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Le "vivre-ensemble" harmonieux. Ethique communicationnelle et reliance
Ondoua Pius
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343218564
Cet ouvrage nourrit l'ambition d'insuffler vie et dynamique à la coexistence harmonieuse des hommes. Le projet du "vivre-ensemble" n'a de sens et de consistance que parce qu'il est mis en marche par des subjectivités individuelles : celles-ci décident de vivre ensemble dans un même contexte social (spatio-temporel), simultanément local et mondial, pour un avenir commun, un avenir partagé, avec des valeurs et des opportunités communes qui permettent une pleine réalisation de l'authenticité de l'homme. Le "vivre-ensemble" ne peut exister là où il n'y a pas "humanité" véritable, là où il n'y a pas de considération effective de l'être humain, qui doit être posé en tant que valeur absolue (ontologie de l'être-valeur). Le "vivre-ensemble" harmonieux ne peut exister là où triomphent en permanence et de manière structurelle la violence, l'irrationnelle dialectique des camus individuels et des puissances "impériales". Le risque est la démolition du présent et l'anéantissement même de la possibilité de l'avenir. Et c'est bien le cas dans le cadre de la mondialisation libérale actuelle qui situe l'homme devant une interrogation angoissée sur son devenir et sur celui du cosmos. Au bout du compte, le "vivre-ensemble" harmonieux ne peut exister là où règne la négation de l'humain, en lieu et place de sa promotion résolue en tant que, sur le plan ontologique, il est une valeur absolue.
L'objectif de cet ouvrage est de redonner vie autant que consistance à une lecture dialectique et historique du réel et de l'histoire. Les cinq textes s'attèlent à réexaminer, à partir de la tranche historique de la modernité (les Lumières) jusqu'à l'actuelle contemporanéité (la mondialisation), la logique, le moteur et aussi l'acteur de l'histoire, chez des auteurs comme Kant, Hegel, Marx, Habermas et Fukuyama, entre autres.
Revenant à une pratique dialoguée de la philosophie, et se situant ainsi dans le sillage des pères fondateurs de la philosophie, l'auteur procède dans ce volume, à partir de trois séries d'entretiens, à une véritable critique de la raison, non pas certes la raison pure (comme Kant), mais la raison unique, désormais dominante sous la forme instrumentaliste et fonctionnaliste. Cette forme a déjà fait l'objet d'un intérêt réel chez Jürgen Habermas. Ce qui est mis ici en lumière, c'est que cette raison s'occulte à elle-même son caractère d'émergence ; elle occulte en même temps l'actuelle tyrannie qu'elle exerce à partir de l'articulation du formalisme, de la puissance et de la normativité. Enfin, elle développe une prétention à l'universalité qui circonscrit de manière totalitaire, et c'est dommage, l'horizon de la validité de tout discours ainsi que l'horizon de réalité et d'effectivité de tout ce qui existe, basculant dans l'irréel et l'irrationnel ce à quoi elle ne peut accéder. Cette critique de la raison unique, qui met en lumière les diverses hypothèques d'un positivisme triomphaliste et qui réaffirme de manière forte l'urgence de la pression du sens, pour une existence qui émerge sans raison et qui doit formuler sa raison d'être, montre l'irrationalité réelle et tendancielle tout à la fois, de la figure dominante de la raison, et ouvre ainsi sur une " raison plurielle ", " une raison ouverte " pour que l'Homme soit posé de nouveau, comme valeur, comme absolu de valeur.
Interroger les figures du cosmos et de l'homme actuel, le processus de leur émergence, pour savoir si elles sont des figures achevées, définitives et non susceptibles d'évolution, impose de revenir à la question des origines, c'est-à-dire aux questions du commencement, de la fin et de l'avenir. La gestion actuelle du monde peut provoquer la catastrophe du cosmos et de l'homme, en faisant cheminer l'évolution et la coévolution en marche (conçues comme illimitées) de l'expansion initiale vers une paradoxale et dramatique extinction. Après leur émergence, quel est désormais le destin de l'homme et du cosmos en permanente émergence ? L'évolution naturelle, qui se déploie sur une échelle de temporalité de l'ordre de milliards d'années, est maintenant articulée à une coévolution accélérée à temporalité courte, vu les développements ininterrompus des technosciences qui créent et recréent le cosmos et l'homme. La question lancinante de l'arrêt de l'évolution et de la coévolution supposées illimitées se pose. Peut-on alors concevoir un arrêt, sauf "catastrophique" et apocalyptique, de l'être et de la vie, coïncidant avec l'autodissolution de l'humanité et la dissolution du cosmos ? Il faut donc récuser l'éthique de l'illusoire complétude du libéralisme productiviste et consumériste, et privilégier les éthiques de l'être et de l'environnement qui deviennent ici premières pour déterminer, dans la symbionomie, notre avenir et celui d'un "cosmos pour l'homme".
La présente réflexion sur les défis et les perspectives du développement technoscientifique se veut une analyse des divers volets de ce développement. Le premier volet est épistémologique dans la mesure où ce qui est à analyser, c'est la raison en tant qu'instrument et sa mise en acte en tant que rationalité/rationalisation. Le second volet essaie de mettre en lumière le processus par lequel cette rationalité mise en acte a pu créer simultanément la puissance en tant que maîtrise de la nature et aussi la négation et même l'anéantissement tendanciel de l'humanité. Les perspectives actuelles du développement de la technoscience n'ouvrent-elles pas d'ailleurs vers la possibilité de leur dérive catastrophique ? Au bout de cette analyse, dès lors, se dégagent plusieurs urgences. La première, celle de démystifier l'articulation de cette maîtrise du réel avec la totalité de l'expression de la rationalité. La seconde, celle de réarticuler cette puissance dérivant de la maîtrise rationnelle du réel avec un souci décisif de réaffirmer l'être humain à la fois comme mystère ontologique et comme valeur absolue. La réflexion philosophique n'est-elle pas dès lors, au-delà de la maîtrise et de la puissance, le meilleur processus de réaffirmation de l'homme et de sauvegarde tant de son présent que de son avenir ?
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.