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La raison unique du "village planetaire". Mythes et réalités de la mondialisation
Ondoua Pius
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296127067
La mondialisation est posée par certains comme une " chance historique ", comme l'aboutissement d'une trajectoire historique inéluctable. Elle permettrait une stabilité géopolitique durable à partir de l'interconnexion du monde. Cependant, cette mondialisation a toujours été examinée, prioritairement, d'un point de vue économiste, pour montrer qu'elle permet l'évolution technoscientifique, la croissance et l'innovation économique permanentes, la globalisation des échanges et la démocratisation des sociétés. L'objectif de cet ouvrage est moins de revenir à une analytique ou à une phénoménologie de cette mondialisation que de l'interroger de manière éclairante et contextuelle, à partir de la relecture de trois auteurs : Jürgen Habermas, Marcien Towa et Pierre Meinrad Hebga, et aussi, à partir de la critique de la rationalité positiviste dominante, présentée comme condition de possibilité d'une " civilisation de l'Universel " dont il apparaît pourtant de plus en plus clairement qu'elle n'est rien d'autre qu'une universalisation (arraisonnante-violente) de la figure libérale du monde. Quelle sagesse et quel humanisme du présent et de l'avenir, sans cette critique de la " rationalité libérale " dominante, sans une critique décisive de la mondialisation sous sa forme actuelle ?
Cet ouvrage nourrit l'ambition d'insuffler vie et dynamique à la coexistence harmonieuse des hommes. Le projet du "vivre-ensemble" n'a de sens et de consistance que parce qu'il est mis en marche par des subjectivités individuelles : celles-ci décident de vivre ensemble dans un même contexte social (spatio-temporel), simultanément local et mondial, pour un avenir commun, un avenir partagé, avec des valeurs et des opportunités communes qui permettent une pleine réalisation de l'authenticité de l'homme. Le "vivre-ensemble" ne peut exister là où il n'y a pas "humanité" véritable, là où il n'y a pas de considération effective de l'être humain, qui doit être posé en tant que valeur absolue (ontologie de l'être-valeur). Le "vivre-ensemble" harmonieux ne peut exister là où triomphent en permanence et de manière structurelle la violence, l'irrationnelle dialectique des camus individuels et des puissances "impériales". Le risque est la démolition du présent et l'anéantissement même de la possibilité de l'avenir. Et c'est bien le cas dans le cadre de la mondialisation libérale actuelle qui situe l'homme devant une interrogation angoissée sur son devenir et sur celui du cosmos. Au bout du compte, le "vivre-ensemble" harmonieux ne peut exister là où règne la négation de l'humain, en lieu et place de sa promotion résolue en tant que, sur le plan ontologique, il est une valeur absolue.
La nouvelle culture mondiale, qui s'affirme comme absolue et universelle (libéralisme économique, démocratie pluraliste et rationalisme total, au niveau de la connaissance et de l'action), n'implique-t-elle pas l'utopie d'un monde translucide (dont les secrets sont percés de plus en plus totalement), maîtrisé de part en part (grâce aux prodigieuses avancées des technosciences), mais dans lequel la réalisation maximale de l'humain n'est pas forcément au rendez-vous, au regard de l'arraisonnement généralisé qui s'instaure ? Le caractère pluriel des avenirs (avenirs humains, avenirs des sociétés) est réaffirmation conjointe des identités et des différences et par là, promotion de l'authenticité ; cette réaffirmation ne doit-elle pas être l'utopie positive du présent (permanence de l'utopie ! qui seule peut sauvegarder l'avenir, notre avenir, et le monde, notre monde ?
Le développement et le sous-développement ne constituent en rien des réalités en soi, des réalités monolithiques et isolables. Au-delà des explications dominantes, communément admises, il convient en effet de relier le sous-développement, comme production historique, à la dialectique double de la puissance technoscientifique et de la domination rendue désormais possible grâce à elle, à l'échelle de la planète. Deux défis s'articulent dès lors : celui de la " déconnexion " de l'Afrique par rapport au modèle dominant de développement, qui reproduit seulement et intensifie la domination et l'exploitation de cette Afrique confinée dans le seul pourvoi en ressources naturelles et dans la consommation mimétique des produits industriels, sans induction d'un développement endogène véritable dans la souveraineté ; et celui, plus global, de la restructuration du modèle libéral en vogue à l'ère de la mondialisation, modèle qui instrumentalise l'humain, au moment même où la production et la consommation destructrices (conséquences de la technodémence !) font courir à la planète, de manière tendancielle et réelle tout à la fois, les pires risques de catastrophe et hypothèquent ainsi lourdement l'avenir. Quelles autres urgences et quelles autres priorités alors, sinon l'arrimage du développement aux préoccupations éthiques, pour réaliser un vrai développement, un " développement humain ", ainsi que l'instauration politique d'une " nouvelle gouvernance mondiale ", de telle sorte que l'arraisonnement des sociétés actuellement dépouillées de toute souveraineté, et leur uniformisation sous la bannière du " libéral ", cessent alors d'être à l'ordre du jour ?
L'objectif de cet ouvrage est de redonner vie autant que consistance à une lecture dialectique et historique du réel et de l'histoire. Les cinq textes s'attèlent à réexaminer, à partir de la tranche historique de la modernité (les Lumières) jusqu'à l'actuelle contemporanéité (la mondialisation), la logique, le moteur et aussi l'acteur de l'histoire, chez des auteurs comme Kant, Hegel, Marx, Habermas et Fukuyama, entre autres.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.