Les uns, un fichu sur la tête, ne laissent voir qu'une face osseuse, les autres ont un crâne ou un ventre si protubérant qu'ils déséquilibrent toute leur silhouette. (...)
L'importance de la dissertation d'ordre général dans les examens d'entrée aux différents instituts d'études politiques ou dans les concours de la fonction publique et de l'ENA, de même que l'introduction d'un enseignement spécifique à Sciences-Po Paris témoignent de la place qui est désormais accordée à une réflexion sur les grands enjeux politiques. La pensée politique est un guide qui propose des repères pour comprendre ces enjeux. Rédigé par une vingtaine d'auteurs, pour la plupart philosophes, l'ouvrage analyse les concepts de base de la philosophie politique et identifie les problèmes et les tensions auxquels la vie publique est confrontée. L'ouvrage se présente en deux parties. La première examine douze grandes figures de la philosophie politique de Platon à Hannah Arendt en ordonnant chaque analyse autour d'une problématique fédératrice. La seconde aborde neuf thèmes qui permettent de mettre à jour les fondements du politique et d'interpréter les mutations du monde contemporain.
En marge de la classification deleuzienne, cet essai tente de proposer une nouvelle typologie des films: une stylistique qui prendrait en compte la place et l'expérience perceptive du spectateur. Sous cet angle, les styles deviennent les différentes manières de faire dévier notre perception ordinaire à partir des contraintes liées au dispositif de réception cinématographique. En variant la distance symbolique du spectateur au film, le champ des possibilités stylistiques s'ouvre - d'un traitement du monde en termes d'image à un dégel de l'image pour en faire un mode.
LA référence pour le sujet d'explication de textes de l'agrégation interne de Philosophie Tout ce dont le candidat a besoin pour le sujet 2026 de l'épreuve de composition de l'agrégation interne de Philosophie. Comme tous les Clefs-concours Philosophie, l'ouvrage est structuré autour des notions et thèmes qui composent le sujet.
Zernik Eric ; Collin Denis ; Gault Matthias ; Guen
Nous nous sommes fondés sur la tradition biblique sans nous poser la question de savoir si cette tradition renvoie à un fond de vérité ou si elle est un mythe forgé par notre culture. Car dans tous les cas, si on la considère en tant que simple idée, elle possède la valeur d'un repère et d'une norme. La création au sens théologique nous servira donc de paradigme et de mesure. [...] Les mots "création", "créateur", "créatif' connaissent de nos jours une véritable inflation. On dira qu'un couturier ou un cuisinier est un créatif. On dira aussi qu'un entrepreneur crée une banque, ou même qu'on crée un compte Facebook. Et c'est tout juste si on ne revendique pas aujourd'hui le titre de "créateur" comme un droit universel. Cela prête à sourire évidemment. Et pourtant ces différentes activités présentent un tries lointain rapport avec notre paradigme théologique : elles inaugurent toutes quelque chose de nouveau, qui n'existait pas auparavant. (...] Ce n'est pas un hasard si le discours sur la création s'inspire du champ lexical du miraculeux et du merveilleux. En effet, l'image que le mythe du créateur et de la création nous renvoie est celle d'un être confronté à une tâche impossible et à un défi que l'homme ne peut pas, semble-t-il, relever par ses seules forces. D'où la référence aux muscs et surtout au génie qui désigne cet esprit qui nous habite et veille sur nos destinées un peu comme un ange gardien."
e volume réunit quatre études tirées de publications destinées à l'origine à accompagner les enseignants qui emmènent leurs élèves au cinéma. Les films analysés sont: Mon voisin Totoro, Porco Rosso, Le voyage de Chihiro et Ponyo sur la falaise. Pour chacun, un résumé, une bibliographie, une image-ricochet, un déroulant retraçant le film, l'analyse d'une séquence et des promenades pédagogiques.
Les cartons de Jean-Michel Vlaeminckx sont remplis de souvenirs de famille. Les proches qui l'ont entouré et accompagné sa vie durant : Michèle, Tom et ceux que Jean-Michel a accompagnés et suivis : Mary, Chantal, Marion, Jaco, Joachim, Luc et Jean- Pierre, Bouli... La grande famille du cinéma belge était aussi la sienne, sa famille de coeur qu'il admirait. Il a mis tout son savoir-faire au service des créateurs d'images, ceux qui se trouvent derrière la caméra, sur les côtés, hors champ, et devant la caméra. Il leur a donné ce qu'il recevait : reconnaissance, estime et connivence. Sans ces ingrédients, les photos de JMV seraient de simples clichés, témoins d'un réel révolu. Mais ses prises de vue vont au-delà, elles reflètent l'âme du septième art. "Le regard des regards", comme il aimait dire.
Cet ouvrage résolument composite, comme son titre le suggère, s'inscrit dans la suite d'un autre recueil, Twist dans le studio de Velasquez, publié en 1998. Les textes regroupés ici (préfaces, articles, poèmes, récits, embryons de fictions, chansons, entretiens, échanges de mails), ou plus exactement étirés en chapelet, pour une grande majorité de circonstance ou de commande, sont présentés sans retouches (aux corrections d'usage près) par ordre alphabétique. Certains diront peut-être à propos de quelques-uns d'entre eux qu'il s'agit de fonds de tiroir. Absolument ! Et pourquoi le nier ? Je ne cherche pas le moins du monde, en effet, à hiérarchiser ce que j'écris. Par ailleurs, les plus anciens de ces textes ont, de fait, été retrouvés presque par hasard, comme lorsque, ouvrant une malle remplie de vieux papiers, on y découvre des bouts de soi-même oubliés. Leur provenance est indiquée en fin de volume.
Réalisé en 1982 après une longue période de projets avortés et de commandes, Une chambre en ville est à la fois un retour aux sources pour Demy (roman de jeunesse inspiré par l'histoire de son père ; recours à la continuité chantée des Parapluies de Cherbourg) et une saillie insolite dans sa filmographie : un film d'une rare violence surnageant sa curieuse fin de carrière, faite d'audaces maladroites et de franchise décomplexée. Comme en un retour impressionnant du refoulé, le film semble laisser s'épancher l'inconscient qui jusqu'alors ne faisait que craqueler la façade vernie du Demy - monde. Cet essai a pour fil conducteur l'analyse des effets contrastés de la continuité chantée - geste démocratique puissant, jeu passionnant avec le langage et expression d'un combat désespéré contre le principe de réalité. Sans oublier la manière dont Une chambre en ville fait tenir ensemble sur une corde raide, au risque du ridicule et de l'implosion, tant d'éléments contraires (réalisme et artifice, trivialité et lyrisme, sentimentalisme et aigreur), il tente également d'apprivoiser la folie, la beauté ingrate et la profonde étrangeté de ce grand film malade, aussi doux qu'agressif.
« J'avais un sentiment étrange, l'impression d'être deux personnes à la fois. L'une d'elles était Norma Jeane, l'orpheline fille de personne. L'autre était quelqu'un dont j'ignorais le nom. Mais je savais où était sa place. Elle appartenait à l'océan, au ciel, au monde entier... » Elle voulait qu'on la regarde. Mal aimée, étouffée, violée, abandonnée, l'enfant brune et bégayante nommée Norma Jeane Mortensen était prête à tout pour sortir de l'ombre et taire ses blessures. Jusqu'à devenir Marilyn Monroe (1926-1962), créature artificielle, blonde publique, surgie après neuf heures de maquillage et de décoloration. Jusqu'à se laisser dévorer par elle.
Résumé : Une rétrospective unique, illustrée de plus de deux cents photographies ; une vision inédite de l'homme de cinéma qui a écrit parmi les plus belles pages de l'histoire du septième art, devant et derrière la caméra ; une carrière légendaire.
Résumé : Né en Arcadie, dans une Grèce déchirée par l'Occupation et la guerre civile, le jeune Costa-Gavras n'aurait jamais pu imaginer nous emmener comme il le fait aujourd'hui là où il lui était impossible d'aller. Il arrive à Paris en 1955, immigré sans argent. Son rêve : suivre des études. Au hasard des rencontres, il découvrira la Sorbonne, la Cinémathèque d'Henri Langlois, et deviendra rapidement, après avoir fait l'Idhec, l'assistant des plus grands : René Clair, René Clément, Jacques Demy, Henri Verneuil, Jean Becker, Jean Giono, le tout muni d'une carte de travail qui excluait tout assistanat de mise en scène. Il passe à la réalisation avec un premier film coup de poing, Compartiments tueurs. Et enchaîne les succès internationaux avec Z, L'Aveu, Section spéciale, Music Box, Missing, Amen... Il est l'auteur de dix-huit films qui ont autant changé le cinéma que notre manière de voir le monde. Ses Mémoires retracent sa jeunesse, sa vie d'" avant ", et fourmillent de détails sur Hollywood, les acteurs, les tournages, comme sur le rôle majeur qu'il a joué à la Cinémathèque française. On y croise bien sûr des légendes, Luis Bunuel ou John Ford, des actrices et acteurs tels Romy Schneider, Jessica Lange, Jean Seberg, Jack Lemmon, Marlon Brando, John Travolta ou Dustin Hoffman. Mais plus encore, ce livre redonne vie à une magnifique famille de pensée dont il suffit d'évoquer les noms ? Yves Montand, Simone Signoret, Jorge Semprún, Salvador Allende, Arthur et Lise London, Chris Marker, Romain Gary ? pour faire comprendre que Costa-Gavras a été nourri des plus grands rêves de notre époque, comme de ses combats les plus rudes.
Fils du grand impressionniste Pierre-Auguste Renoir, dilettante et non conformiste, bricoleur de génie, Jean Renoir aborde le septième art au milieu des années vingt pour les beaux yeux charbonneux de sa jeune femme, Catherine Hessling, en tournant La Fille de l'eau et Nana. Toujours prêt à expérimenter, entouré d'une équipe d'amis, il aborde le parlant avec son nouveau complice, Michel Simon: La Chienne (1931) et Boudu sauvé des eaux (1932) révèlent un "auteur" burlesque, anarchisant, mais aussi réaliste et humaniste. Alors qu'il s'engage à gauche, Renoir réalise à la fin des années trente La Grande Illusion et La Règle du jeu, chefs-d'oeuvreabsolus, où brillent Gabin, Fresnay, von Stroheim... La guerre entraîne l'exil et Renoir doit se mesurer au cinéma hollywoodien. Pour pouvoir réaliser Le Fleuve, film ambitieux en Technicolor, il lui faudra partir en Inde. De retour en Europe, Renoir rendhommage au monde du spectacle dans Le Carrosse d'or (1953) et French Cancan (1954). Célia Bertin retrace la destinée exceptionnelle d'un artiste accompli. Quatrième de couverture Fils du grand impressionniste Pierre-Auguste Renoir, dilettante et non-conformiste, bricoleur de génie, Jean Renoir aborde le septième art pour les beaux yeux charbonneux de sa jeune épousée, Catherine Hessling. Toujours prêt à expérimenter, entouré d'une équipe d'amis, il embrasse le parlant avec son nouveau complice, Michel Simon: La Chienne et Boudu sauvé des eaux révèlent un auteur burlesque, anarchisant, mais aussi réaliste et humaniste. Alors qu'il s'engage à gauche, Renoir réalise La Grande Illusion et La Règle du jeu, chefs-d'oeuvre absolus, où brillent Gabin, Fresnay, von Stroheim... La guerre entraîne l'exil et Renoir doit se mesurer au cinéma hollywoodien; il lui faudra pourtant partir en Inde pour réaliser un grand film, Le Fleuve. De retour en Europe, Renoir rend hommage au monde du spectacle dans Le Carrosse d'or et French Cancan: c'est à ce "petit théâtre" que Célia Bertin invite le lecteur. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.