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DIPLOMATIQUE MEDIEVALE
Guyotjeannin Olivier ; Pycke Jacques ; Tock Benoît
BREPOLS PUBLISH
35,96 €
Épuisé
EAN :9782503523514
Des diplômes des rois mérovingiens aux brèves notariales, des privilèges pontificaux aux actes d'officialité, des notices aux chartes scellées, les actes écrits constituent une source de premier ordre pour les médiévistes. Leur nombre, on les compte par centaines de milliers, la précision de leurs informations, la diversité de leur objet justifient cette place. Dans leur interprétation, pourtant, les difficultés abondent. Les falsifications s'y sont de tous temps glissées, qu'il faut dépister. Les documents sincères, de loin les plus nombreux, ménagent des pièges plus sournois. La rigidité des formulaires est garante d'authenticité ; il faut y jauger la part des traditions et des routines, des sous-entendus et des mensonges, des lieux communs et des codes. Pour ce faire, depuis plus de trois siècles, la diplomatique a accumulé les observations permettant de séparer le faux du vrai. Mais elle a aussi suivi l'évolution de la discipline historique, portant ses regards sur le langage stéréotypé dont les actes usent e. abusent, sur la place de l'écrit dans les sociétés médiévales, sur la circulation des modèles entre chancelleries, sur la formation e le contrôle des écrivains professionnels. Reflet d'une culture, symbole d'un pouvoir, les sources diplomatiques ont encore beaucoup à révéler. Le présent ouvrage invite à la découverte de ces chantiers multiples et introduit au maniement des sources et de la bibliographie. Il explique comment examiner les actes, en expose l'élaboration, en retrace la tradition, du brouillon aux copies. Il indique les grandes pistes pour retrouver les actes, inédits et publiés, le critiquer, les éditer. Un choix de quarante-trois documents, reproduits, transcrits, analysés et commentés, illustre la richesse du matériau et la diversité des questions.
Du XIe au XIIIe siècle, le fameux temps des cathédrales, la population augmente, les paroisses se structurent, les villages se stabilisent, dessinant les traits d'une civilisation agraire qui perdurera jusqu'à la Révolution industrielle, alors que les villes retrouvent de leur importance. Quand la paroisse et la seigneurie affirment leur emprise quotidienne, l'Empire, la Chrétienté organisent les relations au niveau universel. Dans ce monde de contrastes, la royauté engendre l'Etat et prépare la Nation. Aux origines, Charles le Chauve (840-877), le roi carolingien de Francie occidentale, est le seul principe d'unité d'un territoire disparate, addition nullement prédestinée de pays aux traditions, langues et coutumes diverses. Des premières manifestations du miracle capétien au XIe siècle jusqu'aux épreuves surmontées de la fin du Moyen Age, l'Etat monarchique devient de plus en plus présent. La scène est dressée pour les siècles modernes : les frontières et les étrangers sont nés, le temps des cartes est venu. Plus de cent cartes commentées, aux échelles et aux approches les plus variées, décrivent cette lente invention de la France du IXe au XVe siècle. Une chronologie détaillée, une bibliographie, un glossaire et un index complètent cette histoire de la France médiévale pour en faire un outil de travail et un ouvrage de référence original.L'auteur, Olivier Guyotjeannin, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur de diplomatique et d'archivistique médiévales à l'Ecole nationale des chartes. Auteur de nombreux ouvrages, il codirige la collection L'atelier du médiéviste (Brepols). Le cartographe, Guillaume Balavoine, collaborateur du quotidien Le Monde, créée les cartes de nombreux ouvrages scolaires. Il a réalisé pour Autrement l'Atlas de la libération de fa France (2004) et l'Atlas de l'islam (2005).
En rouvrant les pistes lancées par Marc Bloch dès 1929, les Actes du colloque de Paris (23 au 25 septembre 1998) ont procédé à l'examen comparatif des divers types de registres et de plans qui fournissent, au Moyen Âge comme à l'époque moderne, une description parcellaire sur la propriété du sol. Au-delà de la topologie et de l'évolution propre aux " terriers ", la rencontre a porté sur la place de la source dans l'ensemble du dispositif seigneurial et sur son exploitation méthodologique, en histoire sociale comme en histoire agraire. De l'utilisation traditionnelle de ces documents fonciers aux possibilités qu'offre l'informatique pour le traitement des données et la cartographie régressive, c'est le métier de l'historien ruraliste qui apparaît ainsi en plein renouvellement.
A la fin du dix-huitième siècle, l'énigmatique Ba'al-Shem-Tov, mystique et thaumaturge, illumina de son charisme les communautés juives de Pologne et suscita le mouvement des Hassidim (les "pieux"). Malgré l'opposition de certains rabbins, le hassidisme gagna les coeurs des foules ashkénazes par sa piété chaleureuse et le rayonnement de ses maîtres spirituels, les rebbés, qui ont parfois formé de véritables dynasties. Décimés par le génocide hitlérien, les Hassidim perpétuent aujourd'hui à Jérusalem, New-York ou Anvers leur amour inconditionnel du judaïsme et bien des traditions des Juifs d'Europe centrale. Formé à Louvain-la-Neuve et Jérusalem, Edouard Robberechts s'est pris de passion pour cette branche souvent mal connue du judaïsme. Son livre aborde de manière nuancée toutes les facettes de l'univers hassidique, son histoire tragique, ses accents doctrinaux et la valeur mystique qu'il confère aux moindres instants et détails de l'existence de ses adeptes. Une anthologie de quelque cinquante textes permet d'entendre la voix de tous les grands rebbés hassidiques, qui furent de merveilleux exégètes, conteurs et poètes.