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Quelle éthique pour le transhumanisme ? Des hommes augmentés et des posthumains, demain, en Afrique
Njoh Mouelle Ebénézer
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782343159164
Après un premier livre sur le sujet du transhumanisme, Transhumanisme, marchands de science et avenir de l'homme, Njoh Mouelle déploie une analyse destinée à clarifier sa position sur divers aspects de ce mouvement. Il analyse des notions éthiques et met en relief des enjeux insoupçonnés, sur la difficile question de la régulation de l'exploitation des résultats des recherches convergentes des Nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives (NBIC), dont un nombre important s'avère avantageux pour tout homme. L'inefficacité des comités nationaux d'éthique — dont les avis sont rarement pris en compte par les législateurs de divers pays — ne décourage pas l'auteur, qui insiste et propose que l'adoption des conventions internationales contraignantes soit encouragée par les instances onusiennes. S'il met l'accent de manière appuyée sur la régulation destinée à protéger et à sauver l'espèce humaine de tout enfouissement dans des cyborgs, le philosophe camerounais se soucie tout autant du sort incertain qui pourrait être réservé aux catégories économiquement faibles face aux augmentations des capacités de toutes sortes sur d'autres continents. Au sujet de son Afrique natale, à laquelle Njoh Mouelle consacre le dernier chapitre auquel il donne le titre sans ambiguïté de "Pas de nouvel apartheid pour l'Afrique", il écrit : "Il n'est pas évident (...) que les centres et les cabinets extérieurs d'ingénierie d'augmentation" des capacités acceptent un jour sans discrimination de "pratiquer", par exemple, l'augmentation de leur Quotient Intellectuel au profit des clients venant d'Afrique ! "
L'auteur du présent ouvrage propose une synthèse des idées du "transhumanisme", assortie d'analyses critiques inspirées par un bergsonisme rafraîchissant. Il écrit pour participer au débat sur l'avenir de l'humanité, suscité par le mouvement scientifico-philosophique qui porte ce nom, démarré aux Etats-Unis et qui commence à faire bouger l'intelligentsia européenne. Il écrit aussi pour sensibiliser une opinion africaine éloignée de ces préoccupations qui concernent pourtant l'humanité entière : on promet à l'homme longévité éternelle, superintelligence, augmentation de toutes ses capacités, autant physiques que mentales. Njoh Mouelle a-t-il raison de stigmatiser le mercantilisme des commanditaires des recherches menées dans le cadre de la fameuse convergence des Nanotechnologies, Biotechnologies, Intelligence artificielle, et Sciences cognitives (NBIC), au point de considérer que l'étiquette philosophique dont se pare ce mouvement scientifico-culturel lui sert de simple slogan commercial ?
Le présent livre-dialogue est le fruit des échanges que les deux co-auteurs ont entretenus du 23 mai au 26 juin 2023, tout à fait spontanément. Si Ebénézer Njoh Mouelle affirme s'intéresser à l'essentiel qui sauvegarde l'humanité en l'homme, contre tout ce qui menacerait plutôt de la faire disparaître, le président de l'AFT Technoprog défend une ouverture qui a parfois donné du souci à l'auteur, entre autres, de Quelle éthique pour le transhumanisme, des hommes augmentés et des posthumains, demain en Afrique ? L'organisation de ce débat en cinq points permet au lecteur de circuler librement sans la contrainte d'une lecture linéaire l'obligeant d'évoluer du début vers la fin. A chacun de se faire son opinion sur divers projets, idées et visions transhumanistes entrées en discussion.
Le Cercle camerounais de philosophie a franchi un nouveau palier dans son épanouissement en organisant le colloque international de philosophie qu'il a baptisé " Rencontres philosophiques internationales francophones de Yaoundé " dont voici les actes. Autour du thème général de " la philosophie et les interprétations de la mondialisation en Afrique ", les participants venus du Canada, d'Allemagne, d'Italie, de France, du Gabon, du Niger et bien sûr du Cameroun ont donné du phénomène de la mondialisation des lectures certes différentes, mais des lectures qui ne pouvaient pas ne pas reconnaître la centralité de l'idée de solidarité dans celle de mondialisation. Le phénomène de la mondialisation a toujours commencé à se mettre en mouvement, même s'il ne s'est pas appelé du même nom. Et si la pensée doit toujours précéder l'action, la véritable question consisterait à se demander quelle pensée a de tout temps précédé la mondialisation ? Mais parler de pensée précédant l'action n'est pas parler de philosophie précédant l'action, tant il est vrai que si toute philosophie est de la pensée, toute pensée n'est pas de la philosophie. Peut-être la philosophie a-t-elle toujours été en retard sur l'action ? La philosophie, en demeurant cet oiseau de Minerve qui ne se lève qu'à la tombée de la nuit, serait-elle donc condamnée à venir après le cours des événements pour en dégager le sens, sans jamais prétendre imprimer sa marque sur leur cours ? En ce sens on ne sera pas surpris de lire ce qu'a écrit Dominique Folscheid : " la mondialisation a déjà suffisamment changé le monde, il est urgent de la penser ", sous-entendu en philosophes. C'est ce que les Premières rencontres philosophiques internationales francophones de Yaoundé ont tenté de faire.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.