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Tout ira bien. Ghislain Deguine, combattant et résistant d'Albert (1939-1944)
Deguine Hervé
NUVIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9791090831094
Instituteur catholique, père de famille, patriote et pacifiste, rien ne prépare le directeur de l'école Notre-Dame d'Albert, dans le département de la Somme, à prendre les armes pour la défense de son pays. Pourtant, Ghislain Deguine se porte " volontaire pour la durée de la guerre" dès mars 1939, au moment où les Nazis envahissent la Tchécoslovaquie. Affecté à la défense antiaérienne de l'usine aéronautique de Méaulte, il se trouve en première ligne lorsque les Allemands envahissent la France en mai 1940. Dans son journal de marche, il consigne les combats au cours desquels il abat avec sa section plusieurs avions allemands. Démobilisé en août 1940, il rentre chez lui, à Albert, en zone interdite. Mais, le 11 novembre 1940, il emmène discrètement ses élèves fleurir les tombes des soldats anglais : Ghislain Deguine a choisi le camp de la Résistance. Chargé du renseignement et de la presse clandestine au sein du réseau " Arthur ", il anime dès 1941 une filière d'évasion. Son école est un point de ralliement pour prisonniers de guerre évadés, aviateurs alliés, Juifs en fuite et autres civils menacés. Plusieurs membres du réseau sont arrêtés, torturés et fusillés. Instituteur le jour, résistant la nuit, il prépare l'insurrection d'Albert et prend une part active à sa libération le 1' septembre 1944. Ghislain Deguine ne raconta jamais ses années de guerre. Ce livre, écrit a l'intention de ses arrière-petits-enfants, lui rend un hommage posthume. 9 791090 831094 4` édition revue et augmentée
J'ai fait la connaissance de Yossi et Yosefa Sanie' en 1991, à la fin de la premiere guerre du Golfe. J'étais alors volontaire dans un kibboutz de Galilée, à Kfar Hahoresh, où le couple résidait alors. Nous eûmes maintes fois l'occasion de nous rencontrer, en semaine ou durant les longues soirées du shabbat. Nous parlions politique, histoire, littérature, arts, voyages, musique, en anglais le plus souvent, parfois en français, et même en hébreu, puisque je m'initiais alors aux rudiments de la langue. C'étaient, après de longues journées de travail agricole, ou de très longues nuits à l'usine, des moments de réflexion et d'intelligence que j'appréciais particulièrement, au moins autant que les strudels que préparait Yosefa. Nos discussions étaient libres. Nous abordions tous les sujets qui nous inspiraient, sans ordre précis, avec le plaisir du dilettante. Tous, sauf un : avec Yossi, on ne parlait pas du passé. Ou, plus précisément, de son passé. Sur ce point, le silence s'imposait d'évidence. Cette enquête vient combler ce vide. Elle n'apprendra rien que les historiens ne sachent déjà. Mais elle restitue, à travers le destin singulier d'une famille, ce que furent les violences antisémites du siècle passé.
Passionnée par la Chine depuis son enfance, Françoise Grenot-Wang (1949-2008), ou "Fang-Fang" en chinois, a vécu dix ans au coeur de la "Grande montagne Miao" dans le sud de la Chine. Séduite par la majesté du lieu, fascinée par la culture miao et bouleversée par la pauvreté des minorités ethniques, elle a fondé l'association Couleurs de Chine, qui parraine aujourd'hui la scolarité de cinq mille enfants. Tout au long de l'année 2008, "Fang-Fang" a tenu un "blog" dans lequel elle évoque avec humour et passion la vie quotidienne de ces paysans confrontés aux aléas de la nature et aux assauts de la modernité. C'est ce texte qui est reproduit ici, précédé d'un récit évoquant l'itinéraire de celte femme généreuse et déterminée, disparue dans l'incendie de sa maison dans le village de Danian.
3 octobre 1980. Une bombe explose en plein coeur de Paris, devant la synagogue de la rue Copernic: quatre morts, quarante-six blessés. 13 novembre 2008. La gendarmerie royale canadienne arrête un professeur de sociologie de l'université d'Ottawa visé par un mandat d'arrêt international émis par un juge antiterroriste parisien. L'homme, Canadien d'origine libanaise, est soupçonné d'être le poseur de bombe de la rue Copernic. Le juge souhaiterait l'entendre. Vingt-huit années séparent ces deux événements, durant lesquelles l'enquête et la traque menées par des policiers, des juges, des barbouzes et des journalistes n'a jamais vraiment cessé. C'est que l'attentat a marqué les mémoires et qu'il fut le premier d'une sinistre série d'actes sanglants commis à Paris. De Beyrouth à Ottawa, d'Oslo à San Francisco en passant par Damas, Bagdad, Anvers et Paris, l'enquête retrace le parcours des jeunes militants pro-palestiniens, en rupture avec leur organisation et jusqu'au-boutistes, bientôt reconvertis en honorables cadres supérieurs en Amérique du Nord et au Liban... Au-delà de l'élucidation du crime, la justice passera-t-elle?
Sibomana André ; Ménard Robert ; Deguine Hervé ; G
Rwanda, 6 Avril 1994: l'assassinat du Président hutu Habyarimana signe l'arrêt de mort immédiat de "l'ethnie tutsi" ainsi que le massacre des opposants hutu dits "modérés". Près d'un million de tués en trois mois, en présence d'une force onusienne impavide ou dépassée. Avant même la fin de la Colonisation belge et ensuite durant des décennies, "l'ethnie hutu" a été instrumentalisée au service de ses chefs. Là encore, les Occidentaux alliés du régime n'ont rien voulu voir ni entendre. Dans cet entretien prolongé (1996-1997), André Sibomana revient sur le génocide et sur ses conséquences tout aussi dramatiques: la diabolisation des Hutu par le nouveau Pouvoir exclusif tutsi de l'APR/FPR, et leur traque meurtrière dans le vaste Zaïre. La Région des Grands Lacs en sera durablement plombée. L'auteur nous éclaire, de l'intérieur, sur le statut et le rôle de l'Opposition sous les dictatures successives. Il évoque les lourdes responsabilités de l'Eglise Catholique, majoritaire, à laquelle il appartient. Le Rwanda peut-il s'en sortir et comment y parvenir?. La première édition de ce livre date de 1997, et fut traduite en plusieurs langues. En 1998, André Sibomana a payé de sa vie son acharnement à dire la vérité et à agir aux côtés de son peuple meurtri. Cette seconde édition, une décennie plus tard, est augmentée du rapport circonstancié sur sa mort. C'est aussi un hommage à la mémoire d'un combattant courageux et inlassable
Résumé : Ce livre résulte des investigations menées par l'auteur sur la création de valeur que génèrent les systèmes d'information, et donc sur leur effectivité. L'auteur commence par analyser avec précision tous les éléments du " décor numérique " dans lequel apparaissent trois éléments-clé : le sujet, l'objet et l'usage. Ce qui lie et relie le sujet à l'objet, ce sont les relations d'usage qu'ils entretiennent. Ces relations provoquent des interactions qui sont multiples, complexes et diversifiées ; leur mise en évidence permet d'en saisir la portée et de leur donner un sens. L'auteur reconfigure ensuite ce " décor numérique " en situant l'individu dans son rapport aux autres avec l'émergence des communautés, puis l'entreprise dans ses rapports aux clients avec la transformation de son offre, puis l'entreprise dans ses rapports aux salariés avec la convergence entre les sphères privée et professionnelle ; et plus généralement en situant le service rendu par les systèmes d'information dans leurs interfaces avec les utilisateurs ou les usagers. Mais ce livre dépasse le cadre des systèmes d'information. Au-delà de la valeur économique, l'auteur s'interroge sur les valeurs d'effectivité liées à l'usage, lesquelles ne se réduisent pas à une équivalence monétaire, et propose une taxinomie de ces valeurs. Enfin, il dénonce les déviances de notre société qu'exacerbe, sur fond de mondialisation, le développement du monde numérique. Ce qui l'amène à s'interroger sur la finalité des immenses moyens informatiques disponibles aujourd'hui et à dresser un plaidoyer pour l'émergence d'une éthique numérique.
Phelizon Jean-François ; Collier Philippe ; Ménard
Résumé : Après avoir retracé en détail la genèse et l'évolution de l'informatique depuis ses origines, les auteurs de ce livre analysent les raisons des dysfonctionnements souvent constatés dans l'informatisation des organisations. Massivement promu comme un outil " intelligent " et merveilleux, l'ordinateur donne lieu à nombre de malentendus dans l'esprit de ses utilisateurs. Ceux-ci, souvent abusés par un discours idéaliste, projettent sur cet outil d'un caractère très particulier des espoirs qui dépassent le cadre de ses aptitudes. Il en résulte immanquablement des déceptions et des dérives qui affectent les structures organisationnelles à travers les performances de leurs systèmes d'information. Les auteurs ouvrent ensuite plusieurs pistes susceptibles de réduire les distorsions entre les objectifs assignés aux systèmes d'information et les méthodes utilisées pour les développer. L'un des plus grands défis de la société numérique, en effet, est d'arriver à contrer le ralentissement inéluctable de la réactivité des structures organisationnelles dont elle est constituée. Dans cette optique, il apparaît souhaitable de développer des systèmes d'information adaptables réservant une part de " spontané " aux procédures pérennes mises en place. Le livre s'achève sur une vision prospective de la société numérique et de ses limites. Loin de concerner les seuls spécialistes de l'informatique, les principes de gouvernance exposés dans cet ouvrage novateur et pénétrant intéressent tous les dirigeants soucieux de mieux utiliser les ressources de leurs systèmes d'information, ressources désormais décuplées par les possibilités du Web. Comme le dit Bruno Ménard, Président du CIGREF, dans sa Préface : " Il y a dans ce livre des enseignements qui doivent être portés à la connaissance des dirigeants d'entreprises. Ils permettent de lever les incompréhensions passées, mais surtout ils montrent le chemin pour les années à venir. Grâce à leur expérience, Jean-François Phelizon et Philippe Collier nous proposent un nouveau paradigme qui place le facteur humain et les usages des systèmes d'information au coeur du développement compétitif de nos entreprises. "
Résumé : Cet essai est constitué de deux parties. La première est une réflexion critique sur les méthodes scientifiques appliquées dans les sciences sociales. De plus en plus en effet, l'informatisation de la société aboutit à la quantification de l'individu, et l'homme est peu à peu considéré comme un objet qu'on peut manipuler sans qu'il ne réagisse. Les méthodes scientifiques adaptées à l'origine aux sciences de la matière sont alors appliquées dans les sciences de l'homme et de la société sans le recul nécessaire à l'interprétation des résultats qu'elles donnent. La conséquence est évidemment la nécessité de revenir à une approche qui respecte l'individu, sa liberté et sa responsabilité. Cette approche guide la reconstruction du système éducatif proposée dans la seconde partie. Il s'agit à la fois de respecter les valeurs familiales et d'imposer les valeurs démocratiques. Pour limiter les conflits inévitables, les parents doivent pouvoir choisir l'école de leurs enfants en fonction de son projet d'établissement, ce dernier étant établi pour promouvoir la démocratie dans notre société et proposer des compléments éducatifs en toute liberté. C'est par cette liberté donnée aux parents et aux établissements plus que par la contrainte administrative que l'on pourra faire évoluer le système éducatif pour réussir ce qui est l'enjeu principal de l'école, l'intégration de la jeunesse dans la société des adultes.
On connaît La Psychologie des foules de Gustave Le Bon, ouvrage célèbre et toujours réédité depuis 1895. Mais on connaît peu, et même pas du tout, sa Psychologie politique, publiée, elle, en 1910. Or, le lecteur notera, non sans surprise, que la plupart des analyses politiques contenues dans ce livre, qu'elles lui apparaissent, au premier contact, intempestives ou pertinentes, se révéleront, chapitre après chapitre, singulièrement prophétiques. Tout se passe comme si le débat sur le Socialisme ou le Syndicalisme ouvert par Le Bon il y a un siècle était encore, pour le meilleur ou pour le pire, notre débat. D'où une interrogation qui, de pages en pages, de perplexités en enthousiasmes et de certitudes en doutes, ne saurait être esquivée : d'où vient ce curieux sentiment d'une justesse des diagnostics quasi visionnaires de Le Bon ? C'est à cette question ou à cet étonnement que la Relecture d'Alain Panero tente de faire face. Replaçant les idées de la Psychologie politique dans le contexte anti-kantien et post-darwinien de l'époque, il donne à voir les surprenants soubassements ontologiques qui sous-tendent la vision politique de Le Bon, et qui, contre toute attente, n'ont rien à envier aux perspectives onto-phénoménologiques les plus contemporaines. Redevenu sensible au formidable potentiel post-métaphysique (anti-substantialiste, et même anti-subjectiviste) d'une intuition lebonienne qui prend sa source dans l'observation des foules, mais aussi sans doute dans les données de la microphysique naissante, le lecteur ne s'étonnera plus dès lors de la prégnance d'une pensée dont l'actualité s'explique par sa radicalité même.