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Etre humain : un devoir ! Quelle éthique "humaniste" pour la puissance technoscientifique ?
Ondoua Pius
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782336483139
En présentant l'homme comme "Le Prométhée définitivement déchaîné auquel la science confère des forces jamais encore connues et l'économie son impulsion effrénée" , Hans Jonas invite à mettre en place une éthique constituée par des entraves "librement consenties, (...) qui "empêchent le pouvoir de l'homme de devenir une malédiction pour lui" . La philosophie ne doit-elle pas interroger/évaluer/critiquer/encadrer, sur fond d'éthico-politique et avec pour finalité ontodynamique de construire l'homme-valeur, cette rationalité de la technopuissance, ses urgences et impératifs, ses intérêts et ses enjeux économiques et stratégiques ; ne doit-elle pas critiquer l'assujettissement et l'arraisonnement de l'humanité, dont la densité ontologique s'évanouit et dont l'essence est en "reconstruction" programmée dans un cadre de vie dilapidé et guetté par le néant d'avenir ? Les entretiens qui constituent cet ouvrage rappellent l'essence de la philosophie, balise pour l'avenir, et sa mission actuelle : critiquer le caractère anéthique et "tyrannique" du sens donné par la seule puissance à la vie et à l'homme "hors de l'homme ? sans l'homme ? contre l'homme" , et créer un "avenir humain" , en dénonçant le "système" , ses finalités et ses modalités anéthiques de fonctionnement...
Pour la philosophia perennis, avec l'oeuvre érudite de Jean-Marc Gabaude, véritable icône, aux envols métaphysiques et à l'enrichissante herméneutique des problèmes, "on est en présence d'une oeuvre digne de la tradition philosophique française la plus pure, la plus sérieuse et la plus imposante". (Evangélos Moutsopoulos). Les travaux de Jean-Marc Gabaude, auteur talentueux, profond et ouvert, couvrent la métaphysique, la philosophie politique, l'Histoire de la philosophie et la philosophie de l'histoire, le développement et ses défis, l'éthico-axiologie, l'ouverture aux valeurs et à l'avenir, pour l'authenticité de "l'homme total", la philosophie de l'art... Il a initié de nombreuses générations d'étudiants à l'accès rude et escarpé à cette "philsophia perennis" qui est la "symphilosophie transhistoriquement et oecuméniquement partagée". L'ouvrage de Pius Ondoua sur Jean-Marc-Gabaude, le directeur de ses deux thèses de philosophie se présente comme un devoir de reconnaissance et un hommage, en témoignage de la contribution inestimable du maître qui lui a permis d'émerger à une vision "ouverte" de la raison qui fait du philosophe un "héraut de l'homme essentiel", pour la réalisation authentique de la personne, loin du risque d'infra-humanisation de notre être-au-monde actuel.
L'objectif de cet ouvrage est de redonner vie autant que consistance à une lecture dialectique et historique du réel et de l'histoire. Les cinq textes s'attèlent à réexaminer, à partir de la tranche historique de la modernité (les Lumières) jusqu'à l'actuelle contemporanéité (la mondialisation), la logique, le moteur et aussi l'acteur de l'histoire, chez des auteurs comme Kant, Hegel, Marx, Habermas et Fukuyama, entre autres.
Cet ouvrage nourrit l'ambition d'insuffler vie et dynamique à la coexistence harmonieuse des hommes. Le projet du "vivre-ensemble" n'a de sens et de consistance que parce qu'il est mis en marche par des subjectivités individuelles : celles-ci décident de vivre ensemble dans un même contexte social (spatio-temporel), simultanément local et mondial, pour un avenir commun, un avenir partagé, avec des valeurs et des opportunités communes qui permettent une pleine réalisation de l'authenticité de l'homme. Le "vivre-ensemble" ne peut exister là où il n'y a pas "humanité" véritable, là où il n'y a pas de considération effective de l'être humain, qui doit être posé en tant que valeur absolue (ontologie de l'être-valeur). Le "vivre-ensemble" harmonieux ne peut exister là où triomphent en permanence et de manière structurelle la violence, l'irrationnelle dialectique des camus individuels et des puissances "impériales". Le risque est la démolition du présent et l'anéantissement même de la possibilité de l'avenir. Et c'est bien le cas dans le cadre de la mondialisation libérale actuelle qui situe l'homme devant une interrogation angoissée sur son devenir et sur celui du cosmos. Au bout du compte, le "vivre-ensemble" harmonieux ne peut exister là où règne la négation de l'humain, en lieu et place de sa promotion résolue en tant que, sur le plan ontologique, il est une valeur absolue.
La nouvelle culture mondiale, qui s'affirme comme absolue et universelle (libéralisme économique, démocratie pluraliste et rationalisme total, au niveau de la connaissance et de l'action), n'implique-t-elle pas l'utopie d'un monde translucide (dont les secrets sont percés de plus en plus totalement), maîtrisé de part en part (grâce aux prodigieuses avancées des technosciences), mais dans lequel la réalisation maximale de l'humain n'est pas forcément au rendez-vous, au regard de l'arraisonnement généralisé qui s'instaure ? Le caractère pluriel des avenirs (avenirs humains, avenirs des sociétés) est réaffirmation conjointe des identités et des différences et par là, promotion de l'authenticité ; cette réaffirmation ne doit-elle pas être l'utopie positive du présent (permanence de l'utopie ! qui seule peut sauvegarder l'avenir, notre avenir, et le monde, notre monde ?
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.