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Graffiti Art N° 39, juin-août 2018
Lefranc Jean-Martial
GRAFFITI ART
8,70 €
Épuisé
EAN :3663322100703
Dans cette nouvelle édition de Graffiti Art, nous parvenons enfin à établir une ligne historique du mouvement de l'art urbain. En effet, nous avions comme un manque à vous raconter tous nos artistes sans être capables de les replacer dans une sorte de continuité, d'évolution, de transformation. Les trois mouvements sont finalement réunis dans ce numéro. Nous racontons le passé avec une plongée dans l'univers de Rammellzee, artiste total, chaînon décisif entre le hip-hop, le graffiti et l'art primitif. Vhils et Faile incarnent avec brillance le présent du mouvement à la confluence du pop, d'une figuration expressionniste et de l'art contemporain pur et dur. Et notre dossier consacré à l'éclosion des fondations d'art urbain illustre bien le futur "muséal" qui attend nos créateurs. Ce qui rend optimiste, c'est que la combinaison des trois temps ne fait que renforcer la cohérence de la démarche urbaine. Et puis, il y a l'espace. Difficile de bouder son plaisir, alors que nous parcourons les époques et les lieux avec une aisance un peu magique. De l'Ecosse du festival Nuart, au Crystal Ship belge en passant par la nouvelle résidence du Couvent à Marseille, et puis, et puis... New York City, Los Angeles et l'Amerique du Sud explorée en tous sens par Remed et son art aux influences chamaniques. Urbi et orbi. Béni soit l'art urbain.
La saison des batailles finales nous entraîne vers l'été de tous les dangers. Sur grand écran, les "Avengers" ont réussi à se débarrasser de Thanos, le champion du malthusianisme qui voulait éliminer la moitié de l'humanité pour que l'autre survive. Sur le petit écran, la conclusion de "Game of Thrones" laisse un goût de cendre, un peu comme ces incendies géants, désormais communs dans notre atmosphère saturée de gaz carbonique. Dans la réalité, pour autant que ce concept ait encore un sens, la mère de toutes les batailles se prépare aux Etats-Unis où l'élection de 2020 peut signer la fin d'une démocratie. Quelle sera la position, le comportement des artistes face à la déliquescence, à la corruption qui s'installent à la Maison Blanche, au Congrès, dans les couloirs feutrés de la Cour Suprême ? Shepard Fairey mettra-t-il à nouveau son talent d'inventeur d'icône au service du candidat de la liberté et du progrès ? Encore faudra t il qu'un candidat iconique s'impose dans le camp du bien. L'art urbain est une fête comme le démontre dans notre dossier sur les festivals de l'été. Mais derrière l'ironie, la distance, la dérision, il est peut être temps de trouver les ressorts d'une mobilisation politique qui ne pourra au final que s'exprimer dans les urnes dans dix-huit mois sur le territoire américain. Il ne s'agit plus de critiquer la société de consommation, il ne s'agit plus d'explorer les limites du Pop, il ne s'agit plus d'entretenir la flamme du vandalisme, il s'agit de produire des images sidérantes qui puisse convaincre le peuple que le seul patron qui vaille n'est ni un milliardaire, ni un homme providentiel mais le peuple lui-même.
Découvrez les interviews de Shepard Fairey (Obey Giant) (histoire de couverture ! ), Faith47 Ecb Hendrik Beikirch, un aperçu de la résidence Void Projects de AXEL VOID avec 50 artistes à #konventpuntzero (Paco Pill) et les portraits de Onemizer, Aec Interesni Kazki , Travis Louie, Simone Legno, et Fred Mortagne !!
En couverture de GA 36, Matt Gondek et sa "famille nucléaire" nous raconte une nativité en "creux" pour ces fêtes de fin d'année 2017. Notre nouveau dossier aborde la question de l'appropriation du Pop qui voit de plus en plus d'artistes inviter Mickey ou les Superhéros en guest stars de leurs oeuvres. Plus calmes et méditatifs sont les paysages urbains de Stéphanie Buer ou les toiles apaisantes de Philippe Hérard. De pop, il est encore question avec une première interview de fond avec Hebru Brantley, le kid de Chicago parti à la conquête du monde grâce à son héros adolescent et aviateur. Nous prenons aussi des nouvelles de Brusk dont les nouvelles incursions vers le volume nous intriguent et nous enchantent. Autre motif d'émerveillement, les dessins obsessionnels de détails de Ben Tolman saisis au moment même où commence son premier solo show à Paris. Nous avons fait aussi le chemin jusqu'à Zürich, pour rencontrer Julien Kolly, le galeriste de référence de la ville et aussi un défenseur acharné du graffiti et de l'abstraction. Un peu plus au Sud, mais toujours en Suisse, Saype nous épate avec ses fresques géantes peintes à même les alpages. Les média sont investis sous toutes leurs formes par les artistes du mouvement comme le révèlent nos rencontres avec Lenz, qui a fait de la brique Lego son moyen d'expression du moment. Notre voyage s'achève au Portugal avec Add Fuel qui produit lui des oeuvres urbaines géantes à base de céramique, organisant un dialogue envoutant entre le passé et le présent. Un numéro qui interroge une période inquiétante et révèle des mutations plutôt exaltantes.
Conquête Urbaine" , l'exposition rétrospective organisée au Musée des Beaux Arts de Calais donne le ton de cette nouvelle édition. Car voilà que l'Urbain devient le sauf conduit vers la conquête d'un public de plus en plus... conquis. Calais est la ville d'Europe aux premières lignes du Brexit et c'est justice qu'elle accueille un genre qui n'a aucun respect pour les frontières et s'insinue dans toutes les strates thématiques ou géographiques de la culture qui compte. Le corps, d'abord, nouvelle zone de conquête dans notre dossier consacré aux artistes tatoueurs. La pierre, ensuite avec un portrait de Does qui travaille au coeur même des surfaces minérales. Deux grandes interviews marquent aussi ce numéro. Swoon qui inaugure avec un solo show envoutant le nouvel espace Fluctuart. Fluctuart ? C'est une péniche installée sur les rives de la Seine dédiée à l'art contemporain urbain. Fluctuart : "Conquête Fluviale" . L'autre rencontre est celle de Mist qui revient avec son abstraction hyper énergique : "Conquête Quantique" . Bom-K qui nous avait l'honneur d'une couverture envoutante dans le numéro précèdent revient pour portrait à l'occasion de son nouveau show à Paris. "Conquête historique" , alors qu'il bat les records d'enchères, nous couvrons aussi une exposition exceptionnelle consacrée à Basquiat aux Pays-Bas. "Conquête phylogénétique" , une visite à l'atelier d'Alexis Diaz nous montre au travail le maître de l'hybridation animale. Et pour en terminer avec toute cette agitation épuisante, nous retournons en Espagne, où Ampparito nous apaise avec son ironie tranquille. Que faudrait il conclure face à une telle extension du domaine de l'urbain ? No Border, évidemment.
Au sommaire de ce numéro de l'hiver 2016, un dossier sur le Paper Art, ou comment les artistes arrivent à magnifier le support papier tout en volumes, avec Crystal Wagner, Antoine Casals, 1010, Nuria Mora, Mademoiselle Maurice, Ian Kuali'i. Pour vous réchauffer, cocoonez au fond de votre fauteuil et plongez dans l'interview de notre artiste de couverture, l'Américain Ron English, artiste militant de la cause Culture Jamming, détournant les codes de la Pop Culture et icones du capitalisme moderne. L'Australien Fintan Magee raconte son histoire et son travail, un artiste engagé sur la question du climat. Une troisième interview avec le Français Katre donne à voir une oeuvre inspirée par les friches industrielles, ces lieux abandonnés en marge des villes, une oeuvre à mi-chemin entre la peinture, la photo et le collage. On découvre ensuite le portrait du duo d'artistes suisse-italiens Nevercrew et leur production protéiforme allant de la peinture à l'installation sur les questions de l'environnement, tout en poésie visuelle. Les oeuvres abstraites et géométriques du Polonais Nawer vous invitent à pénétrer ensuite l'univers du Grafffuturism dans des couleurs acidulées, teintées d'une douce musicalité. Enfin, les impressionnantes anamorphoses de Felice Varini, à l'échelle de la ville ou du bâti, propulsent le spectateur entre arts et mathématiques, dans les couleurs primaires des débuts de l'abstraction.
1863. Manet présente Le Déjeuner sur l'herbe au Salon des Refusés. Scandale ! Au-delà de la nudité de ses personnages, c'est le "léger" décalage qui réside dans l'oeuvre qui déclenche une réaction - quelle qu'elle soit - chez le spectateur. Ce serait bien là un des ingrédients principaux d'une oeuvre d'art réussie et la bonne graine de l'art moderne. S'il est rare de rire à gorge déployée devant une oeuvre, c'est ce petit décalage, souvent lié à la notion de détournement, qui invite le sourire à s'esquisser sur nos lèvres. En 2015, la nudité ne fait plus scandale... quoi que... Il faudrait lire nos pages sur les scandales et polémiques de 2014 pour s'en assurer... On dit bien qu'il vaut mieux en rire que d'en pleurer, et, en effet, le dossier que nous présentons dans ce numéro nous montre à quel point le rire et l'art sont essentiels et salvateurs dans leur combinaison. Et la fusillade de Charlie Hebdo qui a lieu au moment-même où nous écrivons ces lignes nous engage à le penser d'autant plus. Moquerie, satire, caricature, humour noir... Oui, nous aimons rire des autres, même s'il vaudrait peut-être mieux parfois rire un peu plus de nous-mêmes pour avoir le recul nécessaire. Dans nos sociétés déstabilisées, c'est l'art - et la liberté d'expression - reste notre pilier. Sans rire ! Les artistes sont nos figures de proue, ils s'appellent dans ce numéro Baptiste Debombourg, Sickboy, Dem189, Hell'O Monsters et Jan Kaláb. Merci à vous, les artistes !
Au sommaire de ce numéro de printemps 2015, un dossier dédié à l'abstraction dans l'art urbain, mettant en scène des artistes s'exprimant dans la rue et en atelier de façon mathématique et géométrique ou encore de façon libre et jetée, tous à la recherche d'un langage universel, à l'instar de Maya Hayuk, Revok, Carl Cashman ou Jason Woodside. Partons à la découverte des artistes les plus excitants du moment, on lit une interview de Pose, artiste de Chicago à la figuration déconstruite, à mi-chemin entre Warhol et Rosenquist ; Levalet, jeune artiste parisien réalisant dans les rues de la capitale des collages à l'encre de chine, empreints d'humour et de contextualité ; et Cleon Peterson, artiste et graphiste réputé du milieu du skateboard de Los Angeles, comparse de Shepard Fairey, peignant un obscur Eldorado où désordre et pulsions inavouables se donnent libre cours dans des danses mortuaires dénuées de morale et de justice. Enfin, on se plonge dans les portraits de deux jeunes artistes montants sur la scène de l'art contemporain urbain : Ekundayo, basé à Hawaï, qui consacre son temps à une peinture semi-expressionniste et hypersensible, et Taku Obata, qui tel un samouraï du break dance, rend hommage à la culture du hip-hop, avec les techniques traditionnelles de la sculpture japonaise.
U sommaire de ce numéro d'été 2016, un dossier sur l'art du réel dans la peinture, du classicisme de la peinture à l'huile à un nouvel hyperréalisme à tendance surréaliste. Pour laisser votre esprit divaguer sous le parasol à la découverte de nouveaux talents artistiques, vous pourrez vous plonger dans l'interview de notre artiste de couverture, l'Américain Sam Friedman, ancien assistant de Kaws et peintre semi-abstrait à mi-chemin entre Wesselman et De Kooning, dont l'oeuvre est dominée par le paysage et la nature morte. L'Allemande MadC se raconte quant à elle en nous emmenant sur le chemin de la féminité picturale et de l'abstraction acidulée, affirmant sa position d'artiste femme au sein de la scène contemporaine. Une troisième interview passionnante avec le Français Bom. K nous donne à lire son engagement artistique radical pour le dessin et la peinture, avec un travail à la sensualité étrange et morbide qui hypnotise le spectateur. On découvre au fil d'une fine analyse le portrait de l'artiste italien 2501 et sa production protéiforme allant de la peinture à l'installation, en passant par la céramique et le dessin assorti de feuilles d'or. Enfin, partons à la découverte de l'univers de Kehinde Wiley, entre peinture classique du XVIIIe siècle et icônes de la culture hip-hop, à l'occasion de sa grande rétrospective au Brooklyn Museum.