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Existence et Valeurs. Tome 1 : L'urgence de la philosophie
Ondoua Pius ; Gabaude Jean-Marc
L'HARMATTAN
36,50 €
Épuisé
EAN :9782296091276
La philosophie est une réflexion sur l'être (être du réel et être de l'homme), pour saisir son déploiement et s'interroger sur son origine et sur sa destination ; elle est une réflexion sur la connaissance, pour cerner le réel et à partir de là, en assurer la maîtrise ; elle est réflexion sur cette maîtrise, dans ce qu'elle promeut, ce qu'elle promet et ce qu'elle anéantit, potentiellement ; elle est réflexion sur les valeurs auxquelles arrimer la vie et l'histoire ; c'est une réflexion portée par la pression du sens pour orienter une véritable réalisation de l'homme-valeur. Voilà ce à quoi nous invitent les textes de ce premier volume de la série " Existence et Valeurs ", volume qui a pour sous-titre : " L'urgence de la philosophie ". Devant l'uniformisation de la pensée et du cadre de vie, devant l'orientation tendanciellement inhumaine de l'histoire, face aux hypothèques multiples qui pèsent sur le devenir individuel et sur le devenir-ensemble des sujets humains dans la collectivité et le monde désormais unique / ouvert, face enfin aux risques de catastrophe pour l'homme, pour les sociétés et pour la planète tout entière, n'est-il pas urgent, plus que jamais, de philosopher ?
Revenant à une pratique dialoguée de la philosophie, et se situant ainsi dans le sillage des pères fondateurs de la philosophie, l'auteur procède dans ce volume, à partir de trois séries d'entretiens, à une véritable critique de la raison, non pas certes la raison pure (comme Kant), mais la raison unique, désormais dominante sous la forme instrumentaliste et fonctionnaliste. Cette forme a déjà fait l'objet d'un intérêt réel chez Jürgen Habermas. Ce qui est mis ici en lumière, c'est que cette raison s'occulte à elle-même son caractère d'émergence ; elle occulte en même temps l'actuelle tyrannie qu'elle exerce à partir de l'articulation du formalisme, de la puissance et de la normativité. Enfin, elle développe une prétention à l'universalité qui circonscrit de manière totalitaire, et c'est dommage, l'horizon de la validité de tout discours ainsi que l'horizon de réalité et d'effectivité de tout ce qui existe, basculant dans l'irréel et l'irrationnel ce à quoi elle ne peut accéder. Cette critique de la raison unique, qui met en lumière les diverses hypothèques d'un positivisme triomphaliste et qui réaffirme de manière forte l'urgence de la pression du sens, pour une existence qui émerge sans raison et qui doit formuler sa raison d'être, montre l'irrationalité réelle et tendancielle tout à la fois, de la figure dominante de la raison, et ouvre ainsi sur une " raison plurielle ", " une raison ouverte " pour que l'Homme soit posé de nouveau, comme valeur, comme absolu de valeur.
La mondialisation est posée par certains comme une " chance historique ", comme l'aboutissement d'une trajectoire historique inéluctable. Elle permettrait une stabilité géopolitique durable à partir de l'interconnexion du monde. Cependant, cette mondialisation a toujours été examinée, prioritairement, d'un point de vue économiste, pour montrer qu'elle permet l'évolution technoscientifique, la croissance et l'innovation économique permanentes, la globalisation des échanges et la démocratisation des sociétés. L'objectif de cet ouvrage est moins de revenir à une analytique ou à une phénoménologie de cette mondialisation que de l'interroger de manière éclairante et contextuelle, à partir de la relecture de trois auteurs : Jürgen Habermas, Marcien Towa et Pierre Meinrad Hebga, et aussi, à partir de la critique de la rationalité positiviste dominante, présentée comme condition de possibilité d'une " civilisation de l'Universel " dont il apparaît pourtant de plus en plus clairement qu'elle n'est rien d'autre qu'une universalisation (arraisonnante-violente) de la figure libérale du monde. Quelle sagesse et quel humanisme du présent et de l'avenir, sans cette critique de la " rationalité libérale " dominante, sans une critique décisive de la mondialisation sous sa forme actuelle ?
Interroger les figures du cosmos et de l'homme actuel, le processus de leur émergence, pour savoir si elles sont des figures achevées, définitives et non susceptibles d'évolution, impose de revenir à la question des origines, c'est-à-dire aux questions du commencement, de la fin et de l'avenir. La gestion actuelle du monde peut provoquer la catastrophe du cosmos et de l'homme, en faisant cheminer l'évolution et la coévolution en marche (conçues comme illimitées) de l'expansion initiale vers une paradoxale et dramatique extinction. Après leur émergence, quel est désormais le destin de l'homme et du cosmos en permanente émergence ? L'évolution naturelle, qui se déploie sur une échelle de temporalité de l'ordre de milliards d'années, est maintenant articulée à une coévolution accélérée à temporalité courte, vu les développements ininterrompus des technosciences qui créent et recréent le cosmos et l'homme. La question lancinante de l'arrêt de l'évolution et de la coévolution supposées illimitées se pose. Peut-on alors concevoir un arrêt, sauf "catastrophique" et apocalyptique, de l'être et de la vie, coïncidant avec l'autodissolution de l'humanité et la dissolution du cosmos ? Il faut donc récuser l'éthique de l'illusoire complétude du libéralisme productiviste et consumériste, et privilégier les éthiques de l'être et de l'environnement qui deviennent ici premières pour déterminer, dans la symbionomie, notre avenir et celui d'un "cosmos pour l'homme".
Pour la philosophia perennis, avec l'oeuvre érudite de Jean-Marc Gabaude, véritable icône, aux envols métaphysiques et à l'enrichissante herméneutique des problèmes, "on est en présence d'une oeuvre digne de la tradition philosophique française la plus pure, la plus sérieuse et la plus imposante". (Evangélos Moutsopoulos). Les travaux de Jean-Marc Gabaude, auteur talentueux, profond et ouvert, couvrent la métaphysique, la philosophie politique, l'Histoire de la philosophie et la philosophie de l'histoire, le développement et ses défis, l'éthico-axiologie, l'ouverture aux valeurs et à l'avenir, pour l'authenticité de "l'homme total", la philosophie de l'art... Il a initié de nombreuses générations d'étudiants à l'accès rude et escarpé à cette "philsophia perennis" qui est la "symphilosophie transhistoriquement et oecuméniquement partagée". L'ouvrage de Pius Ondoua sur Jean-Marc-Gabaude, le directeur de ses deux thèses de philosophie se présente comme un devoir de reconnaissance et un hommage, en témoignage de la contribution inestimable du maître qui lui a permis d'émerger à une vision "ouverte" de la raison qui fait du philosophe un "héraut de l'homme essentiel", pour la réalisation authentique de la personne, loin du risque d'infra-humanisation de notre être-au-monde actuel.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.