Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'avenir du technocosme. De l'expansion à l'extinction ?
Ondoua Pius
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343219264
Interroger les figures du cosmos et de l'homme actuel, le processus de leur émergence, pour savoir si elles sont des figures achevées, définitives et non susceptibles d'évolution, impose de revenir à la question des origines, c'est-à-dire aux questions du commencement, de la fin et de l'avenir. La gestion actuelle du monde peut provoquer la catastrophe du cosmos et de l'homme, en faisant cheminer l'évolution et la coévolution en marche (conçues comme illimitées) de l'expansion initiale vers une paradoxale et dramatique extinction. Après leur émergence, quel est désormais le destin de l'homme et du cosmos en permanente émergence ? L'évolution naturelle, qui se déploie sur une échelle de temporalité de l'ordre de milliards d'années, est maintenant articulée à une coévolution accélérée à temporalité courte, vu les développements ininterrompus des technosciences qui créent et recréent le cosmos et l'homme. La question lancinante de l'arrêt de l'évolution et de la coévolution supposées illimitées se pose. Peut-on alors concevoir un arrêt, sauf "catastrophique" et apocalyptique, de l'être et de la vie, coïncidant avec l'autodissolution de l'humanité et la dissolution du cosmos ? Il faut donc récuser l'éthique de l'illusoire complétude du libéralisme productiviste et consumériste, et privilégier les éthiques de l'être et de l'environnement qui deviennent ici premières pour déterminer, dans la symbionomie, notre avenir et celui d'un "cosmos pour l'homme".
Dans un monde totalement moulé - corps et esprit - par la rationalité instrumentale dominante, rappeler l'objet la philosophie, l'homme en quête de sens, et réaffirmer la nécessité de mettre en oeuvre urgemment ce sens, est l'objet de nos textes et aussi celui de l'ensemble de notre oeuvre. Il convient en effet de critiquer cette rationalité instrumentale, présentée comme la figure unique de la rationalité et de l'humanité accomplie, qui programme l'accès nécessaire de l'homme au maximum de puissance et d'efficience, ainsi que l'oubli même du sens de l'être, de la vie et de l'histoire. Le maximum de cette technopuissance culmine alors dans une "technodémence" aux conséquences possiblement catastrophiques, ou à tout le moins attentatoires à la vie individuelle, à celle des sociétés, au cadre existentiel et, en un mot, à l'histoire même de l'humanité. Et s'il faut, hors de toute utopie, réinventer le monde, instaurer une altermondialité au-delà des dérives de l'actuelle technodémence, en arrimant la puissance au sens en vue du déploiement de l'être dans et par les valeurs, c'est à partir d'une philosophie autre orientant autrement le développement et notre vivre-ensemble (politique), ainsi que le déroulement de notre histoire. Un autre monde est possible, bien plus, il faut changer le monde actuel ! Une pensée et une pratique arrimées au sens peuvent faire advenir ce monde nouveau.
Cet ouvrage nourrit l'ambition d'insuffler vie et dynamique à la coexistence harmonieuse des hommes. Le projet du "vivre-ensemble" n'a de sens et de consistance que parce qu'il est mis en marche par des subjectivités individuelles : celles-ci décident de vivre ensemble dans un même contexte social (spatio-temporel), simultanément local et mondial, pour un avenir commun, un avenir partagé, avec des valeurs et des opportunités communes qui permettent une pleine réalisation de l'authenticité de l'homme. Le "vivre-ensemble" ne peut exister là où il n'y a pas "humanité" véritable, là où il n'y a pas de considération effective de l'être humain, qui doit être posé en tant que valeur absolue (ontologie de l'être-valeur). Le "vivre-ensemble" harmonieux ne peut exister là où triomphent en permanence et de manière structurelle la violence, l'irrationnelle dialectique des camus individuels et des puissances "impériales". Le risque est la démolition du présent et l'anéantissement même de la possibilité de l'avenir. Et c'est bien le cas dans le cadre de la mondialisation libérale actuelle qui situe l'homme devant une interrogation angoissée sur son devenir et sur celui du cosmos. Au bout du compte, le "vivre-ensemble" harmonieux ne peut exister là où règne la négation de l'humain, en lieu et place de sa promotion résolue en tant que, sur le plan ontologique, il est une valeur absolue.
La présente réflexion sur les défis et les perspectives du développement technoscientifique se veut une analyse des divers volets de ce développement. Le premier volet est épistémologique dans la mesure où ce qui est à analyser, c'est la raison en tant qu'instrument et sa mise en acte en tant que rationalité/rationalisation. Le second volet essaie de mettre en lumière le processus par lequel cette rationalité mise en acte a pu créer simultanément la puissance en tant que maîtrise de la nature et aussi la négation et même l'anéantissement tendanciel de l'humanité. Les perspectives actuelles du développement de la technoscience n'ouvrent-elles pas d'ailleurs vers la possibilité de leur dérive catastrophique ? Au bout de cette analyse, dès lors, se dégagent plusieurs urgences. La première, celle de démystifier l'articulation de cette maîtrise du réel avec la totalité de l'expression de la rationalité. La seconde, celle de réarticuler cette puissance dérivant de la maîtrise rationnelle du réel avec un souci décisif de réaffirmer l'être humain à la fois comme mystère ontologique et comme valeur absolue. La réflexion philosophique n'est-elle pas dès lors, au-delà de la maîtrise et de la puissance, le meilleur processus de réaffirmation de l'homme et de sauvegarde tant de son présent que de son avenir ?
La modernité nourrit l'ambition déraisonnable de faire de ses contingences des nécessités en refusant sa propre critique et sa remise en cause. Le risque est donc grand que l'humanité soit exposée aux affres de la catastrophe et du néant d'avenir, du fait de progrès non arrimés à l'éthique. Cet ouvrage réexamine les questions philosophiques traditionnelles sur l'essence de l'homme, l'organisation sociopolitique du cadre de vie et les valeurs éthiques pour l'expression plénière de l'être humain. En marche avec l'homme augmenté, le transhumain, le post-humain modifie et déstabilise tendanciellement l'essence de l'homme, qui devient homme-dieu, avec comme risque de créer, sur le plan de l'ontologie, un véritable "néant d'humanité". Quelle essence et quelle éthique pour cette humanité de l'instabilité et de l'illimitation ? Quelles finalités pour l'être en déploiement ? Et dans quel cadre sociopolitique ? En un mot, quel avenir pour l'humain ?
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.