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L'ABBAYE TOURNAISIENNE DE SAINT-NICOLAS-DES-PRES, DITE ENCORE DE SAINT-MEDARD OU SAINT-MARD (1126-17
PYCKE J
TOURNAI ART
29,00 €
Épuisé
EAN :9782874190148
Le riche fonds d'archives de l'abbaye tournaisienne de Saint-Nicolas-des-Prés, dite encore de Saint-Médard ou de Saint-Mard, conservé aux Archives et Bibliothèque de la Cathédrale de Tournai, minutieusement classé, permettra de renouveler l'histoire de cette abbaye de chanoines réguliers qui, aux côtés de l'abbaye bénédictine de Saint-Martin et de la trentaine d'autres institutions religieuses locales, a participé étroitement à sept siècles d'histoire de Tournai. Pour susciter cette étude, ce volume dresse un état de nos connaissances pour l'histoire de l'abbaye aux 12e-16e siècles, renouvelle son histoire pour les 17e et 18e siècles, éclaire d'un jour nouveau son transfert dans le quartier de Sainte-Marguerite explique le cinquième transfert de l'abbaye à la rue des Jésuites et présente le contexte dans lequel eut lieu la suppression du monastère en 1795. Ainsi que nous l'avions fait dans le volume de la même collection consacré à l'église paroissiale Sainte-Marie-Madeleine, nous avons cherché à sensibiliser le grand public à la richesse et à la sauvegarde de son patrimoine culturel, essayant de coupler une approche historique classique à une approche patrimoniale. Ceci explique l'abondante illustration de ce volume. Que sont, en effet, devenus les églises et les presbytères reconstruits par une abbaye qui en a prélevé la dîme pendant des siècles ? Les anciennes fermes abbatiales ne sont-elles pas à leur manière des témoins de la vie quotidienne de ces générations de chanoines réguliers recrutés pour la plupart dans nos régions ? Que reste-t-il des orgues, des autels, des sculptures, des orfèvreries, des peintures, des cloches, de la bibliothèque de cette maison qui fait partie de notre histoire ?
Vinci au Clos Lucé, les impressionnistes à Giverny, Renoir au jardin d'Essoyes, Dali à Portlligat, Cézanne à Aix-en-Provence, Frida Kahlo à Coyoacan, Kandinsky au jardin de Murnau, Rubens à Anvers, les préraphaélites au manoir de Kelmscott, les peintres de Skagen, de Charleston... Ce livre propose un voyage à la découverte des jardins, ateliers, maisons où de grands artistes ont vécu et peint. Tous ces peintres, seuls ou en groupe, ont puisé leur inspiration dans cette activité consistant à faire pousser des fruits, des légumes, des fleurs. Alliant jardinage et peinture, ils ont transposé sur leurs toiles le végétal et ont imprégné leurs jardins de leur esprit créatif. Se promener aujourd'hui dans ces 20 jardins, tous ouverts à la visite, apporte un éclairage puissant sur leur vie et leur oeuvre.
Guyotjeannin Olivier ; Pycke Jacques ; Tock Benoît
Résumé : Des diplômes des rois mérovingiens aux brèves notariales, des privilèges pontificaux aux actes d'officialité, des notices aux chartes scellées, les actes écrits constituent une source de premier ordre pour les médiévistes. Leur nombre, on les compte par centaines de milliers, la précision de leurs informations, la diversité de leur objet justifient cette place. Dans leur interprétation, pourtant, les difficultés abondent. Les falsifications s'y sont de tous temps glissées, qu'il faut dépister. Les documents sincères, de loin les plus nombreux, ménagent des pièges plus sournois. La rigidité des formulaires est garante d'authenticité ; il faut y jauger la part des traditions et des routines, des sous-entendus et des mensonges, des lieux communs et des codes. Pour ce faire, depuis plus de trois siècles, la diplomatique a accumulé les observations permettant de séparer le faux du vrai. Mais elle a aussi suivi l'évolution de la discipline historique, portant ses regards sur le langage stéréotypé dont les actes usent e. abusent, sur la place de l'écrit dans les sociétés médiévales, sur la circulation des modèles entre chancelleries, sur la formation e le contrôle des écrivains professionnels. Reflet d'une culture, symbole d'un pouvoir, les sources diplomatiques ont encore beaucoup à révéler. Le présent ouvrage invite à la découverte de ces chantiers multiples et introduit au maniement des sources et de la bibliographie. Il explique comment examiner les actes, en expose l'élaboration, en retrace la tradition, du brouillon aux copies. Il indique les grandes pistes pour retrouver les actes, inédits et publiés, le critiquer, les éditer. Un choix de quarante-trois documents, reproduits, transcrits, analysés et commentés, illustre la richesse du matériau et la diversité des questions.
Le magnifique " Livre des serments " de la cathédrale de Tournai, qui est aussi l'unique " livre enchaîné " conservé à la cathédrale, contient, comme son nom l'indique, le texte du serment que devait prêter quiconque était en relation avec la cathédrale, qu'il soit évêque ou maître d'école, ecclésiastique ou laïc, employé par la cathédrale ou autorité de la ville. Pas moins de soixante serments concernent ainsi le responsable des bois de la cathédrale, le receveur de l'hôpital, les maîtres d'école, ceux qui perçoivent l'impôt sur le vin, la bière ou l'hydromel dans les tavernes de la ville, les maçons, les vitriers, les plombiers, les clochemans, les vérificateurs des comptes, les échevins de la cité, les abbés du diocèse, les chapelains, les chantres, et même le souverain prévôt de la ville ! Ces serments rédigés en moyen français ou en latin sont édités ici pour la première fois. Pour les rendre accessibles au plus grand nombre, chaque article de chaque serment est précédé d'un résumé en français moderne. Trois guides vous y introduisent : un glossaire des termes latins, un autre des termes romans et un généreux index des matières. A travers ces documents, ce sont deux nouvelles pages de l'histoire de Tournai et de la vie de la cathédrale au sens large qui se présentent au lecteur curieux L'examen codicologique du manuscrit, largement illustré, a pu déterminer la date précise de ce précieux manuscrit (1386), renforçant ainsi l'hypothèse de travail de M. Dominique Vanwijnsberghe, qui avait vu dans l'enluminure du superbe frontispice (au milieu d'un décor floral, des animaux de basse cour mettent en fuite le renard...) une oeuvre de jeunesse de l'enlumineur tournaisien Jean Semont.
Le quatrième volume des Archives et Manuscrits précieux tournaisiens se penche cette année sur deux manuscrits conservés à la Cathédrale de Tournai : le livre d'heures de la famille Lefèbvre et le Livre des serments qui a fait l'objet d'une édition en 2010. Il scrute attentivement trois manuscrits musicaux de la cathédrale très vraisemblablement apparentés, parmi lesquels figure la célèbre Messe de Tournai. Il propose enfin l'édition et la traduction d'une "Vie" du saint évêque tournaisien Eleuthère, dont l'unique témoin se trouve dans un manuscrit du 13e siècle conservé à la Bibliothèque nationale de France. D'autres oeuvres littéraires médiévales contenues dans ce même manuscrit avaient été exploitées dans le volume précédent, à l'occasion des regards croisés sur les origines légendaires de Tournai. Ainsi, des études de documents d'archives côtoient à nouveau de précieux manuscrits et justifient pleinement le titre donné à cette série de volumes annuels au sein de la collection scientifique Tournai - Art et Histoire.
Les " Archives et Bibliothèque de la cathédrale de Tournai " conservent par bonheur une magnifique copie de l'inventaire du Trésor des chartes du chapitre cathédral, réalisée en 1533, à une époque où Tournai est passée sous la domination de Charles Quint ; plus précisément deux années après que le nouveau maître de Tournai a tenu à montrer solennellement sa souveraineté sur la ville et le Tournaisis en organisant, en 1531, dans le choeur de la cathédrale, le xxxie Chapitre de l'Ordre de la Toison d'or. Cet inventaire dit " Grand Répertoire " se présente sous la forme d'un impressionnant volume de 15 kilos, comprenant 364 folios de parchemin de 50 sur 30 cm. Il passe en revue les cinq grandes armoires dans lesquelles étaient rangées, jusqu'en 1566, les 5. 000 chartes de la cathédrale, qui concernent une vaste zone géographique allant de Lille à Koksijde et d'Antoing à Sluis. Chacun de ces documents y est analysé : le plus souvent en deux ou trois lignes mais, pour des documents importants, l'analyse de l'acte permet au secrétaire de ne pas devoir y retourner. Pour se retrouver dans ce prodigieux inventaire, les secrétaires de la cathédrale l'ont muni en outre d'une table (index), qui détaille le contenu de chaque armoire. C'est cette " table " qui fait l'objet de la présente édition. Le Trésor des chartes présentait un ordre parfait, si l'on en croit Pasquier de le Barre, témoin passif de sa destruction le samedi 24 août 1566, lorsque les iconoclastes brûlèrent une partie considérable des archives, voulant anéantir de la sorte les privilèges de l'Eglise. Heureusement pour nous, historiens, les 14 recueils de copies de chartes (appelés " cartulaires ") et le " Grand Répertoire " de 1533 avaient été mis en sécurité au château, sur la rive droite de l'Escaut (paroisse Saint-Nicolas), sous la protection des troupes espagnoles. On ne doute pas un instant que cette édition offrira d'heureuses surprises aux chercheurs et constituera dorénavant le point de départ des recherches documentaires relatives au chapitre cathédral de Tournai et à son riche patrimoine foncier avant 1566.
Au moment de la suppression de l'abbaye Saint-Nicolas-des-Prés, le 1er septembre 1795, les archives de l'institution sont mises sous scellés et conservées sur place, dans ce qui devient, sous le régime français, une sous-préfecture du département de Jemappes (à savoir l'actuel séminaire diocésain de Tournai). Une partie importante des archives abbatiales gagne les archives communales de Tournai avant d'être transférées à Mons et, malheureusement, brûler en mai 1940. En novembre 1807, soit quelques années après la signature du Concordat entre Napoléon et l'Eglise, le nouveau sous-préfet informe autorise la Fabrique de l'Eglise cathédrale à reprendre ses propres archives mises sous scellés et récupérer les " épaves " des archives provenant des abbayes tournaisiennes supprimées, Saint-Martin et Saint-Nicolas-des-Prés. Le fonds de Saint-Nicolas-des-Prés représente l'équivalent de 21 boîtes d'archives : il compte 477 articles : 125 chartes originales, datant pour la plupart de l'époque médiévale, deux magnifiques cartulaires, quelques manuscrits, et surtout de pièces datant des 17e et 18e siècles. On peut ainsi connaître quelques épisodes de l'histoire du monastère de façon très détaillée. Nous pensons à l'installation de l'abbaye dans la paroisse Saint-Marguerite au 17e siècle, aux difficultés financières de Saint-Nicolas-des-Prés au milieu du siècle suivant, au déménagement dans l'ancien collège des Jésuites, au projet d'installer un hôpital militaire à l'abbaye et aux contributions exigées par le gouvernement français à la fin du 18e siècle. L'inventaire proprement dit s'articule en sept sections, portant les lettres A à G : A. Chartes / B. Cartulaires / C. Généralités / D. Vie religieuse / E. Administration temporelle / F. Procès / G. Suppression de l'abbaye / H. Documentation sur l'abbaye datant d'après sa suppression.
La seconde livraison des Archives et Manuscrits précieux tournaisiens analyse tout d'abord le plus ancien manuscrit conservé à la cathédrale, daté de l'an mil, découvert en 2006, et qui contient le commentaire sur l'évangile de Matthieu composé en 398 par saint Jérôme (par Pierre-M. Bogaert). Le manuscrit dit " Psautier Hirn " en raison d'un ex libris de l'évêque de Tournai bibliophile François-Joseph Hirn (1802-1819), est un psautier de travail qui se distingue des psautiers traditionnels utilisés pour la liturgie par la présence d'une glose. Muni d'une nouvelle reliure au 15e siècle, ce superbe manuscrit d'origine probablement anglaise, enrichi de lettrines qui introduisent onze des 150 psaumes, pourrait avoir fait partie de la bibliothèque de l'officialité (par Nathalie Demaret). Le missel de Noyon dit " Missel d'Ourscamp ", du 17e siècle, a été utilisé au choeur de la cathédrale jusqu'à la fin du 19e siècle. Son réalisateur, Claude Ruffin, a réutilisé quatre magnifiques miniatures tardo-médiévales. Ce manuscrit possède une belle reliure renouvelée au 18e siècle et des estampes en taille-douce coloriées issues d'ateliers renommés, dont celui de Pierre Paul Rubens (par Max Schmitz). La section " Archives " analyse en profondeur tous les recueils d'épitaphes de la cathédrale dispersés en Occident et dont la plupart sont restés inédits : ceux-ci font état de plus de 600 personnes inhumées entre 1252 et 1829 dans la cathédrale, alors qu'on ne conserve plus actuellement que 205 dalles funéraires et 25 stèles gravées. L'auteur met en garde les chercheurs qui se contenteraient de puiser des renseignements biographiques dans des recueils d'épitaphes dont ils ne connaîtraient ni l'auteur, ni l'origine, ni le modèle recopié ou ... trafiqué ! (par Florian Mariage, historien et historien d'art, attaché aux Archives de l'Etat à Tournai).
Cet ouvrage, publié à l'occasion des 20 ans de la collection "Tournai - Art et Histoire", et qui est le 6e de la série "Instruments de travail", amorce une section d'ouvrages spécifiques. L'objectif est de publier de manière récurrente des recueils rassemblant de courtes études, largement illustrées, sur les archives et les manuscrits tournaisiens, conservés certes à Tournai, mais également ailleurs, tant dans les institutions publiques que les collections privées, dans l'intention de les porter à la connaissance des chercheurs et du public intéressé. Le titre de cette nouvelle section a été choisi en conséquence : Archives et Manuscrits précieux tournaisiens. Ce 25e volume de la collection accueille une étude pluridisciplinaire consacrée au superbe Missel de Jean II Carondelet, qui prolonge l'intérêt qu'y ont porté les participants franc-comtois lors du colloque La Franche-Comté et les anciens Pays-Bas organisé à Tournai en septembre 2006. Le Psautier de Gand, du 12e siècle, magnifiquement illustré par sa galerie d'apôtres, fait l'objet d'une minutieuse description codicologique. Le retour quasi miraculeux d'un manuscrit musical du 15e siècle, "disparu" pendant 65 ans, a généré une première étude sur la confrérie tournaisienne de la Transfiguration (au Mont-Saint-Aubert puis à la cathédrale) qui est à l'origine du manuscrit, et une analyse particulièrement fouillée de la séquence Thabor superficie, du 15e siècle, restée inédite. Les six volumes de partitions de Jean Marie Rousseau, Maître de chant de la Cathédrale de Tournai de 1762 à 1784, sont replacés dans le contexte de sa production musicale religieuse de ce "savant musicien" longtemps controversé. Enfin, une part non négligeable du volume est consacrée aux archives : au Cartulaire K du Chapitre cathédral (description codicologique et analyse du contenu) et au fonds d'archives de la Fondation Jacques Despars, médecin tournaisien qui a fondé, au 15e siècle, trois bourses d'études, qui sont attribuées aujourd'hui encore par la Province du Hainaut.