Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Reconstruire l'école
Foucart Thierry ; Ferréol Gilles
NUVIS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782363670090
Cet essai est constitué de deux parties. La première est une réflexion critique sur les méthodes scientifiques appliquées dans les sciences sociales. De plus en plus en effet, l'informatisation de la société aboutit à la quantification de l'individu, et l'homme est peu à peu considéré comme un objet qu'on peut manipuler sans qu'il ne réagisse. Les méthodes scientifiques adaptées à l'origine aux sciences de la matière sont alors appliquées dans les sciences de l'homme et de la société sans le recul nécessaire à l'interprétation des résultats qu'elles donnent. La conséquence est évidemment la nécessité de revenir à une approche qui respecte l'individu, sa liberté et sa responsabilité. Cette approche guide la reconstruction du système éducatif proposée dans la seconde partie. Il s'agit à la fois de respecter les valeurs familiales et d'imposer les valeurs démocratiques. Pour limiter les conflits inévitables, les parents doivent pouvoir choisir l'école de leurs enfants en fonction de son projet d'établissement, ce dernier étant établi pour promouvoir la démocratie dans notre société et proposer des compléments éducatifs en toute liberté. C'est par cette liberté donnée aux parents et aux établissements plus que par la contrainte administrative que l'on pourra faire évoluer le système éducatif pour réussir ce qui est l'enjeu principal de l'école, l'intégration de la jeunesse dans la société des adultes.
Un pan entier de l'activité des grandes entreprises consiste aujourd'hui à manipuler la science. Confrontés aux faits, les industriels utilisent le discours scientifique comme un instrument de propagande pour instiller le doute. Les fabricants de tabac sont les premiers à avoir recruté des faux experts, fait publier des études biaisées, organisé des fausses conférences scientifiques et corrompu des sociétés savantes afin de convaincre que le tabac n'était peut-être pas responsable du cancer du poumon. Les mêmes procédés ont été remis au goût du jour pour dédouaner l'amiante de ses méfaits, pour relativiser ou nier le réchauffement climatique, pour faire du déclin des abeilles un «mystère» sans lien avec les nouvelles générations d'insecticides. Ils sont également à l'?uvre dans l'affaire du bisphénol A, l'un des plus graves scandales sanitaires de ces dernières décennies. Quant au «débat» sur les OGM, cela fait bien longtemps qu'il n'a plus rien à voir avec la science. Les intérêts en jeu sont trop colossaux pour laisser les chercheurs s'exprimer librement... Au-delà de tout militantisme, La Fabrique du mensonge décortique les mécanismes de ces man?uvres et montre comment abîmer la science et détruire le savoir met nos vies en danger.
Résumé : En 2009, au sommet de Copenhague, la communauté internationale, qui se retrouve en novembre 2015 à Paris, promettait de maintenir le réchauffement sous le seuil d'une augmentation de 2°C, par rapport à la température moyenne de la période préindustrielle. Cet engagement ne sera pas respecté. Il est désormais trop tard : les Etats-Unis devraient faire baisser leurs émissions de 15 % par an, la Chine de 10 % par an, l'Europe de 6 % par an. Vu les inerties combinées du système économique mondial et de la machine climatique, il est devenu illusoire de conserver un climat stabilisé sous cette limite. Le temps que nous avions pour agir, nous l'avons perdu en tergiversations, en vaines discussions. Comment et pourquoi la science climatique a-t-elle été si longtemps ignorée, relativisée, mise en doute ? Pourquoi des chercheurs qui ont bataillé, dans les années 1980, aux côtés des cigarettiers reprennent-ils du service sur le dossier climatique et appliquent-ils les mêmes stratégies que celles jadis mises en oeuvre pour minimiser les risques du tabac ou de l'amiante ? Dans les coulisses de cette bataille, où Stéphane Foucart nous fait pénétrer, le lecteur trouve pêle mêle l'ignorance, le mensonge et la manipulation. Le constat est glaçant : c'est tout un domaine d'étude dont la vérité est menacée de disparition . Au risque de démobiliser l'opinion et d'encourager l'inaction des politiques et d'abandonner toute éthique scientifique. Cet ouvrage a originellement paru chez Denoel en 2010 sous le titre Le populisme climatique. Enquete sur Claude Allègre et les ennemis de la science .
Alors là non... Papia n'est pas une enfant comme les autres. Il se dit même qu'elle n'est pas dans le bon corps ! Mais peu importe, entourée d'une famille pour le moins burlesque elle décide de prendre en main cette vie qui n'est pas la sienne et de la re
Revue de presse Stéphane Foucart est journaliste scientifique au Monde et s'intéresse en particulier à la climatologie. En 2012 il a reçu, avec Sylvestre Huet, le prix Diderot-Curien.
On connaît La Psychologie des foules de Gustave Le Bon, ouvrage célèbre et toujours réédité depuis 1895. Mais on connaît peu, et même pas du tout, sa Psychologie politique, publiée, elle, en 1910. Or, le lecteur notera, non sans surprise, que la plupart des analyses politiques contenues dans ce livre, qu'elles lui apparaissent, au premier contact, intempestives ou pertinentes, se révéleront, chapitre après chapitre, singulièrement prophétiques. Tout se passe comme si le débat sur le Socialisme ou le Syndicalisme ouvert par Le Bon il y a un siècle était encore, pour le meilleur ou pour le pire, notre débat. D'où une interrogation qui, de pages en pages, de perplexités en enthousiasmes et de certitudes en doutes, ne saurait être esquivée : d'où vient ce curieux sentiment d'une justesse des diagnostics quasi visionnaires de Le Bon ? C'est à cette question ou à cet étonnement que la Relecture d'Alain Panero tente de faire face. Replaçant les idées de la Psychologie politique dans le contexte anti-kantien et post-darwinien de l'époque, il donne à voir les surprenants soubassements ontologiques qui sous-tendent la vision politique de Le Bon, et qui, contre toute attente, n'ont rien à envier aux perspectives onto-phénoménologiques les plus contemporaines. Redevenu sensible au formidable potentiel post-métaphysique (anti-substantialiste, et même anti-subjectiviste) d'une intuition lebonienne qui prend sa source dans l'observation des foules, mais aussi sans doute dans les données de la microphysique naissante, le lecteur ne s'étonnera plus dès lors de la prégnance d'une pensée dont l'actualité s'explique par sa radicalité même.
Résumé : L'objet de ce livre est de montrer comment l'absence d'entretien du réseau ferré français, couplé au développement irresponsable des nouvelles lignes à grande vitesse (LGV), qui doublent souvent des voies classiques sous-utilisées, est une véritable machine infernale qui oppose deux entreprises publiques : la SNCF et RFF, toutes deux surendettées. Pour les auteurs, ces LGV sont des infrastructures somptuaires. Elles visent une " élite circulatoire " et ne s'inscrivent pas dans le cadre d'un développement durable. Bien plus, elles accentuent une hyper-mobilité qui va à l'encontre des objectifs affichés par le Grenelle de l'Environnement. " La priorité sociale, écrivent-ils, c'est de permettre aux voyageurs du quotidien, de se déplacer dans des conditions minimales de confort et de ponctualité, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. " Comment arrêter ces locomotives emballées que sont les nouvelles LGV ? II faudrait d'abord que les responsables politiques précisent les missions floues de ces administrations dont ils ont la supervision. L'inanité de certains projets apparaîtrait alors avec évidence. En auront-ils le courage ? Se rendront-ils un jour à la raison ? Les auteurs de ce livre extrêmement documenté osent encore l'espérer.
Phelizon Jean-François ; Collier Philippe ; Ménard
Résumé : Après avoir retracé en détail la genèse et l'évolution de l'informatique depuis ses origines, les auteurs de ce livre analysent les raisons des dysfonctionnements souvent constatés dans l'informatisation des organisations. Massivement promu comme un outil " intelligent " et merveilleux, l'ordinateur donne lieu à nombre de malentendus dans l'esprit de ses utilisateurs. Ceux-ci, souvent abusés par un discours idéaliste, projettent sur cet outil d'un caractère très particulier des espoirs qui dépassent le cadre de ses aptitudes. Il en résulte immanquablement des déceptions et des dérives qui affectent les structures organisationnelles à travers les performances de leurs systèmes d'information. Les auteurs ouvrent ensuite plusieurs pistes susceptibles de réduire les distorsions entre les objectifs assignés aux systèmes d'information et les méthodes utilisées pour les développer. L'un des plus grands défis de la société numérique, en effet, est d'arriver à contrer le ralentissement inéluctable de la réactivité des structures organisationnelles dont elle est constituée. Dans cette optique, il apparaît souhaitable de développer des systèmes d'information adaptables réservant une part de " spontané " aux procédures pérennes mises en place. Le livre s'achève sur une vision prospective de la société numérique et de ses limites. Loin de concerner les seuls spécialistes de l'informatique, les principes de gouvernance exposés dans cet ouvrage novateur et pénétrant intéressent tous les dirigeants soucieux de mieux utiliser les ressources de leurs systèmes d'information, ressources désormais décuplées par les possibilités du Web. Comme le dit Bruno Ménard, Président du CIGREF, dans sa Préface : " Il y a dans ce livre des enseignements qui doivent être portés à la connaissance des dirigeants d'entreprises. Ils permettent de lever les incompréhensions passées, mais surtout ils montrent le chemin pour les années à venir. Grâce à leur expérience, Jean-François Phelizon et Philippe Collier nous proposent un nouveau paradigme qui place le facteur humain et les usages des systèmes d'information au coeur du développement compétitif de nos entreprises. "
Résumé : Le marché français des logiciels et services pèse plus de 30 milliards d'euros et emploie 337000 salariés. Ce qui en fait l'un des tout premiers secteurs de l'économie française. Nés au début des années 60, de la mise sur le marché des premiers ordinateurs programmables, les métiers du service constituent une formidable saga qui a porté en un peu plus de 40 années quelques start-up au CAC 40. La SSII à la française est aussi le fruit d'une réglementation particulière et unique dans les grands pays développés. Alors qu'ailleurs se développaient de puissants groupes industriels de services, faisant appel à une main d'oeuvre indépendante, la SSII à la française s'est longtemps comportée comme un fournisseur de main d'oeuvre pour ses clients. Même s'il est exagéré de parler de facilité, 40 années de croissance ininterrompue ou presque, 40 années de révolutions technologiques (une tous les 10 ans en moyenne), 40 années de demande supérieure à l'offre ont fait des services informatiques un secteur florissant. Mais, dans ce secteur comme dans tant d'autres, seuls les meilleurs se sont imposés. Rien que sur la dernière décennie, moins de 20% des entreprises ayant pignon sur rue ont véritablement pris une place importante sur le marché, près de 40% ayant disparu ou ayant été intégrées à des groupes plus importants. Cet ouvrage traite du modèle de développement des SSII françaises, à travers une analyse historique, économique et organisationnelle. Le propos est complété par des interviews de dirigeants historiques, Pierre Pasquier (Sopra), Serge Kampf (Capgemini), Jean Carteron (Steria), de survivants de l'éclatement de la bulle Internet (Micropole-Univers) et de dirigeants emblématiques du secteur (Atos, Capgemini, Sopra, Steria...).