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Discours sur le Cameroun. Réflexions sur les réalités et les potentialités camerounaises - Suivi de
Njoh Mouellé ebénézer
DIANOIA
19,00 €
Épuisé
EAN :9782373690255
Voici un livre qui doit retenir l'attention de ses compatriotes Camerounais et au-delà. Du Prologue, consacré à la présentation "risquée" d'une esquisse de portrait moral du Camerounais, à l'Annexe II, intitulée "57 propositions pour l'action" , en passant par les quatre chapitres (1. L'idée du Cameroun, les ethnies et l'Etat-Nation ; 2. Le pouvoir d'Etat ; 3. Le chantier du développement, "richesses potentielles" et "vraies richesses" ; 4. Le Cameroun en Afrique et dans le monde), Njoh Mouellé analyse, évalue, formule des propositions informées, s'appuyant sur une documentation à jour. Le texte étincelle de formules percutantes et mobilisatrices. Mentionnons en une ou deux : "A certaines grandes occasions, l'idée du Cameroun a effectivement illuminé de patriotisme la conscience des compatriotes. Ces illuminations doivent cesser d'être sporadiques et occasionnelles pour devenir journalières et permanentes" ; et encore : "Le Cameroun ne peut pas rayonner à l'Extérieur si dans le coeur des Camerounais il ne rayonne pas déjà". Comme ce fut le cas pour "Député de la nation", le "Discours sur le Cameroun" est d'une lecture qui accroche et maintient le lecteur en haleine.
Le Cercle camerounais de philosophie a franchi un nouveau palier dans son épanouissement en organisant le colloque international de philosophie qu'il a baptisé " Rencontres philosophiques internationales francophones de Yaoundé " dont voici les actes. Autour du thème général de " la philosophie et les interprétations de la mondialisation en Afrique ", les participants venus du Canada, d'Allemagne, d'Italie, de France, du Gabon, du Niger et bien sûr du Cameroun ont donné du phénomène de la mondialisation des lectures certes différentes, mais des lectures qui ne pouvaient pas ne pas reconnaître la centralité de l'idée de solidarité dans celle de mondialisation. Le phénomène de la mondialisation a toujours commencé à se mettre en mouvement, même s'il ne s'est pas appelé du même nom. Et si la pensée doit toujours précéder l'action, la véritable question consisterait à se demander quelle pensée a de tout temps précédé la mondialisation ? Mais parler de pensée précédant l'action n'est pas parler de philosophie précédant l'action, tant il est vrai que si toute philosophie est de la pensée, toute pensée n'est pas de la philosophie. Peut-être la philosophie a-t-elle toujours été en retard sur l'action ? La philosophie, en demeurant cet oiseau de Minerve qui ne se lève qu'à la tombée de la nuit, serait-elle donc condamnée à venir après le cours des événements pour en dégager le sens, sans jamais prétendre imprimer sa marque sur leur cours ? En ce sens on ne sera pas surpris de lire ce qu'a écrit Dominique Folscheid : " la mondialisation a déjà suffisamment changé le monde, il est urgent de la penser ", sous-entendu en philosophes. C'est ce que les Premières rencontres philosophiques internationales francophones de Yaoundé ont tenté de faire.
La nouvelle culture mondiale, qui s'affirme comme absolue et universelle (libéralisme économique, démocratie pluraliste et rationalisme total, au niveau de la connaissance et de l'action), n'implique-t-elle pas l'utopie d'un monde translucide (dont les secrets sont percés de plus en plus totalement), maîtrisé de part en part (grâce aux prodigieuses avancées des technosciences), mais dans lequel la réalisation maximale de l'humain n'est pas forcément au rendez-vous, au regard de l'arraisonnement généralisé qui s'instaure ? Le caractère pluriel des avenirs (avenirs humains, avenirs des sociétés) est réaffirmation conjointe des identités et des différences et par là, promotion de l'authenticité ; cette réaffirmation ne doit-elle pas être l'utopie positive du présent (permanence de l'utopie ! qui seule peut sauvegarder l'avenir, notre avenir, et le monde, notre monde ?
Après un premier livre sur le sujet du transhumanisme, Transhumanisme, marchands de science et avenir de l'homme, Njoh Mouelle déploie une analyse destinée à clarifier sa position sur divers aspects de ce mouvement. Il analyse des notions éthiques et met en relief des enjeux insoupçonnés, sur la difficile question de la régulation de l'exploitation des résultats des recherches convergentes des Nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives (NBIC), dont un nombre important s'avère avantageux pour tout homme. L'inefficacité des comités nationaux d'éthique — dont les avis sont rarement pris en compte par les législateurs de divers pays — ne décourage pas l'auteur, qui insiste et propose que l'adoption des conventions internationales contraignantes soit encouragée par les instances onusiennes. S'il met l'accent de manière appuyée sur la régulation destinée à protéger et à sauver l'espèce humaine de tout enfouissement dans des cyborgs, le philosophe camerounais se soucie tout autant du sort incertain qui pourrait être réservé aux catégories économiquement faibles face aux augmentations des capacités de toutes sortes sur d'autres continents. Au sujet de son Afrique natale, à laquelle Njoh Mouelle consacre le dernier chapitre auquel il donne le titre sans ambiguïté de "Pas de nouvel apartheid pour l'Afrique", il écrit : "Il n'est pas évident (...) que les centres et les cabinets extérieurs d'ingénierie d'augmentation" des capacités acceptent un jour sans discrimination de "pratiquer", par exemple, l'augmentation de leur Quotient Intellectuel au profit des clients venant d'Afrique ! "
Cet ouvrage présente le drame du Congo Brazzaville, avec l'arrivée en fin de mandat du Président Denis Sassou Nguesso et l'impossibilité de se représenter en raison de la disposition constitutionnelle empêchant un troisième mandat. Il analyse les manuvres engagées pour tenter de contourner la Constitution et les problèmes qu'elles soulèvent chez les dirigeants et dans la population. Il étudie les enjeux profonds des acteurs de la crise et les intentions inavouées des protagonistes, dont le pouvoir à vie.
Ce livre est une approche critique de Totem et tabou : interprétation par la psychanalyse de la vie sociale des peuples primitifs permettant d'aborder des questions toujours actuelles comme celles de l'origine du tabou et de la religion et d'ouvrir une des plus brillantes pages de la Psychopathologie africaine. A l'heure où bien des chercheurs de par le monde soupèsent la contribution freudienne à l'émergence des rationalités actuelles, l'auteur revisite celle-ci dans un projet de participation à la fondation de la psychologie kamyt.
Ce livre se veut davantage une initiation à l'analyse de la dimension humaine dans l'organisation qu'une introduction aux différentes sciences managériales. L'ambition est de fournir aux étudiants et à de non spécialistes qui suivent des formations intégrant cet aspect de la gestion des ressources humaines et du développement personnel, un outil pédagogique original visant une acquisition des référentiels théoriques de base facilitant la compréhension de l'action humaine dans l'organisation.