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Existence et Valeurs. Tome 2, L'irrationnelle rationalité
Ondoua Pius ; Hebga Meinrad
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296091283
Revenant à une pratique dialoguée de la philosophie, et se situant ainsi dans le sillage des pères fondateurs de la philosophie, l'auteur procède dans ce volume, à partir de trois séries d'entretiens, à une véritable critique de la raison, non pas certes la raison pure (comme Kant), mais la raison unique, désormais dominante sous la forme instrumentaliste et fonctionnaliste. Cette forme a déjà fait l'objet d'un intérêt réel chez Jürgen Habermas. Ce qui est mis ici en lumière, c'est que cette raison s'occulte à elle-même son caractère d'émergence ; elle occulte en même temps l'actuelle tyrannie qu'elle exerce à partir de l'articulation du formalisme, de la puissance et de la normativité. Enfin, elle développe une prétention à l'universalité qui circonscrit de manière totalitaire, et c'est dommage, l'horizon de la validité de tout discours ainsi que l'horizon de réalité et d'effectivité de tout ce qui existe, basculant dans l'irréel et l'irrationnel ce à quoi elle ne peut accéder. Cette critique de la raison unique, qui met en lumière les diverses hypothèques d'un positivisme triomphaliste et qui réaffirme de manière forte l'urgence de la pression du sens, pour une existence qui émerge sans raison et qui doit formuler sa raison d'être, montre l'irrationalité réelle et tendancielle tout à la fois, de la figure dominante de la raison, et ouvre ainsi sur une " raison plurielle ", " une raison ouverte " pour que l'Homme soit posé de nouveau, comme valeur, comme absolu de valeur.
L'objectif de cet ouvrage est de redonner vie autant que consistance à une lecture dialectique et historique du réel et de l'histoire. Les cinq textes s'attèlent à réexaminer, à partir de la tranche historique de la modernité (les Lumières) jusqu'à l'actuelle contemporanéité (la mondialisation), la logique, le moteur et aussi l'acteur de l'histoire, chez des auteurs comme Kant, Hegel, Marx, Habermas et Fukuyama, entre autres.
La philosophie est une réflexion sur l'être (être du réel et être de l'homme), pour saisir son déploiement et s'interroger sur son origine et sur sa destination ; elle est une réflexion sur la connaissance, pour cerner le réel et à partir de là, en assurer la maîtrise ; elle est réflexion sur cette maîtrise, dans ce qu'elle promeut, ce qu'elle promet et ce qu'elle anéantit, potentiellement ; elle est réflexion sur les valeurs auxquelles arrimer la vie et l'histoire ; c'est une réflexion portée par la pression du sens pour orienter une véritable réalisation de l'homme-valeur. Voilà ce à quoi nous invitent les textes de ce premier volume de la série " Existence et Valeurs ", volume qui a pour sous-titre : " L'urgence de la philosophie ". Devant l'uniformisation de la pensée et du cadre de vie, devant l'orientation tendanciellement inhumaine de l'histoire, face aux hypothèques multiples qui pèsent sur le devenir individuel et sur le devenir-ensemble des sujets humains dans la collectivité et le monde désormais unique / ouvert, face enfin aux risques de catastrophe pour l'homme, pour les sociétés et pour la planète tout entière, n'est-il pas urgent, plus que jamais, de philosopher ?
La nouvelle culture mondiale, qui s'affirme comme absolue et universelle (libéralisme économique, démocratie pluraliste et rationalisme total, au niveau de la connaissance et de l'action), n'implique-t-elle pas l'utopie d'un monde translucide (dont les secrets sont percés de plus en plus totalement), maîtrisé de part en part (grâce aux prodigieuses avancées des technosciences), mais dans lequel la réalisation maximale de l'humain n'est pas forcément au rendez-vous, au regard de l'arraisonnement généralisé qui s'instaure ? Le caractère pluriel des avenirs (avenirs humains, avenirs des sociétés) est réaffirmation conjointe des identités et des différences et par là, promotion de l'authenticité ; cette réaffirmation ne doit-elle pas être l'utopie positive du présent (permanence de l'utopie ! qui seule peut sauvegarder l'avenir, notre avenir, et le monde, notre monde ?
La modernité nourrit l'ambition déraisonnable de faire de ses contingences des nécessités en refusant sa propre critique et sa remise en cause. Le risque est donc grand que l'humanité soit exposée aux affres de la catastrophe et du néant d'avenir, du fait de progrès non arrimés à l'éthique. Cet ouvrage réexamine les questions philosophiques traditionnelles sur l'essence de l'homme, l'organisation sociopolitique du cadre de vie et les valeurs éthiques pour l'expression plénière de l'être humain. En marche avec l'homme augmenté, le transhumain, le post-humain modifie et déstabilise tendanciellement l'essence de l'homme, qui devient homme-dieu, avec comme risque de créer, sur le plan de l'ontologie, un véritable "néant d'humanité". Quelle essence et quelle éthique pour cette humanité de l'instabilité et de l'illimitation ? Quelles finalités pour l'être en déploiement ? Et dans quel cadre sociopolitique ? En un mot, quel avenir pour l'humain ?
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.