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En amont et en aval des ingénieries didactiques. 15e Ecole d'Eté de didactique des mathématiques, Cl
Margolinas Claire ; Abboud-Blanchard Maha ; Bueno-
PENSEE SAUVAGE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782859192662
La didactique des mathématiques et d'une façon plus générale la didactique se construit dans une tension entre des élaborations liées à des cadres théoriques et les réalités de l'enseignement d'une discipline. L'école d'été de didactique des mathématiques qui s'est tenue à Clermont-Ferrand en août 2009, a permis de (re)visiter cette tension et ses différents modes de résolution. L'ingénierie didactique se caractérise par le lien fort et consubstantiel entre un cadre théorique et des productions dont les fonctions sont à la fois de servir de phénoménotechnique, de proposer des constructions dans la réalité du système d'enseignement et d'analyser des composantes de cette réalité (institutionnelle, psychologique, culturelle, épistémologique, etc). Selon les périodes et les écoles de pensée, ces différents aspects prennent plus ou moins le pas l'un sur l'autre. Certaines ingénieries diffusent vers le système d'enseignement, parfois à l'insu des auteurs, parfois de façon délibérée. Ces phénomènes transpositifs conduisent le didacticien à s'intéresser aux conditions et contraintes qui prévalent à l'existence des systèmes didactiques et à leurs mises en oeuvre effectives. Au-delà se pose la question politique, sociale et scientifique de la place et du rôle du didacticien dans la société et de son niveau d'implication comme acteur du système d'enseignement. Voici quelques une des questions qui sont au coeur de cet ouvrage : Quels choix philosophiques, épistémologiques, psychologiques, souvent implicites, sous-tendent les ingénieries ? Comment s'organisent les interactions entre le cadre théorique, l'ingénierie et l'expérimentation ? Quelles sont les relations entre les mouvements curriculaires et les ingénieries ? Comment l'élaboration des ingénieries didactiques au sein d'un cadre théorique donné prend-elle en charge l'activité du sujet, (l'élève, l'enseignant), les interactions (entre sujets ou entre le(s) sujet(s) et le milieu), le rapport à la contingence ? Quels types de résultats sont issus ou sont à attendre de la conception, l'expérimentation, le développement des ingénieries (au niveau théorique ou au niveau des pratiques) ? Les ingénieries sont-elles des objets théoriques, ont-elles vocation à être diffusées et si oui auprès de qui, dans quelles conditions ? Quels sont les résultats issus de la diffusion des ingénieries ? Le cédérom joint contient le volume 2 de l'ouvrage ainsi que les textes des séminaires de la 15e école d'été de didactique des mathématiques.
Enseigner le nombre à l'école maternelle? Pas si facile! Cet ouvrage se donne comme ambition de mettre à jour les savoirs en jeu dans l?enseignement du nombre à l?école maternelle. Il s?agit des Savoirs mathématiques à acquérir par l?élève mais aussi des savoirs didactiques du professeur pour que vivent des situations d?enseignement adaptées aux enjeux de l?acquisition du nombre dans l?enseignement préscolaire. Pour ce faire, les auteures ont adopté le parti pris d?expliciter en quoi les savoirs didactiques sont au service des savoirs mathématiques enseignés et comment les mathématiques à enseigner pèsent sur les situations didactiques. La présentation intégrée de ces deux aspects constitue le point de vue original de cet ouvrage. Conçu à la fois comme une introduction à la didactique des mathématiques et comme un éclairage sur les enjeux épistémologiques de l?enseignement du nombre à la maternelle, il donne les clés d?une compréhension du processus d?enseignement-apprentissage des mathématiques indispensable à tous ceux qui s?intéressent au domaine scolaire. Ce livre s?adresse à tous ceux qui s?intéressent à la didactique des mathématiques ou à l?enseignement du nombre à l?école: enseignants, chercheurs, formateurs d?enseignants, étudiants se destinant à l?enseignement, parents d?élèves.
L'Ecole d'Eté de didactique des mathématiques est organisée tous les deux ans à l'initiative de l'Association pour la Recherche en Didactique des Mathématiques. Elle propose un enseignement de haut niveau en didactique des mathématiques et elle permet aux participants de travailler à partir d'avancées récentes et significatives des recherches et organise des échanges avec des équipes qui y ont contribué. Elle est donc un lieu de confrontations et de débats scientifiques, ainsi qu'un lieu de formation des chercheurs. Elle impulse ainsi une mise en forme des résultats de la recherche en didactique des mathématiques et constitue un maillon essentiel de la politique d'aide à la recherche conduite par l'ARDM. Nous publions ici l'ensemble complet des textes rédigés des cours de l'Ecole d'Eté, qui en sont la matière vive. Trois thèmes de travail donnent le plan de l'ouvrage. L'étude d'une question récemment ouverte : " Quelles sont les dialectiques à l'œuvre, entre généricité et spécificité des théories didactiques ? " ; l'étude d'une question toujours vivre depuis l'émergence de notre discipline, qui est renouvelée par le travail des Environnements Informatisés pour l'Apprentissage Humain : " Pourquoi et comment modéliser les connaissances ? " ; l'étude d'un problème curriculaire récurrent, renouvelé par l'évolution des programmes d'enseignement et des besoins en mathématiques : " L'enseignement de la statistique. " Les textes que nous publions font le point des dernières avancées de la recherche sur les thèmes abordés. Ils sont issus d'un travail de synthèse théorique mais d'une part, ils assument clairement une intention didactique et d'autre part, ils organisent une articulation avec des propositions de travail issues des travaux de recherche qui fondent les résultats énoncés. Tel est donc le sens de l'édition des cours qui y ont été donnés : proposer des Balises permettant de faire le point.
Quiconque a approché les thérapies traditionnelles, s'est nécessairement rendu compte de la place centrale qu'y occupaient les objets tant dans l'établissement du diagnostic et le déroulement du processus thérapeutique que dans la résolution du transfert. Il s'agit tantôt de "faire parler" certains objets pour découvrir l'énigme du mal, tantôt de découvrir, puis d'annuler les objets maléfiques ou enfin de fabriquer des amulettes ou des talismans destinés à protéger la victime. Si les anthropologues se sont souvent attachés à décrire avec minutie la nature, l'industrie et l'utilisation des objets "enchantés", les psychologues en revanche n'y ont vu qu'une expression "symbolique" et naïve de désirs d'amour et de haine confusément perçus. Ce numéro prend naissance du triple constat suivant : 1) les thérapies traditionnelles semblent considérer que les objets constituent des opérateurs thérapeutiques spécifiques et efficaces ; 2) l'observation des processus montre que, sitôt qu'il apparait, l'objet contraint thérapeute et patient à modifier leur registre de fonctionnement ; 3) dans les conceptualisations occidentales, il n'existe aucune place pour traiter l'objet en dehors de l'univers du langage. Nous nous proposons donc d'explorer, et toujours de manière pluridisciplinaire, la fonction de l'objet dans les thérapies traditionnelles, sa possible utilisation dans les thérapies occidentales et enfin d'initier la nécessaire théorie générale de l'objet.
Dans les sociétés traditionnelles, la frayeur est une des notions les plus communément rencontrées pour penser la maladie. En Afrique noire, les crises d'agitation sont parfois expliquées comme résultant d'une rencontre terrifiante avec un génie de la brousse. Chez les Quechua du Pérou, ce sont au contraire les états dépressifs qui sont expliqués par une frayeur (susto) ayant provoqué l'envol de l'âme du sujet. On retrouve cette étiologie au Mexique, au Maghreb, en Malaisie... La frayeur est aussi une thérapeutique traditionnelle : les guérisseurs la déclenchent délibérément pour obtenir une métamorphose du sujet. Contrairement aux premiers écrits de Freud, actuellement la psychopathologie occidentale se protège de la frayeur — du moins dans les théories qui rendent compte des prises en charge. Il s'agit là d'une notion injustement négligée. Ce numéro a donc pour objectifs de montrer l'importance de la frayeur pour comprendre nombre de pathologies de nos patients issus de cultures non-occidentales et pour les soigner. Mais aussi, de mettre en évidence la nécessité d'analyser minutieusement ce concept pour nos propres théories et nos techniques thérapeutiques. Nous publions ici, dans son intégralité, le texte de Gilles de La Tourette écrit en 1885. C'est un texte princeps remarquable. Il décrit la maladie des tics et surtout, analyse avec une méthodologie ethnopsychiatrique avant la lettre, les liens entre le jumping américain, le latah malais et le myriachit sibérien (trois maladies de la frayeur).
Qu'y a-t-il de commun entre le rituel de puberté chez les Bété du Cameroun et la prostitution homosexuelle des jeunes garçons dans les faubourgs parisiens ? Peut-on comparer le fonctionnement de l'initiation dans les rituels "thérapeutiques" du Candomblé de Bahia et la modification de la personnalité de jeunes gens engagés dans les sectes charismatiques en Occident ? Dans toutes ces situations, l'on observe une modification radicale de l'identité : une métamorphose. Ces transformations mettent-elles en tenure des processus fondamentaux de nature psychique ou même biologique ? Question insolite ! Pourtant les fourmis Raptiformica réussissent à maquiller leur odeur chimique pour mener à bien, incognito, leur entreprise de colonisation des Serviformica. La Nouvelle revue d'ethnopsychiatrie propose ici une idée originale née au confluent de disciplines diverses : toute entreprise de modification de la mémoire, psychique et biologique, se construit sur une utilisation systématique d'expériences traumatiques.
On peut admettre qu'un être humain soit défini par trois coordonnées : sa biologie, son psychisme et sa culture. Si les métis constituent une catégorie sociologique relativement bien définie et même, dans certaines sociétés, bénéficient d'un statut spécifique, en revanche aucune étude ne nous renseigne sur la façon dont se combinent deux univers culturels hétérogènes à l'intérieur d'un même sujet. Les patrimoines génétiques s'entremêlent, les identifications psychiques s'entrecroisent ; en va-t-il de même des systèmes culturels ? Jusqu'à quel point peuvent-ils se "métisser" tout en gardant leur cohérence interne et leur efficience ? A l'heure des déplacements massifs de populations et des émigrations généralisées, il s'agit d'une question première tant sur le plan théorique que sur celui des implications concrètes. La culture d'un sujet est partie constituante de son être-même ; du fait de sa cohérence, elle ordonne son univers du vrai et structure son fonctionnement cognitif. Y a-t-il un risque psychologique à mélanger ses références culturelles ? Pour soi-même ? Pour ses descendants ou les descendants de ses descendants ? Ou au contraire peut-on faire l'hypothèse d'une créativité délibérément choisie dans tout métissage culturel ? Au delà du métissage peut-on même aller jusqu'à penser que toute technique thérapeutique serait par essence syncrétique ?