Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Développement technoscientifique. Défis actuels et perspectives
Ondoua Pius
L'HARMATTAN
35,50 €
Épuisé
EAN :9782296115156
La présente réflexion sur les défis et les perspectives du développement technoscientifique se veut une analyse des divers volets de ce développement. Le premier volet est épistémologique dans la mesure où ce qui est à analyser, c'est la raison en tant qu'instrument et sa mise en acte en tant que rationalité/rationalisation. Le second volet essaie de mettre en lumière le processus par lequel cette rationalité mise en acte a pu créer simultanément la puissance en tant que maîtrise de la nature et aussi la négation et même l'anéantissement tendanciel de l'humanité. Les perspectives actuelles du développement de la technoscience n'ouvrent-elles pas d'ailleurs vers la possibilité de leur dérive catastrophique ? Au bout de cette analyse, dès lors, se dégagent plusieurs urgences. La première, celle de démystifier l'articulation de cette maîtrise du réel avec la totalité de l'expression de la rationalité. La seconde, celle de réarticuler cette puissance dérivant de la maîtrise rationnelle du réel avec un souci décisif de réaffirmer l'être humain à la fois comme mystère ontologique et comme valeur absolue. La réflexion philosophique n'est-elle pas dès lors, au-delà de la maîtrise et de la puissance, le meilleur processus de réaffirmation de l'homme et de sauvegarde tant de son présent que de son avenir ?
La modernité nourrit l'ambition déraisonnable de faire de ses contingences des nécessités en refusant sa propre critique et sa remise en cause. Le risque est donc grand que l'humanité soit exposée aux affres de la catastrophe et du néant d'avenir, du fait de progrès non arrimés à l'éthique. Cet ouvrage réexamine les questions philosophiques traditionnelles sur l'essence de l'homme, l'organisation sociopolitique du cadre de vie et les valeurs éthiques pour l'expression plénière de l'être humain. En marche avec l'homme augmenté, le transhumain, le post-humain modifie et déstabilise tendanciellement l'essence de l'homme, qui devient homme-dieu, avec comme risque de créer, sur le plan de l'ontologie, un véritable "néant d'humanité". Quelle essence et quelle éthique pour cette humanité de l'instabilité et de l'illimitation ? Quelles finalités pour l'être en déploiement ? Et dans quel cadre sociopolitique ? En un mot, quel avenir pour l'humain ?
La mondialisation est posée par certains comme une " chance historique ", comme l'aboutissement d'une trajectoire historique inéluctable. Elle permettrait une stabilité géopolitique durable à partir de l'interconnexion du monde. Cependant, cette mondialisation a toujours été examinée, prioritairement, d'un point de vue économiste, pour montrer qu'elle permet l'évolution technoscientifique, la croissance et l'innovation économique permanentes, la globalisation des échanges et la démocratisation des sociétés. L'objectif de cet ouvrage est moins de revenir à une analytique ou à une phénoménologie de cette mondialisation que de l'interroger de manière éclairante et contextuelle, à partir de la relecture de trois auteurs : Jürgen Habermas, Marcien Towa et Pierre Meinrad Hebga, et aussi, à partir de la critique de la rationalité positiviste dominante, présentée comme condition de possibilité d'une " civilisation de l'Universel " dont il apparaît pourtant de plus en plus clairement qu'elle n'est rien d'autre qu'une universalisation (arraisonnante-violente) de la figure libérale du monde. Quelle sagesse et quel humanisme du présent et de l'avenir, sans cette critique de la " rationalité libérale " dominante, sans une critique décisive de la mondialisation sous sa forme actuelle ?
Revenant à une pratique dialoguée de la philosophie, et se situant ainsi dans le sillage des pères fondateurs de la philosophie, l'auteur procède dans ce volume, à partir de trois séries d'entretiens, à une véritable critique de la raison, non pas certes la raison pure (comme Kant), mais la raison unique, désormais dominante sous la forme instrumentaliste et fonctionnaliste. Cette forme a déjà fait l'objet d'un intérêt réel chez Jürgen Habermas. Ce qui est mis ici en lumière, c'est que cette raison s'occulte à elle-même son caractère d'émergence ; elle occulte en même temps l'actuelle tyrannie qu'elle exerce à partir de l'articulation du formalisme, de la puissance et de la normativité. Enfin, elle développe une prétention à l'universalité qui circonscrit de manière totalitaire, et c'est dommage, l'horizon de la validité de tout discours ainsi que l'horizon de réalité et d'effectivité de tout ce qui existe, basculant dans l'irréel et l'irrationnel ce à quoi elle ne peut accéder. Cette critique de la raison unique, qui met en lumière les diverses hypothèques d'un positivisme triomphaliste et qui réaffirme de manière forte l'urgence de la pression du sens, pour une existence qui émerge sans raison et qui doit formuler sa raison d'être, montre l'irrationalité réelle et tendancielle tout à la fois, de la figure dominante de la raison, et ouvre ainsi sur une " raison plurielle ", " une raison ouverte " pour que l'Homme soit posé de nouveau, comme valeur, comme absolu de valeur.
En présentant l'homme comme "Le Prométhée définitivement déchaîné auquel la science confère des forces jamais encore connues et l'économie son impulsion effrénée" , Hans Jonas invite à mettre en place une éthique constituée par des entraves "librement consenties, (...) qui "empêchent le pouvoir de l'homme de devenir une malédiction pour lui" . La philosophie ne doit-elle pas interroger/évaluer/critiquer/encadrer, sur fond d'éthico-politique et avec pour finalité ontodynamique de construire l'homme-valeur, cette rationalité de la technopuissance, ses urgences et impératifs, ses intérêts et ses enjeux économiques et stratégiques ; ne doit-elle pas critiquer l'assujettissement et l'arraisonnement de l'humanité, dont la densité ontologique s'évanouit et dont l'essence est en "reconstruction" programmée dans un cadre de vie dilapidé et guetté par le néant d'avenir ? Les entretiens qui constituent cet ouvrage rappellent l'essence de la philosophie, balise pour l'avenir, et sa mission actuelle : critiquer le caractère anéthique et "tyrannique" du sens donné par la seule puissance à la vie et à l'homme "hors de l'homme ? sans l'homme ? contre l'homme" , et créer un "avenir humain" , en dénonçant le "système" , ses finalités et ses modalités anéthiques de fonctionnement...
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.