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L’humanisme de l’« homme essentiel ». Hommage à Jean-Marc Gabaude, le « philosophe total »
Ondoua Pius
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782336483108
Pour la philosophia perennis, avec l'oeuvre érudite de Jean-Marc Gabaude, véritable icône, aux envols métaphysiques et à l'enrichissante herméneutique des problèmes, "on est en présence d'une oeuvre digne de la tradition philosophique française la plus pure, la plus sérieuse et la plus imposante". (Evangélos Moutsopoulos). Les travaux de Jean-Marc Gabaude, auteur talentueux, profond et ouvert, couvrent la métaphysique, la philosophie politique, l'Histoire de la philosophie et la philosophie de l'histoire, le développement et ses défis, l'éthico-axiologie, l'ouverture aux valeurs et à l'avenir, pour l'authenticité de "l'homme total", la philosophie de l'art... Il a initié de nombreuses générations d'étudiants à l'accès rude et escarpé à cette "philsophia perennis" qui est la "symphilosophie transhistoriquement et oecuméniquement partagée". L'ouvrage de Pius Ondoua sur Jean-Marc-Gabaude, le directeur de ses deux thèses de philosophie se présente comme un devoir de reconnaissance et un hommage, en témoignage de la contribution inestimable du maître qui lui a permis d'émerger à une vision "ouverte" de la raison qui fait du philosophe un "héraut de l'homme essentiel", pour la réalisation authentique de la personne, loin du risque d'infra-humanisation de notre être-au-monde actuel.
La mondialisation est posée par certains comme une " chance historique ", comme l'aboutissement d'une trajectoire historique inéluctable. Elle permettrait une stabilité géopolitique durable à partir de l'interconnexion du monde. Cependant, cette mondialisation a toujours été examinée, prioritairement, d'un point de vue économiste, pour montrer qu'elle permet l'évolution technoscientifique, la croissance et l'innovation économique permanentes, la globalisation des échanges et la démocratisation des sociétés. L'objectif de cet ouvrage est moins de revenir à une analytique ou à une phénoménologie de cette mondialisation que de l'interroger de manière éclairante et contextuelle, à partir de la relecture de trois auteurs : Jürgen Habermas, Marcien Towa et Pierre Meinrad Hebga, et aussi, à partir de la critique de la rationalité positiviste dominante, présentée comme condition de possibilité d'une " civilisation de l'Universel " dont il apparaît pourtant de plus en plus clairement qu'elle n'est rien d'autre qu'une universalisation (arraisonnante-violente) de la figure libérale du monde. Quelle sagesse et quel humanisme du présent et de l'avenir, sans cette critique de la " rationalité libérale " dominante, sans une critique décisive de la mondialisation sous sa forme actuelle ?
La présente réflexion sur les défis et les perspectives du développement technoscientifique se veut une analyse des divers volets de ce développement. Le premier volet est épistémologique dans la mesure où ce qui est à analyser, c'est la raison en tant qu'instrument et sa mise en acte en tant que rationalité/rationalisation. Le second volet essaie de mettre en lumière le processus par lequel cette rationalité mise en acte a pu créer simultanément la puissance en tant que maîtrise de la nature et aussi la négation et même l'anéantissement tendanciel de l'humanité. Les perspectives actuelles du développement de la technoscience n'ouvrent-elles pas d'ailleurs vers la possibilité de leur dérive catastrophique ? Au bout de cette analyse, dès lors, se dégagent plusieurs urgences. La première, celle de démystifier l'articulation de cette maîtrise du réel avec la totalité de l'expression de la rationalité. La seconde, celle de réarticuler cette puissance dérivant de la maîtrise rationnelle du réel avec un souci décisif de réaffirmer l'être humain à la fois comme mystère ontologique et comme valeur absolue. La réflexion philosophique n'est-elle pas dès lors, au-delà de la maîtrise et de la puissance, le meilleur processus de réaffirmation de l'homme et de sauvegarde tant de son présent que de son avenir ?
Cet ouvrage nourrit l'ambition d'insuffler vie et dynamique à la coexistence harmonieuse des hommes. Le projet du "vivre-ensemble" n'a de sens et de consistance que parce qu'il est mis en marche par des subjectivités individuelles : celles-ci décident de vivre ensemble dans un même contexte social (spatio-temporel), simultanément local et mondial, pour un avenir commun, un avenir partagé, avec des valeurs et des opportunités communes qui permettent une pleine réalisation de l'authenticité de l'homme. Le "vivre-ensemble" ne peut exister là où il n'y a pas "humanité" véritable, là où il n'y a pas de considération effective de l'être humain, qui doit être posé en tant que valeur absolue (ontologie de l'être-valeur). Le "vivre-ensemble" harmonieux ne peut exister là où triomphent en permanence et de manière structurelle la violence, l'irrationnelle dialectique des camus individuels et des puissances "impériales". Le risque est la démolition du présent et l'anéantissement même de la possibilité de l'avenir. Et c'est bien le cas dans le cadre de la mondialisation libérale actuelle qui situe l'homme devant une interrogation angoissée sur son devenir et sur celui du cosmos. Au bout du compte, le "vivre-ensemble" harmonieux ne peut exister là où règne la négation de l'humain, en lieu et place de sa promotion résolue en tant que, sur le plan ontologique, il est une valeur absolue.
La philosophie est une réflexion sur l'être (être du réel et être de l'homme), pour saisir son déploiement et s'interroger sur son origine et sur sa destination ; elle est une réflexion sur la connaissance, pour cerner le réel et à partir de là, en assurer la maîtrise ; elle est réflexion sur cette maîtrise, dans ce qu'elle promeut, ce qu'elle promet et ce qu'elle anéantit, potentiellement ; elle est réflexion sur les valeurs auxquelles arrimer la vie et l'histoire ; c'est une réflexion portée par la pression du sens pour orienter une véritable réalisation de l'homme-valeur. Voilà ce à quoi nous invitent les textes de ce premier volume de la série " Existence et Valeurs ", volume qui a pour sous-titre : " L'urgence de la philosophie ". Devant l'uniformisation de la pensée et du cadre de vie, devant l'orientation tendanciellement inhumaine de l'histoire, face aux hypothèques multiples qui pèsent sur le devenir individuel et sur le devenir-ensemble des sujets humains dans la collectivité et le monde désormais unique / ouvert, face enfin aux risques de catastrophe pour l'homme, pour les sociétés et pour la planète tout entière, n'est-il pas urgent, plus que jamais, de philosopher ?
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.