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La trajectoire vers l'homme-dieu. Quelle ontologie de l'homme au post-homme ?
Ondoua Pius
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343219271
La modernité nourrit l'ambition déraisonnable de faire de ses contingences des nécessités en refusant sa propre critique et sa remise en cause. Le risque est donc grand que l'humanité soit exposée aux affres de la catastrophe et du néant d'avenir, du fait de progrès non arrimés à l'éthique. Cet ouvrage réexamine les questions philosophiques traditionnelles sur l'essence de l'homme, l'organisation sociopolitique du cadre de vie et les valeurs éthiques pour l'expression plénière de l'être humain. En marche avec l'homme augmenté, le transhumain, le post-humain modifie et déstabilise tendanciellement l'essence de l'homme, qui devient homme-dieu, avec comme risque de créer, sur le plan de l'ontologie, un véritable "néant d'humanité". Quelle essence et quelle éthique pour cette humanité de l'instabilité et de l'illimitation ? Quelles finalités pour l'être en déploiement ? Et dans quel cadre sociopolitique ? En un mot, quel avenir pour l'humain ?
Dans un monde totalement moulé - corps et esprit - par la rationalité instrumentale dominante, rappeler l'objet la philosophie, l'homme en quête de sens, et réaffirmer la nécessité de mettre en oeuvre urgemment ce sens, est l'objet de nos textes et aussi celui de l'ensemble de notre oeuvre. Il convient en effet de critiquer cette rationalité instrumentale, présentée comme la figure unique de la rationalité et de l'humanité accomplie, qui programme l'accès nécessaire de l'homme au maximum de puissance et d'efficience, ainsi que l'oubli même du sens de l'être, de la vie et de l'histoire. Le maximum de cette technopuissance culmine alors dans une "technodémence" aux conséquences possiblement catastrophiques, ou à tout le moins attentatoires à la vie individuelle, à celle des sociétés, au cadre existentiel et, en un mot, à l'histoire même de l'humanité. Et s'il faut, hors de toute utopie, réinventer le monde, instaurer une altermondialité au-delà des dérives de l'actuelle technodémence, en arrimant la puissance au sens en vue du déploiement de l'être dans et par les valeurs, c'est à partir d'une philosophie autre orientant autrement le développement et notre vivre-ensemble (politique), ainsi que le déroulement de notre histoire. Un autre monde est possible, bien plus, il faut changer le monde actuel ! Une pensée et une pratique arrimées au sens peuvent faire advenir ce monde nouveau.
La mondialisation est posée par certains comme une " chance historique ", comme l'aboutissement d'une trajectoire historique inéluctable. Elle permettrait une stabilité géopolitique durable à partir de l'interconnexion du monde. Cependant, cette mondialisation a toujours été examinée, prioritairement, d'un point de vue économiste, pour montrer qu'elle permet l'évolution technoscientifique, la croissance et l'innovation économique permanentes, la globalisation des échanges et la démocratisation des sociétés. L'objectif de cet ouvrage est moins de revenir à une analytique ou à une phénoménologie de cette mondialisation que de l'interroger de manière éclairante et contextuelle, à partir de la relecture de trois auteurs : Jürgen Habermas, Marcien Towa et Pierre Meinrad Hebga, et aussi, à partir de la critique de la rationalité positiviste dominante, présentée comme condition de possibilité d'une " civilisation de l'Universel " dont il apparaît pourtant de plus en plus clairement qu'elle n'est rien d'autre qu'une universalisation (arraisonnante-violente) de la figure libérale du monde. Quelle sagesse et quel humanisme du présent et de l'avenir, sans cette critique de la " rationalité libérale " dominante, sans une critique décisive de la mondialisation sous sa forme actuelle ?
La présente réflexion sur les défis et les perspectives du développement technoscientifique se veut une analyse des divers volets de ce développement. Le premier volet est épistémologique dans la mesure où ce qui est à analyser, c'est la raison en tant qu'instrument et sa mise en acte en tant que rationalité/rationalisation. Le second volet essaie de mettre en lumière le processus par lequel cette rationalité mise en acte a pu créer simultanément la puissance en tant que maîtrise de la nature et aussi la négation et même l'anéantissement tendanciel de l'humanité. Les perspectives actuelles du développement de la technoscience n'ouvrent-elles pas d'ailleurs vers la possibilité de leur dérive catastrophique ? Au bout de cette analyse, dès lors, se dégagent plusieurs urgences. La première, celle de démystifier l'articulation de cette maîtrise du réel avec la totalité de l'expression de la rationalité. La seconde, celle de réarticuler cette puissance dérivant de la maîtrise rationnelle du réel avec un souci décisif de réaffirmer l'être humain à la fois comme mystère ontologique et comme valeur absolue. La réflexion philosophique n'est-elle pas dès lors, au-delà de la maîtrise et de la puissance, le meilleur processus de réaffirmation de l'homme et de sauvegarde tant de son présent que de son avenir ?
Interroger les figures du cosmos et de l'homme actuel, le processus de leur émergence, pour savoir si elles sont des figures achevées, définitives et non susceptibles d'évolution, impose de revenir à la question des origines, c'est-à-dire aux questions du commencement, de la fin et de l'avenir. La gestion actuelle du monde peut provoquer la catastrophe du cosmos et de l'homme, en faisant cheminer l'évolution et la coévolution en marche (conçues comme illimitées) de l'expansion initiale vers une paradoxale et dramatique extinction. Après leur émergence, quel est désormais le destin de l'homme et du cosmos en permanente émergence ? L'évolution naturelle, qui se déploie sur une échelle de temporalité de l'ordre de milliards d'années, est maintenant articulée à une coévolution accélérée à temporalité courte, vu les développements ininterrompus des technosciences qui créent et recréent le cosmos et l'homme. La question lancinante de l'arrêt de l'évolution et de la coévolution supposées illimitées se pose. Peut-on alors concevoir un arrêt, sauf "catastrophique" et apocalyptique, de l'être et de la vie, coïncidant avec l'autodissolution de l'humanité et la dissolution du cosmos ? Il faut donc récuser l'éthique de l'illusoire complétude du libéralisme productiviste et consumériste, et privilégier les éthiques de l'être et de l'environnement qui deviennent ici premières pour déterminer, dans la symbionomie, notre avenir et celui d'un "cosmos pour l'homme".
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.