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Emile perverti. Ou des rapports entre l'éducation et la sexualité
Schérer René
DU ROCHER
21,10 €
Épuisé
EAN :9782268059303
L'idéal de la pédagogie moderne, cette inquisition qui veut forcer les derniers retranchements du " mystère " de l'enfance en la psychologisant, ce n'est, au fond, ni l'adaptation ni la formation de tous sur le même modèle, encore moins la répression ouverte : c'est que rien de l'enfant n'échappe à son tuteur. L'?il omniprésent, le panoptique. Alors seulement, de cette surveillance panoptique peuvent bien découler l'uniformité et l'interdiction, mais aussi le plus grand libéralisme. Car, tant qu'elle subsiste, rien n'est fondamentalement changé. Etre sous le regard, le savoir et ne pouvoir échapper, n'est-ce pas la plus subtile des prisons ? Il n'y a pas de " sexualité de l'enfant ", écrit Schérer Il n'y a pas d'enfant car l'enfant procède de l'homme, il est une création systématique de l'homme. Il ne s'agit pas seulement de retirer ses chaînes à l'enfant, mais il s'agit essentiellement de déconstruire un système où l'enfant est l'illusoire supplément de l'adulte, et de tisser sur les terrains et les corps déblayés une multitude de relations transversales, non pédagogiques. James, Gombrowicz, Rilke nous en disent plus, le livre de Schérer le prouve assez, que toutes les études sur l'enfance. Et là où " Emile perverti " nous touche le plus, c'est dans son lyrisme exacerbé... son mode d'écriture lui-même est passionnel. Guy Hocquenghem
Dans cet ouvrage inédit, le dernier auquel il aura travaillé, Daniel Bensaid établit, en philosophe, la généalogie du désespoir révolutionnaire et de ce qu'il appelle le "nihilisme de la renonciation" tels qu'ils s'inscrivent, selon lui, au coeur même de la pensée intellectuelle radicale, dès les années 1960. Car c'est bien à une sorte de "front secondaire" que le philosophe et militant inlassable qu'il fut entreprend ici de s'opposer: le front de ceux qui s'emploient à démontrer - fût-ce pour le déplorer - que le capitalisme ne connaît aucun dehors et sa domination, aucune limite (Marcuse, Debord, Baudrillard...). À ces thèses - ici décrites et analysées dans le détail -, Daniel Bensaïd oppose une nouvelle fois le "principe espérance" d'Ernst Bloch, et la nécessité stratégique d'accorder toute leur importance aux "refus divers", ceux appelant à un monde autre, même si aucun grand récit ne permet plus d'en définir le sens. "Penser politiquement, c'est penser historiquement. C'est concevoir le temps politique, comme un temps brisé, discontinu, rythmé de crises. C'est penser la singularité des conjonctures et des situations. C'est penser l'événement non comme miracle surgi de rien mais comme historiquement conditionné, comme articulation du nécessaire et du contingent, comme singularité politique".
Résumé : L'intérêt des textes regroupés, et formant un ensemble progressif - mais progressif au sens des séries de Charles Fourier qui déploient un éventail de combinaisons autour d'un pivot, et non à l'instar du Progrès moderne unilatéralement conçu comme une avancée de la domination de la technique sur la Nature - est de se relier toujours à la crise, de la côtoyer, de la longer avant de savoir en quel point, sinon la trancher, du moins la couper. Une transversalité, j'aimerais à le croire, au sens que Félix Guattari, en 1969, donnait à ce mot : couper transversalement en se moquant des ordres de préséance, des hiérarchies, les sociales comme celles du savoir. On rencontrera ainsi la crise de l'humanisme, la crise du sujet, la crise de la morale et celle de la communication, avant de couper dans le vif des passions avec Fourier, précisément. Nietzsche plusieurs fois relu, qui a nommé la crise de notre modernité et se confond avec elle ; un ton hérétique retrouvant un sens incontournable de la réalité, après avoir choisi la " ligne de fuite " de l'utopie ; ou plutôt, ou mieux, par la ligne de fuite de l'utopie. Certes, cela ne forme que des jalons, un repérage, en marge d'études plus complètes et circonstanciées. Le mérite de ces jalons, plus retrouvés que recherchés, est d'établir, je crois, une certaine logique, sinon une continuité entre des publications qui ont paru répondre, souvent, au pur ordre de la dispersion. Il arrive ainsi que sur une route, se retournant, on découvre une perspective et que l'on aime faire le point.
Publié pour la première fois en 1993, conçu lors de la guerre du Golfe ", en 1991, cet essai est loin d'avoir perdu de son actualité. Il paraît, au contraire, singulièrement opportun à l'heure d'une mondialisation qui, au lieu de les dissiper, ravive les peurs et les conflits, de rappeler au monde que notre planète ne sera habitable qu'au prix d'une hospitalité universelle. L'hospitalité, placée dans l'Antiquité sous un patronage divin, s'ouvre à l'imaginaire aussi bien qu'à la réflexion juridique. Et le philosophe Kant a vu en elle le principe même d'un droit international. Pourtant, les jugements hâtifs des politiques ont tendance à la reléguer, comme une survivance archaïque, dans les coulisses de l'histoire. En la produisant en avant-scène, en l'exposant sous ses différentes formes, René Schérer rappelle que l'hospitalité excède le Droit qu'elle fonde, qu'elle assure le fonctionnement de tout rapport à autrui et à soi. Elle préside au processus d'une subjectivation tant individuelle que collective, tant esthétique qu'érotique; substituant, à la crainte de l'étranger, la joie de l'accueillir. Elle est, avant tout et finalement, une manière heureuse d'exister. L'hospitalité s'adresse à nous comme la folie de notre époque; c'est-à-dire à la semblance de celle dont Erasme, à l'orée des Temps modernes, faisait l'éloge, comme sa vraie Raison."
Interrogeant, à nouveau, le sens des pénalités, Tony Ferri explore, dans ce livre, la question difficile et décisive de savoir d'où vient le besoin insatiable de punir. Comment, en effet, comprendre l'attitude du corps social, du législateur, des gens prétendument bien insérés lorsqu'ils lancent des appels appuyés, parfois nerveusement, les yeux exorbités et les lèvres écumantes, à réprimer toujours davantage ceux qu'ils vomissent sous le nom de délinquants ? Comment expliquer l'intarissable inflation punitive ? La hausse des condamnations procède-t-elle d'une tendance des individus à commettre plus facilement des infractions aujourd'hui qu'hier ou, au contraire, d'un désir océanique d'intolérance, voire d'une compulsion incompressible de punir ? Au fond, quels sont les ressorts cachés des condamnations ? Bien loin qu'une supposée "nature humaine" commande le comportement infractionnel, l'auteur met ici le doigt sur les effets délétères de la création perpétuelle de nouveaux délits, sur le caractère hystérique et pathologique de la montée de l'intolérance, sur les conséquences inquiétantes de la gestion d'un contentieux devenu explosif, sur le malheur social tenant au maintien, à un haut niveau, du régime de l'enfermement. Au rythme où vont les condamnations, après la création, en réalité assez récente au regard de l'histoire des pénalités, de délits relatifs, par exemple, à la conduite sans permis, à l'établissement de chèques sans provision ou au non-paiement de la pension alimentaire, il y a tout lieu de se demander si les gens apparemment bien sous tous rapports, qui appellent de leurs voeux la multiplication et le durcissement des peines, ne seront pas ceux qui, demain, seront placés sous écrou ou sous surveillance électronique...
Ce livre couronne l'étude du Rite Écossais Ancien et Accepté commencée avec le volume dédié à l'Apprenti. Il décrit les degrés du quinzième au trentième, et donne aussi des indications sur les trois derniers. Il trace ainsi une fresque comprenant des grades aussi prestigieux et significatifs que le superbe Chevalier d'Orient (quinzième), le merveilleux Chevalier Rose-Croix (dix-huitième), l'ésotérique Chevalier du Soleil (vingt-huitième), le controversé Chevalier Kadosch (trentième) ainsi que, dans une moindre mesure, le très initiatique Prince du Royal Secret (trente-deuxième). Les autres degrés ne sont pas négligés pour autant et font chacun l'objet d'une étude spécifique, qu'ils proviennent du Rite de Perfection en vingt-cinq degrés ou d'un autre système. Le cycle maçonnique de la construction du Temple de Salomon s'est achevé au quatorzième degré. Le Rite aborde à présent de nouveaux thèmes dont cet ouvrage souhaite révéler l'apport. Des passages sont ainsi consacrés à la Chevalerie, à la Rose-Croix, à l'alchimie, à l'épopée biblique et au Christ. Il évoque également la situation confuse des hauts grades en France à la fin du XVIIIe siècle, la naissance et la propagation du Rite de Perfection à la même époque aux Antilles et en Amérique, puis la création du REAA en trente-trois degrés et la naissance du premier Suprême Conseil à Charleston en 1802. L'ensemble se réfère, dans la mesure du possible, à l'esprit des rituels du XVIIIe siècle, et tente de gommer les interprétations parfois contestées des XIXe et XXe siècles. Il s'adresse donc aux pratiquants du Rite quelle que soit leur Juridiction. Il faut toutefois avouer, comme dans le cas du volume consacré aux degrés de Perfection, que la tâche a été grandement facilitée par le retour aux sources effectué à la fin du XXe siècle par le Suprême Conseil de France.
Résumé : Le 23 octobre 1956, le sang coule à Budapest. Un peuple de 10 millions d'habitants en défie un autre de 220 millions qui possède la plus forte armée du monde : l'URSS, le pays aux cent divisions. Armés de "cocktails Molotov", étudiants, ouvriers, femmes et tout jeunes enfants, affrontent les chars de l'Armée rouge. Au prix d'un héroïsme inouï, qui bouleverse les correspondants de presse du monde entier, ils en détruisent plusieurs centaines. La révolution hongroise qui s'est poursuivie en résistance passive aux conséquences inhumaines pour la population, a fait des milliers de morts et de blessés et poussé 200 000 Hongrois à l'exode. Elle a aussi provoqué en Occident une crise de conscience qui a ouvert les yeux à plus d'un admirateur de la "grande lueur à l'Est". Cette autre révolution d'Octobre, fondée sur le retour de la nation, ruinait l'aura de la " mère des révolutions " porteuse du rêve policier et sanglant de l'internationalisme prolétarien. À cette insurrection, il n'aura manqué ni la trahison la plus vile (qui a laissé une tache sur l'honneur de la légendaire armée rouge), ni l'obscure manoeuvre des États-Unis d'Amérique qui, derrière le paravent de l'indignation, ont délibérément instrumentalisé cette tragédie, via l'ONU, pour en faire le test de leur volonté de coexistence pacifique. Fondé sur les archives soviétiques et américaines et les recherches les plus récentes, cet ouvrage dévoile les multiples aspects de cette "Révolution antitotalitaire", qui sonnait en réalité le glas de l'empire soviétique et du communisme. Il y a des défaites plus prometteuses que des victoires.
Résumé : Porte-parole de toute une jeunesse, Daniel Balavoine est un symbole de la variété française des années quatre-vingt. Il nous a laissé de nombreux tubes qui, aujourd'hui encore, résonnent en chacun de nous. Le rêve de ce rebelle au grand coeur s'est achevé brutalement à l'âge de 33 ans, le 14 janvier 1986, lors d'un funeste Paris-Dakar. Trente ans après la mort du chanteur, Fabien Lecoeuvre nous raconte sa carrière et nous livre les secrets confiés par Balavoine lors d'une interview réalisée en 1978 et restée inédite. À la pointe de tous les combats, celui qui affirmait, vingt-six jours avant le drame : " Il est toujours trop tôt pour mourir ", est entré dans la légende. Il est parti dans un bruit d'enfer avant d'avoir pu donner raison à tous ceux qui l'aimaient.