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Existence et valeurs 3, Avenirs pluriels
Ondoua Pius ; Njoh Mouelle Ebénézer
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296091290
La nouvelle culture mondiale, qui s'affirme comme absolue et universelle (libéralisme économique, démocratie pluraliste et rationalisme total, au niveau de la connaissance et de l'action), n'implique-t-elle pas l'utopie d'un monde translucide (dont les secrets sont percés de plus en plus totalement), maîtrisé de part en part (grâce aux prodigieuses avancées des technosciences), mais dans lequel la réalisation maximale de l'humain n'est pas forcément au rendez-vous, au regard de l'arraisonnement généralisé qui s'instaure ? Le caractère pluriel des avenirs (avenirs humains, avenirs des sociétés) est réaffirmation conjointe des identités et des différences et par là, promotion de l'authenticité ; cette réaffirmation ne doit-elle pas être l'utopie positive du présent (permanence de l'utopie ! qui seule peut sauvegarder l'avenir, notre avenir, et le monde, notre monde ?
En présentant l'homme comme "Le Prométhée définitivement déchaîné auquel la science confère des forces jamais encore connues et l'économie son impulsion effrénée" , Hans Jonas invite à mettre en place une éthique constituée par des entraves "librement consenties, (...) qui "empêchent le pouvoir de l'homme de devenir une malédiction pour lui" . La philosophie ne doit-elle pas interroger/évaluer/critiquer/encadrer, sur fond d'éthico-politique et avec pour finalité ontodynamique de construire l'homme-valeur, cette rationalité de la technopuissance, ses urgences et impératifs, ses intérêts et ses enjeux économiques et stratégiques ; ne doit-elle pas critiquer l'assujettissement et l'arraisonnement de l'humanité, dont la densité ontologique s'évanouit et dont l'essence est en "reconstruction" programmée dans un cadre de vie dilapidé et guetté par le néant d'avenir ? Les entretiens qui constituent cet ouvrage rappellent l'essence de la philosophie, balise pour l'avenir, et sa mission actuelle : critiquer le caractère anéthique et "tyrannique" du sens donné par la seule puissance à la vie et à l'homme "hors de l'homme ? sans l'homme ? contre l'homme" , et créer un "avenir humain" , en dénonçant le "système" , ses finalités et ses modalités anéthiques de fonctionnement...
Dans un monde totalement moulé - corps et esprit - par la rationalité instrumentale dominante, rappeler l'objet la philosophie, l'homme en quête de sens, et réaffirmer la nécessité de mettre en oeuvre urgemment ce sens, est l'objet de nos textes et aussi celui de l'ensemble de notre oeuvre. Il convient en effet de critiquer cette rationalité instrumentale, présentée comme la figure unique de la rationalité et de l'humanité accomplie, qui programme l'accès nécessaire de l'homme au maximum de puissance et d'efficience, ainsi que l'oubli même du sens de l'être, de la vie et de l'histoire. Le maximum de cette technopuissance culmine alors dans une "technodémence" aux conséquences possiblement catastrophiques, ou à tout le moins attentatoires à la vie individuelle, à celle des sociétés, au cadre existentiel et, en un mot, à l'histoire même de l'humanité. Et s'il faut, hors de toute utopie, réinventer le monde, instaurer une altermondialité au-delà des dérives de l'actuelle technodémence, en arrimant la puissance au sens en vue du déploiement de l'être dans et par les valeurs, c'est à partir d'une philosophie autre orientant autrement le développement et notre vivre-ensemble (politique), ainsi que le déroulement de notre histoire. Un autre monde est possible, bien plus, il faut changer le monde actuel ! Une pensée et une pratique arrimées au sens peuvent faire advenir ce monde nouveau.
Le développement et le sous-développement ne constituent en rien des réalités en soi, des réalités monolithiques et isolables. Au-delà des explications dominantes, communément admises, il convient en effet de relier le sous-développement, comme production historique, à la dialectique double de la puissance technoscientifique et de la domination rendue désormais possible grâce à elle, à l'échelle de la planète. Deux défis s'articulent dès lors : celui de la " déconnexion " de l'Afrique par rapport au modèle dominant de développement, qui reproduit seulement et intensifie la domination et l'exploitation de cette Afrique confinée dans le seul pourvoi en ressources naturelles et dans la consommation mimétique des produits industriels, sans induction d'un développement endogène véritable dans la souveraineté ; et celui, plus global, de la restructuration du modèle libéral en vogue à l'ère de la mondialisation, modèle qui instrumentalise l'humain, au moment même où la production et la consommation destructrices (conséquences de la technodémence !) font courir à la planète, de manière tendancielle et réelle tout à la fois, les pires risques de catastrophe et hypothèquent ainsi lourdement l'avenir. Quelles autres urgences et quelles autres priorités alors, sinon l'arrimage du développement aux préoccupations éthiques, pour réaliser un vrai développement, un " développement humain ", ainsi que l'instauration politique d'une " nouvelle gouvernance mondiale ", de telle sorte que l'arraisonnement des sociétés actuellement dépouillées de toute souveraineté, et leur uniformisation sous la bannière du " libéral ", cessent alors d'être à l'ordre du jour ?
Cet ouvrage nourrit l'ambition d'insuffler vie et dynamique à la coexistence harmonieuse des hommes. Le projet du "vivre-ensemble" n'a de sens et de consistance que parce qu'il est mis en marche par des subjectivités individuelles : celles-ci décident de vivre ensemble dans un même contexte social (spatio-temporel), simultanément local et mondial, pour un avenir commun, un avenir partagé, avec des valeurs et des opportunités communes qui permettent une pleine réalisation de l'authenticité de l'homme. Le "vivre-ensemble" ne peut exister là où il n'y a pas "humanité" véritable, là où il n'y a pas de considération effective de l'être humain, qui doit être posé en tant que valeur absolue (ontologie de l'être-valeur). Le "vivre-ensemble" harmonieux ne peut exister là où triomphent en permanence et de manière structurelle la violence, l'irrationnelle dialectique des camus individuels et des puissances "impériales". Le risque est la démolition du présent et l'anéantissement même de la possibilité de l'avenir. Et c'est bien le cas dans le cadre de la mondialisation libérale actuelle qui situe l'homme devant une interrogation angoissée sur son devenir et sur celui du cosmos. Au bout du compte, le "vivre-ensemble" harmonieux ne peut exister là où règne la négation de l'humain, en lieu et place de sa promotion résolue en tant que, sur le plan ontologique, il est une valeur absolue.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !