Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
J'ai toujours marché avec ses rêves en moi
Mounguengui Stève-Wilifrid
MAUCONDUIT
15,00 €
Épuisé
EAN :9791090566668
Qui suis-je quand je dis "je" ? Quel événement dans l'enfance m'a mis sur la route, m'a poussé à quitter Mouila et, plus tard, à partir vers la France ? Je me pose ces questions depuis ma première nuit à Cachan, quand je me retrouvai enfin dans l'oeil du cyclone. Ce livre essaie de redessiner, après coup, le cheminement d'un homme, de trouver le lieu premier du désir, la forge des rêves qui agitent un enfant gabonais né à la lisière du monde traditionnel et du monde moderne incarné par l'école. Il tente, par maints détours, de remonter les fils du temps perdu, à la recherche des lieux égarés, vers les voix premières des commencements. A ce jeu-là, il explore la place du père, la force des lieux et leur magie. Ce n'est pas la remontée rectiligne du cours du fleuve. Peut-être seulement une lente dérive dans le chevelu des rivières qui me constituent. Quelquefois, en écrivant dans un train ou sur une table, je m'égare dans les lacis de la mangrove, débouche sur des impasses, échoue comme les bateaux de mon enfance sur des bancs de sable. Inlassablement, je pagaie entre les méandres vers l'embouchure des songes. Ballotté par le ressac, je note des couleurs ou fixe des embruns. Tout le sens de ce geste réside dans le voyage lui-même, car il n'y a pas d'épiphanie du retour. Il y a simplement ce désir de relier par des lignes imaginaires les points lumineux d'une vie ordinaire pour esquisser des constellations, verser une lumière diaphane sur la course des jours et des nuits. J'ai toujours marché avec ses rêves en moi, est une chimère puisqu'il fonctionne avec mes souvenirs et que tout est vrai. Je peux en toute bonne foi signer le pacte de Philippe Lejeune. Pourtant, tout ce que je raconte n'existe que dans ma mémoire, dirait Cyrulnik. Chaque détail est vrai, mais l'ensemble est une fiction nécessaire pour essayer de me réapproprier mon expérience et jeter ainsi un éclairage sur les versants nocturnes de mon identité. J'écris ce texte comme on tend une corde sur l'abîme entre ici et là-bas, comme on tisse un pont de lianes entre deux rives. C'est toujours en funambule que se joue la traversée. Chaque pas posé au bord du vide suffit pour faire vivre les choses et les êtres que je porte en bandoulière dans ma mémoire et mon corps. A l'horizon, dansent encore quelques mirages. C'est alors que dans les frimas de l'aube d'une page, j'écris des fantômes qui me hèlent dans la brume des souvenirs. Ce récit n'est pas linéaire. Il s'agit d'un amas de fragments pour rassembler la vie d'un jeune homme parti de Mouila pour étudier en France et comme on dit chez moi, se chercher. Ce récit élargit le geste amorcé avec mon livre précédent : Tu as fait de moi celui qui enjambe le monde. Il n'est pas une suite, mais il apporte d'autres pièces au puzzle biographique. J'ai suivi des rêves qui étaient nés des contes, des fables, des livres étudiés à l'école et des récits de mon père. En quittant le pays, tout ce vers quoi je tendais me semblait réel. En arrivant, je découvrais l'écart et avec lui, le vertige d'une existence façonnée dans le rêve d'autrui. Je ressemble aux oiseaux qui, le soir venu, se posent enfin sur les branches du fromager au bout du village pour écouter le murmure des étoiles. Allez, viens l'ami(e), je t'emmène en voyage. N'attends rien de ce voyage que le voyage lui-même ! Nous ne demeurerons pas les éternels gardiens des mirages. S.W. Mounguengui
[Cette] élégante métaphore explicite à merveille la vastitude de l'inspiration et l'essence du discours poétique, beau prétexte pour nommer au mieux le pays de l'auteur, le Gabon, pris dans la tourmente cyclique de la misère, au même titre que l'Afrique dans sa globalité, victime de mauvaise gérance et en panne d'alternance politique. Par conséquent, une écriture qui indexe, sans ambages, la classe des "prédateurs" contemporains impitoyables et plaide en faveur des victimes innocentes. . ". Extrait de la préface.
Le recueil Et au-delà nos songes d'hiver et le parfum de la terre est un ensemble de poèmes réunis autour de deux thématiques : l'exil et l'amour. L'auteur fait ressortir la douleur de l'exil, surtout quand survient l'hiver et la déchirure de l'amour. La saison froide renforce le sentiment de solitude en terre étrangère. Le songe devient la nef qui permet le voyage onirique vers le Pays natal. Mais dans ces pièces, le poète ne parcourt pas que la tristesse, on découvre aussi son apaisement. Il accepte la vie.
Résumé : Stève Wilifrid Mounguengui quitte le Gabon et arrive en France à l'âge de 25 ans pour faire des études de philosophie. Avant de partir, il dit à sa mère qu'un seul mot d'elle pourrait le faire rester au Gabon, mais elle insiste : " Pars mon enfant, pars aussi loin que possible. Reste là-bas, l'essentiel est de réussir à vivre. Peu importe l'endroit où tu vis... Promets-moi que tu ne reviendras pas. Promets-moi. Quand tu pleureras de France je t'entendrai." Il ne la reverra jamais, morte au pays avant qu'il ne puisse y revenir. A défaut de pouvoir enterrer sa mère, le poète lui construit un tombeau de mots. Depuis toujours, Stève Wilifrid Mounguengui rêvait de la France, découverte à travers ses lectures innombrables, comme celles de Marcel Pagnol dont les paysages lui rappelaient ceux de Mouila, sa ville natale. " Lui aussi chassait comme moi, lui aussi avait un père bon instituteur et piètre chasseur du dimanche. Lui aussi habitait le château de sa mère." D'une vaste écriture poétique, il parle de son arrivée en banlieue parisienne, de la façon dont il écrit, le matin à l'aube, dans le RER, lorsqu'il se rend au travail. Il raconte, comme un paradis perdu mais toujours enchanteur, son enfance au Gabon auprès de ses parents et de ses frères et soeurs, l'enfant des champs, l'étendue des plaines en lui, le chant des oiseaux, la lueur des lucioles... autant de tableaux somptueux d'une enfance simple auprès d'une mère courage, personnage charismatique et généreux, qui s'oublie pour faire le bien autour d'elle.
Pour savoir si la fonction notariale est ou non un service public, il convient de l'examiner sous plusieurs angles dont certains sont de nature générale, alors que d'autres lui sont spécifiques. Dans tous les cas, il faut comprendre les critères applicables à la notion et à la définition de service public et de justice, pour déterminer si le notariat leur est soumis. L'élément est, ici, l'intérêt public. Le notaire est lui-même officier public. Les deux termes comportent donc un mot commun, justifiant l'existence de ce qu'il recouvre : la nécessité de satisfaire l'intérêt général. Il y a là une notion objective que ce livre expose. Notion objective dans la mesure où le notaire exerce le service public - partie de celui de la justice - d'authentificateur officiel, entraînant diverses obligations : résidence, secret professionnel, obligation d'instrumenter, obligation de présence, interdiction d'instrumenter pour soi-même, discipline, tarif, indépendance intellectuelle, impartialité.
Résumé : Il s'agit d'un autoportrait où, pour la première fois, le romancier Serge Filippini se livre à un exercice personnel. Né à Pontarlier en 1950, dans un milieu modeste aux origines italiennes et espagnoles, il tire les fils qui continuent de le rattacher à cet univers- le père projectionniste, la mère ouvreuse, la famille italienne sur laquelle le vingtième siècle semble n'avoir pas prise... Il essaie d'y distinguer les linéaments de l'être qu'il est devenu : pourquoi les livres sont entrés dans sa vie par le truchement de romans d'espionnage et d'une bible oubliée un jour par des visiteurs ? Quelle vision du cinéma se forge un enfant qui baigne dans les salles obscures depuis l'âge de sept ans ? quelle géographie, quels événements, parfois fugaces, souvent ordinaires, ont formé le futur écrivain ? Ce texte littéraire s'accompagne d'images qui ne sont pas des illustrations mais un contrepoint visuel renvoyant à des thèmes présents dans le livre. Ce choix renvoie plus ou moins au Nadja d'André Breton - un " roman " avec images dont l'incipit bien connu est : Qui suis-je ?
Résumé : "Rien ne se passe jamais comme je l?imagine. Sans doute parce que ma première erreur fut une erreur de parcours. À 18 ans, "je suis montée à Paris" et Paris n?est pas Hollywood". La vie sans mode d?emploi-Putain d?années 80 !, c?est la vie d?une fille qui se trompe de parcours, persuadée qu?une pluie de roses va tomber du ciel le soir de l?élection de François Mitterrand. Une fille qui, devenue mère, met de côté ses rêves pour créer une entreprise. Une fille dont les espoirs se heurtent à la réalité du "tournant de rigueur" imposé par la gauche dès 1983. La vie sans mode d?emploi, c?est aussi un clin d?oeil à Georges Perec pour une décennie qui s?écoule dans un immeuble parisien où chacun cherche son futur et se désole de son passé. "Nous vivons dans la brume, aux rythmes d?excellentes cassettes audio. Joe Jackson, Eurythmics, Ian Dury, The Clash, The Pretenders, Prince? se succèdent à toute vapeur, sonorisant notre quotidien en nous donnant la certitude de vivre dans un biopic. Même si cette certitude n?est qu?une impression, née dans la confusion des sens?". Dans cette histoire faussement légère dont les véritables héroïnes sont ces Putain d?années 80, porteuses de tant de promesses qui finiront par se vendre au plus offrant, Désirée et Alain Frappier montrent une fois encore leur talent d?écrivain et de dessinateur. Comme ils l?ont fait pour les années 60-62 dans leur précédent livre Dans l?ombre de Charonne, ils ont puisé dans les archives des années 80 aussi bien pour les textes que pour les dessins.
Résumé : "Je n'ai pas ma place." "Je ne vis pas ma vie, je fais semblant." "Je ne sers à rien." "Je ne mérite pas qu'on m'aime." "Je ne peux pas quitter ma mère, elle est seule..." Combien de jeunes en proie à des sentiments de mal-être et d'angoisse aimeraient savoir où puiser leurs ressources pour aller mieux ? Ce livre, né de l'expérience quotidienne de la psychanalyse avec des adolescents et des jeunes adultes, leur propose des clés de compréhension pour élargir leur espace de liberté et prendre leur vie en main. Chacun pourra le lire, dans l'ordre ou le désordre, en piochant à son gré parmi : les paroles des jeunes exprimant leurs conflits quotidiens, leurs doutes et leurs difficultés. Les éclairages sur Freud, Jung, Winnicott et ce que ces psychanalystes nous expliquent des blocages intérieurs. Des points d'appui concrets pour permettre à chacun de devenir plus attentif à soi-même. Les questions sont abordées simplement et sans fausse pudeur. Qu'elles se posent dans la vie quotidienne (comment décider, apprendre à dire non, mobiliser son énergie et sa volonté...) ou qu'elles concernent des sujets plus graves (la honte, les fragilités familiales, la peur de la dépression, l'alcool, la drogue, la violence, l'autodestruction, la tentation du suicide...). Se déployer et oser enfin vivre sa vie : un des rares ouvrages qui s'adresse aux adolescents et aux jeunes adultes avec autant de ferveur et d'empathie et qui les encourage à développer leur élan vital, leur fougue et leur créativité.
Résumé : "La faiseuse d'anges a commencé avec des queues de persil. J'étais allongée sur la table de la cuisine, j'ai fini par faire une septicémie" raconte Maryse. Et Elisabeth : "Elle a pris très cher, plus du salaire que j'ai eu ensuite au SMIC." Et encore Michelle : "J'étais prête à aller jusqu'au bout, jusqu'à la mort." Anne : "Elle m'a mis un mouchoir dans la bouche pour qu'on n'entende pas mes cris." Jeanne : "Quand je suis arrivée au sixième étage, des hommes m'attendaient, ils m'ont montré leur carte de police, ils m'ont emmenée au poste." Ces femmes avaient 20 ans dans les années 1960, c'était hier. Elles sont les survivantes des avortements clandestins qui tuaient une à dix femmes par jour, en France, avant la loi Veil. L'écrivaine Xavière Gauthier a écouté leurs voix bouleversées raconter par quel chemin de douleur elles sont passées et a consigné ces témoignages essentiels pour que "les jeunes générations mesurent la valeur de la légalisation de l'avortement et se mobilisent contre le retour de cette barbarie". Car aujourd'hui cet acquis fondamental est menacé. En France, 40 ans après la loi Veil consacrant la liberté d'avortement, des pressions insidieuses se font jour et certains élus renâclent au remboursement de l'IVG. En Europe, l'Espagne a bien failli rejoindre en 2014 les trois pays d'Europe qui interdisent plus ou moins l'avortement - l'Irlande, la Pologne et Malte - et son projet de loi serait passé s'il n'y avait eu de très nombreuses manifestations de protestation. On y a vu ressurgir ces mots qu'on pensait à jamais enfouis dans le passé : aiguilles à tricoter, faiseuses d'anges, bidons d'eau de javel, cintres, queues de persil... Des manoeuvres abortives qui sévissent encore de manière catastrophique dans le monde aujourd'hui : 50 000 femmes en meurent chaque année !