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La compulsion de punir
Ferri Tony ; Schérer René ; Villerbu Loick M.
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782343065854
Interrogeant, à nouveau, le sens des pénalités, Tony Ferri explore, dans ce livre, la question difficile et décisive de savoir d'où vient le besoin insatiable de punir. Comment, en effet, comprendre l'attitude du corps social, du législateur, des gens prétendument bien insérés lorsqu'ils lancent des appels appuyés, parfois nerveusement, les yeux exorbités et les lèvres écumantes, à réprimer toujours davantage ceux qu'ils vomissent sous le nom de délinquants ? Comment expliquer l'intarissable inflation punitive ? La hausse des condamnations procède-t-elle d'une tendance des individus à commettre plus facilement des infractions aujourd'hui qu'hier ou, au contraire, d'un désir océanique d'intolérance, voire d'une compulsion incompressible de punir ? Au fond, quels sont les ressorts cachés des condamnations ? Bien loin qu'une supposée "nature humaine" commande le comportement infractionnel, l'auteur met ici le doigt sur les effets délétères de la création perpétuelle de nouveaux délits, sur le caractère hystérique et pathologique de la montée de l'intolérance, sur les conséquences inquiétantes de la gestion d'un contentieux devenu explosif, sur le malheur social tenant au maintien, à un haut niveau, du régime de l'enfermement. Au rythme où vont les condamnations, après la création, en réalité assez récente au regard de l'histoire des pénalités, de délits relatifs, par exemple, à la conduite sans permis, à l'établissement de chèques sans provision ou au non-paiement de la pension alimentaire, il y a tout lieu de se demander si les gens apparemment bien sous tous rapports, qui appellent de leurs voeux la multiplication et le durcissement des peines, ne seront pas ceux qui, demain, seront placés sous écrou ou sous surveillance électronique...
En France, plus de 70 000 personnes sont incarcérées ; le nombre de détenus baisse partout en Europe, sauf dans notre pays. Prisons surpeuplées, traitements inhumains, conditions d'hygiène déplorables... la France est régulièrement condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme. Pourtant, la seule réponse des politiques est de construire toujours plus de prisons... On ne peut que constater l'échec de notre système carcéral qui génère des réflexes de délinquance et de rejet de la société. Ce modèle, à bout de souffle, aboutit au contraire de ce qu'il veut promouvoir ; il n'apporte aucune réponse aux problèmes d'incivilité et engendre la contamination de la délinquance, la radicalisation des comportements. Il pousse les détenus à commettre des violences à l'intérieur même de la prison ou à passer à l'acte dès leur libération. On aura beau construire de plus en plus d'établissements pénitentiaires, ils créeront toujours plus de surpopulation carcérale, de promiscuité, de haine et donc de récidive. Renverser notre raisonnement sur l'enfermement, c'est se poser la question de l'indemnisation des victimes et celle de la réinsertion des condamnés. Il faut définir de nouvelles conditions d'organisation et imaginer de nouveaux espaces de retenue pour une minorité de gens. Une réorganisation, de fond en comble, de notre manière de concevoir la privation de liberté est indispensable. Nous nous devons d'envisager d'autres formes d'accompagnement pénal et social qui tiennent compte de la personne et prennent le parti de la réconciliation aussi bien entre les délinquants et leurs victimes qu'entre le coupable et la collectivité.
Qu'est-ce qu'être frappé d'une condamnation pénale aujourd'hui ? Quelles sont les logiques qui président à la mise en oeuvre des pénalités contemporaines ? Dans la mesure où, après avoir aboli la peine de mort, la France réfère maintenant son pouvoir de punir sur l'emprisonnement massif et le développement constant du placement sous surveillance électronique, ce livre se propose de décrire la réalité, les caractéristiques, les mécanismes et les rationalités des pénalités contemporaines (emprisonnement, peine de mort, bracelet électronique...), afin d'en révéler les rouages, les structures, les dérives. Il vise également à inviter le lecteur à se poser la question décisive suivante : à la lumière de ces déterminations, et au nom de la dignité, est-il désormais envisageable, souhaitable, et même requis de déplacer la frontière entre le possible et l'impossible dans le champ pénal, et donc d'explorer, dans ce champ, de nouvelles possibilités ?
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !