Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La création
Zernik Eric ; Collin Denis ; Gault Matthias ; Guen
ATLANDE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782384280063
Nous nous sommes fondés sur la tradition biblique sans nous poser la question de savoir si cette tradition renvoie à un fond de vérité ou si elle est un mythe forgé par notre culture. Car dans tous les cas, si on la considère en tant que simple idée, elle possède la valeur d'un repère et d'une norme. La création au sens théologique nous servira donc de paradigme et de mesure. [...] Les mots "création", "créateur", "créatif' connaissent de nos jours une véritable inflation. On dira qu'un couturier ou un cuisinier est un créatif. On dira aussi qu'un entrepreneur crée une banque, ou même qu'on crée un compte Facebook. Et c'est tout juste si on ne revendique pas aujourd'hui le titre de "créateur" comme un droit universel. Cela prête à sourire évidemment. Et pourtant ces différentes activités présentent un tries lointain rapport avec notre paradigme théologique : elles inaugurent toutes quelque chose de nouveau, qui n'existait pas auparavant. (...] Ce n'est pas un hasard si le discours sur la création s'inspire du champ lexical du miraculeux et du merveilleux. En effet, l'image que le mythe du créateur et de la création nous renvoie est celle d'un être confronté à une tâche impossible et à un défi que l'homme ne peut pas, semble-t-il, relever par ses seules forces. D'où la référence aux muscs et surtout au génie qui désigne cet esprit qui nous habite et veille sur nos destinées un peu comme un ange gardien."
Tout ce dont le candidat a besoin pour le sujet 2024 de l'épreuve de composition de l'agrégation externe de Philosophie. Comme tous les Clefs-concours Philosophie, l'ouvrage est structuré autour des notions et thèmes qui composent le sujet.
En marge de la classification deleuzienne, cet essai tente de proposer une nouvelle typologie des films: une stylistique qui prendrait en compte la place et l'expérience perceptive du spectateur. Sous cet angle, les styles deviennent les différentes manières de faire dévier notre perception ordinaire à partir des contraintes liées au dispositif de réception cinématographique. En variant la distance symbolique du spectateur au film, le champ des possibilités stylistiques s'ouvre - d'un traitement du monde en termes d'image à un dégel de l'image pour en faire un mode.
Transparence de sa baie vitrée, reflets du flipper et chromage des machines à bière et à boissons chaudes, le café multiplie les éclatements et les faux raccords dans notre environnement. Seuil entre un espace public, celui de la rue et de la ville, et un espace privé et intime, celui de nos habitudes et de nos trajets quotidiens, le café est un espace-tampon qui déréalise le monde et nous déporte sans cesse. Ce café-mobile qui reflète les heures de la journée et les saisons de l'année, qui échappe aux grandes institutions et qui reste confiné à la précarité du quotidien, a permis au cinéma d'ouvrir les écrans aux "petits riens" de l'existence qui font l'air du temps. Et ce n'est pas un hasard si le café-bistrot se trouve être le décor privilégié du cinéma de la Nouvelle Vague. Le café, lieu de perdition de la jeunesse, de la paresse et de l'oisiveté, du temps qui passe et du temps perdu, devient le catalyseur parfait d'un cinéma qui se détourne de l'action et s'ouvre à une sentimentalité de comptoir, aux ambiances et aux climats, à cette vibration particulière du quotidien.
100 cartes historiques, politiques, économiques, sociologiques et futuristes accompagnées chacune d'un texte, le tout complété par une galerie de portraits des pays de la région.
S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour des mêmes principes : une sélection de documents de statuts variés : patrimoniaux, méconnus, oubliés ou inédits. Une multiplicité d'angles d'approche, de points de vue, de types d'auteurs, afin de nourrir le sujet dans sa diversité. Des documents de genres et de registres variés, offerts dans leur version française d'origine, au plus près des archives. Une présentation critique qui permet de contextualiser chaque document sans le déflorer. Des outils méthodologiques, notamment bibliographiques.
Du Fail Noël ; Lemoine-Monnerie Claudine ; Le Honz
En France, la littérature du XVIe siècle est dominée par Rabelais. Avec lui, Ronsard, du Bellay et Montaigne monopolisent l'attention et la mémoire. En Bretagne, au XVIe siècle, il n'y aurait eu qu'un seul personnage d'importance : Jacques Cartier, le découvreur du Canada. Il fait suite à la reine Anne de Bretagne et précède Madame de Sévigné parmi "les Bretons qui ont fait la France". Et pourtant ! Sur les bords de la Seiche, un petit affluent de la Vilaine, naît en 1520 un petit Breton qui, cinq siècles plus tard, fait toujours parler de lui : Noël du Fail. Ce magistrat est passé à la postérité pour ses "oeuvres facétieuses", un ensemble de trois livres dont Les Baliverneries d'Eutrapel (1548) sont le plus emblématique. Se déroulant autour de son manoir natal, à Château Letard près de Saint-Erblon, les Baliverneries sont une peinture réaliste et goguenarde de la vie des campagnes dans la Haute-Bretagne de ce temps. Une oeuvre littéraire originale, car Noël du Fail, peintre de moeurs de premier mérite, est le seul à avoir raconté cette atmosphère d'époque qui fleure bon la joie de vivre, cet art de savourer la vie qu'il appelle l'eutrapélie !
Récits de l'Ubaye A l'occasion du cinquantenaire de la disparition du grand écrivain provençal Jean Proal, les éditions Atlande rééditent son recueil de nouvelles, Suite montagnarde, paru en 1948 chez Denoël. Applaudi à sa sortie, ce recueil a été choisi pour son originalité et sa richesse. Il mêle en effet récits d'enfance et d'adolescence, une adaptation théâtrale de son principal roman, Où souffle la lombarde, ainsi qu'une série de nouvelles montagnardes. Tragédies campagardes basées sur des malendus, ces textes décrivent avec une infinie douceur une réalité rèche dans laquelle les êtres et les choses communiquent sans parole. Entre l'homme et la femme, en revanche, règne une incommunicabilité baignée d'amour et chargée du poids des interdits qu'impose la montagne.