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Un monde "différent" ! Défi du présent, utopie créatrice de l'avenir
Ondoua Pius
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782343151403
Dans un monde totalement moulé - corps et esprit - par la rationalité instrumentale dominante, rappeler l'objet la philosophie, l'homme en quête de sens, et réaffirmer la nécessité de mettre en oeuvre urgemment ce sens, est l'objet de nos textes et aussi celui de l'ensemble de notre oeuvre. Il convient en effet de critiquer cette rationalité instrumentale, présentée comme la figure unique de la rationalité et de l'humanité accomplie, qui programme l'accès nécessaire de l'homme au maximum de puissance et d'efficience, ainsi que l'oubli même du sens de l'être, de la vie et de l'histoire. Le maximum de cette technopuissance culmine alors dans une "technodémence" aux conséquences possiblement catastrophiques, ou à tout le moins attentatoires à la vie individuelle, à celle des sociétés, au cadre existentiel et, en un mot, à l'histoire même de l'humanité. Et s'il faut, hors de toute utopie, réinventer le monde, instaurer une altermondialité au-delà des dérives de l'actuelle technodémence, en arrimant la puissance au sens en vue du déploiement de l'être dans et par les valeurs, c'est à partir d'une philosophie autre orientant autrement le développement et notre vivre-ensemble (politique), ainsi que le déroulement de notre histoire. Un autre monde est possible, bien plus, il faut changer le monde actuel ! Une pensée et une pratique arrimées au sens peuvent faire advenir ce monde nouveau.
La présente réflexion sur les défis et les perspectives du développement technoscientifique se veut une analyse des divers volets de ce développement. Le premier volet est épistémologique dans la mesure où ce qui est à analyser, c'est la raison en tant qu'instrument et sa mise en acte en tant que rationalité/rationalisation. Le second volet essaie de mettre en lumière le processus par lequel cette rationalité mise en acte a pu créer simultanément la puissance en tant que maîtrise de la nature et aussi la négation et même l'anéantissement tendanciel de l'humanité. Les perspectives actuelles du développement de la technoscience n'ouvrent-elles pas d'ailleurs vers la possibilité de leur dérive catastrophique ? Au bout de cette analyse, dès lors, se dégagent plusieurs urgences. La première, celle de démystifier l'articulation de cette maîtrise du réel avec la totalité de l'expression de la rationalité. La seconde, celle de réarticuler cette puissance dérivant de la maîtrise rationnelle du réel avec un souci décisif de réaffirmer l'être humain à la fois comme mystère ontologique et comme valeur absolue. La réflexion philosophique n'est-elle pas dès lors, au-delà de la maîtrise et de la puissance, le meilleur processus de réaffirmation de l'homme et de sauvegarde tant de son présent que de son avenir ?
Le développement et le sous-développement ne constituent en rien des réalités en soi, des réalités monolithiques et isolables. Au-delà des explications dominantes, communément admises, il convient en effet de relier le sous-développement, comme production historique, à la dialectique double de la puissance technoscientifique et de la domination rendue désormais possible grâce à elle, à l'échelle de la planète. Deux défis s'articulent dès lors : celui de la " déconnexion " de l'Afrique par rapport au modèle dominant de développement, qui reproduit seulement et intensifie la domination et l'exploitation de cette Afrique confinée dans le seul pourvoi en ressources naturelles et dans la consommation mimétique des produits industriels, sans induction d'un développement endogène véritable dans la souveraineté ; et celui, plus global, de la restructuration du modèle libéral en vogue à l'ère de la mondialisation, modèle qui instrumentalise l'humain, au moment même où la production et la consommation destructrices (conséquences de la technodémence !) font courir à la planète, de manière tendancielle et réelle tout à la fois, les pires risques de catastrophe et hypothèquent ainsi lourdement l'avenir. Quelles autres urgences et quelles autres priorités alors, sinon l'arrimage du développement aux préoccupations éthiques, pour réaliser un vrai développement, un " développement humain ", ainsi que l'instauration politique d'une " nouvelle gouvernance mondiale ", de telle sorte que l'arraisonnement des sociétés actuellement dépouillées de toute souveraineté, et leur uniformisation sous la bannière du " libéral ", cessent alors d'être à l'ordre du jour ?
La philosophie est une réflexion sur l'être (être du réel et être de l'homme), pour saisir son déploiement et s'interroger sur son origine et sur sa destination ; elle est une réflexion sur la connaissance, pour cerner le réel et à partir de là, en assurer la maîtrise ; elle est réflexion sur cette maîtrise, dans ce qu'elle promeut, ce qu'elle promet et ce qu'elle anéantit, potentiellement ; elle est réflexion sur les valeurs auxquelles arrimer la vie et l'histoire ; c'est une réflexion portée par la pression du sens pour orienter une véritable réalisation de l'homme-valeur. Voilà ce à quoi nous invitent les textes de ce premier volume de la série " Existence et Valeurs ", volume qui a pour sous-titre : " L'urgence de la philosophie ". Devant l'uniformisation de la pensée et du cadre de vie, devant l'orientation tendanciellement inhumaine de l'histoire, face aux hypothèques multiples qui pèsent sur le devenir individuel et sur le devenir-ensemble des sujets humains dans la collectivité et le monde désormais unique / ouvert, face enfin aux risques de catastrophe pour l'homme, pour les sociétés et pour la planète tout entière, n'est-il pas urgent, plus que jamais, de philosopher ?
Pour la philosophia perennis, avec l'oeuvre érudite de Jean-Marc Gabaude, véritable icône, aux envols métaphysiques et à l'enrichissante herméneutique des problèmes, "on est en présence d'une oeuvre digne de la tradition philosophique française la plus pure, la plus sérieuse et la plus imposante". (Evangélos Moutsopoulos). Les travaux de Jean-Marc Gabaude, auteur talentueux, profond et ouvert, couvrent la métaphysique, la philosophie politique, l'Histoire de la philosophie et la philosophie de l'histoire, le développement et ses défis, l'éthico-axiologie, l'ouverture aux valeurs et à l'avenir, pour l'authenticité de "l'homme total", la philosophie de l'art... Il a initié de nombreuses générations d'étudiants à l'accès rude et escarpé à cette "philsophia perennis" qui est la "symphilosophie transhistoriquement et oecuméniquement partagée". L'ouvrage de Pius Ondoua sur Jean-Marc-Gabaude, le directeur de ses deux thèses de philosophie se présente comme un devoir de reconnaissance et un hommage, en témoignage de la contribution inestimable du maître qui lui a permis d'émerger à une vision "ouverte" de la raison qui fait du philosophe un "héraut de l'homme essentiel", pour la réalisation authentique de la personne, loin du risque d'infra-humanisation de notre être-au-monde actuel.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.