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Motifs. Autoportrait
Filippini Serge
MAUCONDUIT
18,00 €
Épuisé
EAN :9791090566026
Il s'agit d'un autoportrait où, pour la première fois, le romancier Serge Filippini se livre à un exercice personnel. Né à Pontarlier en 1950, dans un milieu modeste aux origines italiennes et espagnoles, il tire les fils qui continuent de le rattacher à cet univers- le père projectionniste, la mère ouvreuse, la famille italienne sur laquelle le vingtième siècle semble n'avoir pas prise... Il essaie d'y distinguer les linéaments de l'être qu'il est devenu : pourquoi les livres sont entrés dans sa vie par le truchement de romans d'espionnage et d'une bible oubliée un jour par des visiteurs ? Quelle vision du cinéma se forge un enfant qui baigne dans les salles obscures depuis l'âge de sept ans ? quelle géographie, quels événements, parfois fugaces, souvent ordinaires, ont formé le futur écrivain ? Ce texte littéraire s'accompagne d'images qui ne sont pas des illustrations mais un contrepoint visuel renvoyant à des thèmes présents dans le livre. Ce choix renvoie plus ou moins au Nadja d'André Breton - un " roman " avec images dont l'incipit bien connu est : Qui suis-je ?
À l'heure où débute l'ascension d'Hitler, Sacha Rozner, un petit Juif parisien, jette au fourneau son livre de prières, sans savoir que même pour celui qui se veut "incroyant", la vie et l'histoire s'écrivent sur cette page blanche, fragile, qui sépare l'Ancien et le Nouveau Testament. Adolescent, il participe à la Résistance dans les maquis de Montauban, il y rencontre la mort, l'injustice, le courage aussi. Adulte, il épouse une survivante de la Shoah et donne naissance à deux filles, qui seront éduquées laïquement. Mais en dépit de ses efforts pour atteindre la paix de l'âme, le sentiment mystérieux et persistant du religieux ne cessera de le poursuivre, dans un siècle pourtant attaché à tuer la religion. Biographie de l'auteur Philosophe de formation, Serge Filippini est né en 1950 dans une famille d'origine italienne et espagnole. Il est l'auteur d'une dizaine d'oeuvres de fiction dont L'Homme incendié (Phébus, 1990) et Haut Mal (Phébus, 1993) qui connurent un vif succès.
Résumé : " Elle avait gardé toute la nuit Nadja serré entre les cuisses ? comme si elle avait attribué à ce livre un pouvoir magique. Mais le petit volume à présent lui comprimait le ventre. Elle l'avait toujours à la main quand elle s'est levée pour aller aux toilettes. Elle a pris au passage, sur la table, un Bic noir appartenant à l'auberge. Dans le cabinet, elle a ouvert Nadja sur ses genoux à la page de titre et écrit méticuleusement J'aimerai au-dessus du nom de l'auteur, en script du même corps. Elle a tracé avec art toutes ses lettres afin que la mention nouvellement composée J'aimerai André Breton soit bien unifiée, et que ses propres caractères paraissent eux-mêmes sortir de l'imprimerie. "
Résumé : Rome, 1989. Relevant le défi lancé dans les années 70 par Pasolini, un romancier (Paul Saulino) s'attaque à l'écriture d'un film sur la vie de saint Paul. Il a été engagé pour ce travail par un producteur (Hugo L'homme) qui est aussi son ami et son mentor. Au cours d'une visite sur le lieu du martyre de l'apôtre, Paul croise Eden Pym, une jeune actrice aux yeux d'ange, au corps de top model, mais à l'esprit névrosé et tourmenté par les problèmes de foi. Au-delà de l'aventure sexuelle, Paul entrevoit la possibilité d'être heureux avec Eden. Cependant il est contraint de présenter sa nouvelle maîtresse à Hugo qui, aussitôt, voit en elle la star du futur film. A qui Eden se donnera-t-elle ? A Paul comme amante ? A Hugo comme actrice ? Ou choisira-t-elle son chemin de Damas et la foi ?
Résumé : Charles II d'Anjou, neveu de saint Louis, est roi de Sicile en titre mais non en fait, car son île est aux mains des Espagnols. Dans ses efforts pour la reconquérir, les obstacles sont nombreux. D'abord Charles veut agir pacifiquement, courtoisement, en parlant avec l'ennemi. Ensuite sa victoire est suspendue à l'élection d'un nouveau pape, laquelle semble improbable tant le conclave est déchiré. Charles fera pourtant avec sa famille le voyage d'Espagne. Il ira même jusqu'à arracher un pauvre ermite à sa solitude, pour le faire pape. Mais la route de la paix n'est-elle pas une leçon plus âpre que celle des armes ? Le drame est livré au lecteur sous la plume hautement subjective de Phèdre, à la fois témoin et protagoniste. C'est le libre récit d'une aventure chevaleresque. C'est aussi le portrait d'une poignée d'hommes et de femmes dont le c?ur se déchire entre volonté de puissance et respect de la pauvreté, entre passion du pouvoir et refus du pouvoir, entre violence et courtoisie. Ce roman fera songer à une miniature médiévale : Dieu, l'amour, la peur de la guerre, les incessants voyages. Mais cette miniature est comme peinte avec des couleurs modernes, et l'on y reconnaîtra aisément l'écho de nos passions : la place des femmes dans la société, l'ambiguïté sexuelle...
Résumé : C'est une histoire d'amour et de dialogue impossible entre un fils et sa mère. Lui, 37 ans, né en Algérie, habite en France depuis quatorze ans. Elle, vit en Algérie. Il est intellectuel. Elle ne sait ni lire ni écrire. Il est homosexuel. Elle aimerait qu'il se marie avec une musulmane. Comme elle aime les histoires, il lui raconte, jour après jour, Le Livre de ma mère d'Albert Cohen. Il espère que les questions abordées dans le livre de cet écrivain juif, qu'il admire, susciteront un échange avec sa mère. Ma mère et moi, merveilleux texte à la langue épurée, s'adresse à la fois au coeur et à la raison. C'est une mélopée lancinante et mélancolique qui vous prend à la gorge. Une fable moderne sur des sujets brûlants de notre société actuelle : la confrontation des cultures, la sexualité, la judéité et l'islam, le vivre-ensemble...
Résumé : "Rien ne se passe jamais comme je l?imagine. Sans doute parce que ma première erreur fut une erreur de parcours. À 18 ans, "je suis montée à Paris" et Paris n?est pas Hollywood". La vie sans mode d?emploi-Putain d?années 80 !, c?est la vie d?une fille qui se trompe de parcours, persuadée qu?une pluie de roses va tomber du ciel le soir de l?élection de François Mitterrand. Une fille qui, devenue mère, met de côté ses rêves pour créer une entreprise. Une fille dont les espoirs se heurtent à la réalité du "tournant de rigueur" imposé par la gauche dès 1983. La vie sans mode d?emploi, c?est aussi un clin d?oeil à Georges Perec pour une décennie qui s?écoule dans un immeuble parisien où chacun cherche son futur et se désole de son passé. "Nous vivons dans la brume, aux rythmes d?excellentes cassettes audio. Joe Jackson, Eurythmics, Ian Dury, The Clash, The Pretenders, Prince? se succèdent à toute vapeur, sonorisant notre quotidien en nous donnant la certitude de vivre dans un biopic. Même si cette certitude n?est qu?une impression, née dans la confusion des sens?". Dans cette histoire faussement légère dont les véritables héroïnes sont ces Putain d?années 80, porteuses de tant de promesses qui finiront par se vendre au plus offrant, Désirée et Alain Frappier montrent une fois encore leur talent d?écrivain et de dessinateur. Comme ils l?ont fait pour les années 60-62 dans leur précédent livre Dans l?ombre de Charonne, ils ont puisé dans les archives des années 80 aussi bien pour les textes que pour les dessins.
Est-ce que, moi, la petite fille de l'épicerie de la rue du Clos - des - Parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire. je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j'enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que. sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, " la langue de l'ennemi " comme disait Jean Genet, entendez l'ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l'intérieur ? Depuis le début j'ai été prise dans une tension, un déchirement même, entre la langue littéraire, celle que j'ai étudiée, aimée, et la langue d'origine. la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés. celle dont j'ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-même. Tout au fond la question est : comment en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue ?