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La destruction de Sodome
Vercruysse Jean-Marc ; Gounelle Rémi
PU ARTOIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848322254
Dans le livre de la Genèse, la destruction de Sodome sous "le soufre et le feu" fait partie des catastrophes bibliques au même titre que le Déluge. La ville, associée à Gomorrhe dans sa triste destinée, illustre le sort réservé aux cités pécheresses à cause de leur orgueil et de leur hostilité à l?égard de l?étranger. Bien que Loth et ses filles échappent au désastre, l?épisode démontre l?impossibilité de prévoir le jugement de Dieu et souligne la dureté de la punition. Dans sa fuite, la femme de Loth, qui s?est retournée vers la ville en flammes, est immédiatement transformée en statue de sel. Par la suite, Sodome deviendra le symbole de la perversité sexuelle, la débauche entraînant la condamnation. Le vingt-cinquième volume de la collection Graphè rassemble treize études. L?épisode biblique (Gn 18-19) fait l?objet d?une analyse approfondie au regard notamment de l?archéologie. Puis sont abordées, dans un ordre chronologique, différentes relectures du passage dans le monde juif et chrétien, de l?époque patristique jusqu?à la littérature contemporaine. Deux études portent sur l?interprétation picturale du motif et une autre sur la postérité musicale de la destruction de Sodome.
Partis d'Orient et guidés par une étoile, les Mages souhaitent honorer "le roi des Juifs qui vient de naître" à Bethléem, en lui apportant trois présents: l'or, l'encens et la myrrhe. L'évangile de Matthieu est le seul à attester de cette visite dans la crèche (Mt 2, 1-12) mais il ne considère pas les mages comme des monarques, n'indique pas leur nombre et ne mentionne même pas leur nom. Face à une telle sobriété, la tradition, relayée par la piété populaire, va amplifier, préciser et compléter les quelques éléments historiques et géographiques donnés dans le Nouveau Testament. La visite des Mages fait partie des épisodes bibliques qui ont copieusement nourri l'imaginaire occidental. Jusque-là revue annuelle, Graphè devient une collection à l'Artois Presses Université. Ce vingtième volume rassemble douze études. A partir d'une analyse exégétique du passage matthéen sont retracées les grandes étapes de son interprétation, dans une démarche intertextuelle et pluridisciplinaire, à travers les relectures littéraires, philosophiques et artistiques que la péricope a pu susciter au fil des siècles, de la période patristique jusqu'aux oeuvres contemporaines, et toujours en miroir du texte biblique.
L'ange est par étymologie un messager. Il assume le rôle de médiateur entre le monde céleste et celui les hommes. Les anges sont dits nombreux dans les Ecritures mais rares ceux qui portent un nom. Parmi eux, Gabriel ("Homme de Dieu" ou "Dieu s'est montré fort") apparaît d'abord comme un interprète dans l'Ancien Testament. Il explique à Daniel ses visions et révèle les secrets divins (Dn 8,15-26 ; 9,21-27). Dans les Evangiles, il apprend au prêtre Zacharie qu'Elisabeth, son épouse, donnera naissance à un fils dont le nom sera Jean (Lc 1,11-20). Puis il annonce à Marie qu'elle sera la mère de Jésus (Lc 1,26-28). Plus tard, au sein d'une subtile hiérarchie que l'on doit à Denys l'Aréopagite, Gabriel sera compté parmi les archanges au même titre que Michel et Raphaël. Le vingt-huitième volume de la collection Graphè examine l'évolution de la figure de Gabriel à travers la littérature et les arts. Une première étude retrace les origines bibliques de l'ange à partir de l'épisode de l'Annonciation. Puis sont déroulées les grandes étapes de la réception, du Moyen Age jusqu'à l'époque moderne, avec, en filigrane, une réflexion sur le rapport entre texte et image. Peinture, musique, sculpture, théâtre, roman et poésie sont à tour à tour abordés pour offrir un large panorama de la place de l'ange Gabriel dans la culture occidentale.
Le nouveau volume de la collection Graphè s'intéresse à la rivalité entre les deux frères, Caïn et Abel. Le frère aîné tue son cadet par jalousie. De l'Antiquité à nos jours, les écrivains et artistes ont lu le premier meurtre de l'histoire humaine en s'interrogeant sur la responsabilité du meurtrier et sur l'innocence de la victime. Le récit, fondateur et primordial, met en scène la naissance de la violence et pose de manière crue la question des relations familiales, de la place de l'autre dans sa différence et de l'égalité des chances. Malgré un texte hébreu complexe, voire lacunaire, l'épisode a connu, jusqu'à aujourd'hui, une grande postérité. Les treize études rassemblées dans ce vingt-neuvième volume de la collection Graphè retracent les différentes étapes de l'interprétation du premier meurtre de l'histoire humaine, à partir d'une analyse approfondie du passage biblique (Gn 4, 1-16). Des Pères de l'Eglise à Bob Dylan et Anselm Kiefer, du roman médiéval à la réhabilitation de Caïn sous la plume des Romantiques, dans les littératures française, francophone, italienne et espagnole, artistes n'ont cessé d'interroger l'antagonisme entre les deux frères.
Préfet de la province de Judée dans l'Empire romain au premier siècle de notre ère, Ponce Pilate serait sans doute resté parmi les tâcherons méconnus de l'histoire s'il n'avait été directement lié au procès de Jésus de Nazareth. Le procurateur (selon le titre que lui accordent les récits évangéliques) a suscité de nombreuses interprétations sur sa personnalité, sur son rôle et sur sa responsabilité dans la condamnation de Jésus. A la suite de la crucifixion, Pilate deviendra pour les uns la figure du lâche, pour les autres un être rongé par le remords. La postérité va osciller entre rejet et réhabilitation. Du témoignage de Flavius Josèphe au récent roman d'Eric-Emmanuel Schmitt, l'obscur fonctionnaire a pris peu à peu les dimensions d'un vrai personnage romanesque, complexe et inattendu, jusqu'aux circonstances de sa mort qui, selon les traditions, le conduisent au suicide ou au martyre. Les treize études rassemblées dans ce vingt-deuxième volume de la collection Graphè dressent un portrait contrasté du magistrat romain (et de sa femme Procula) qui mêle histoire, littérature et théologie. La figure de Ponce Pilate donne également lieu à une analyse dans les domaines de la musique et du cinéma.
Cet ouvrage a pour but d'apporter une contribution à la carte mondiale des littératures car il décrit et analyse les empreintes culturelles, soit le genius loci, de la littérature brésilienne traduite en France dans le système culturel et littéraire français au cours du XXe siècle. Il montre comment les traducteurs traduisent (stratégies éditoriales/commerciales, modèles, concepts de traduction et tendances traductionnelles suivies), et se demande s'il y a assimilation de " l'étranger " ou plutôt ouverture vers les innovations dans la langue et la culture. Ces traductions ont non seulement répandu une certaine vision du Brésil, du Brésil français, mais encore construit et projeté, dans l'imaginaire français, une identité nationale brésilienne qui a toujours cours aujourd'hui. Pour appuyer cette idée, il est tenu compte de tout ce qui " environne " les traductions : choix et décisions de traduction, marché de l'édition, profil des traducteurs, contraintes, ainsi que du ciblage du public-lecteur auquel sont dirigées les traductions. Et si, la position du Brésil, de sa culture et de sa littérature en particulier, véhiculée par le choix des auteurs et des œuvres traduites, sur la carte mondiale des littératures, est celle d'un pays " dominé ", l'étude des traductions françaises d'œuvres brésiliennes révèle les rouages complexes du fonctionnement des systèmes culturels et interculturels.
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?