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Ornicar ? N° 57 : Croire
Gutermann-Jacquet Deborah
NAVARIN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782916124858
Ornicar ? 57 - Croire Ce 57e numéro d'Ornicar ? met au travail ce que c'est que " croire ". Au-delà et en deçà de la croyance, croire ne désigne pas seulement un acte de foi ou une attitude ; c'est un rapport à la vérité, à la parole, à l'Autre, au doute, au monde, en somme. Aussi, Ornicar ? s'intéresse au retour du religieux et au statut du croire dans les trois monothéismes, mais aborde aussi ce que c'est que croire à l'histoire, aux mythes, aux démons, à l'Autre et encore aux discours. A l'heure des fake news et dans une ère qui tourne le dos aux traditions, aux institutions d'hier et dit adieu au Père universel, qu'est-ce qui spécifie le croire aujourd'hui ? David Lemler, Pierre Manent, François Hartog, Rémi Brague, Danièle Hervieu-Léger, Yana Grinshpun, Jacques-Alain Miller contribueront, avec d'autres, à éclairer ce qui fait la sève du croire, d'hier à aujourd'hui.
Résumé : Ornicar ? 56 - Dire s. /dir. Jacques-Alain Miller et Deborah Gutermann-Jacquet Suffit-il de dire "Je suis" pour être ? Qu'est-ce qu'un dire qui fait acte ? Ce numéro d' "Ornicar ? " explore la pluralité des manières de dire, à travers les époques et les discours : de l'Antiquité romaine, où "n'agit que le dire" , à l'idéal d' "autodétermination" de certains contemporains rêvant de se signifier sans médiation de l'Autre. Telle parole de l'Autre (père, mère, etc.) peut prendre une valeur déterminante pour le sujet, parfois à son insu. Si la parole a un pouvoir, comment accède-t-elle au statut d'un dire qui compte ? Lacan distingue ce qui "se dit" et le "dire" . Le pari de la psychanalyse est de faire fond sur la puissance de la parole pour interpréter : produire un "dire" , porté par une énonciation, apte à dépétrifier, à faire chuter les identifications mortifiantes avec lesquelles le sujet se défend de la vie. Découvrons les richesses du dire dans les facéties de la Renaissance, la "disputatio" médiévale, le "flow" des rappeurs et son usage dans la psychanalyse.
ORNICAR ? 60 MENTIR sous dir. Jacques-Alain Miller, Deborah Gutermann-Jaquet "C'est d'abord comme s'instituant dans, et même par, un certain mensonge, que nous voyons s'instaurer la dimension de la vérité". Jacques Lacan A l'heure où la langue de Poutine comme celle de Trump sont envahies par le mensonge qui crie qu'il est Vérité, comment aborder ce qui fait la racine du "mentir" ? Dans "Ornicar ? " 60, des psychanalystes explorent, avec Jacques-Alain Miller, les paradoxes du mensonge et de la vérité, tels que Lacan les a formalisés : la vérité menteuse, le mi-dire de la vérité, "différentes facettes du "mentir" . Ornicar ? " accueille aussi des écrivains qui, par leur plume, éprouvent au plus près les impasses de la vérité et se tiennent sur la crête du mentir vrai : Pierre Michon, Catherine Millet, Eric Vuillard, Gwenaëlle Aubry, Eric Marty, entre autres. Une nouvelle rubrique est consacrée aux références que Lacan mobilise dans son Séminaire XV "L'Acte psychanalytique", établi par J. -A. Miller et récemment paru au Seuil. Elle fait signe à l'actualité de la psychanalyse.
Résumé : "Ornicar ? ", après "Dire" et "Croire", poursuit avec "Mourir". Les débats sur l'euthanasie ou sur le droit de choisir sa mort, le retour de la violence de guerre font l'actualité de la question de la mort. Toujours là, pour chaque vivant, elle se présente sous des masques différents en fonction des lieux, des temps ou encore de l'échelle envisagée, collective ou individuelle. "Ornicar ? " 58 se penche sur les dimensions symboliques, imaginaires et réelles de la mort ? réel au sens de Lacan, à savoir l'impossible. Pour ce numéro 58, "Ornicar ? ", revue de psychanalyse ouverte aux champs de savoir, voyage de la Grèce archaïque à l'époque contemporaine. Les contributions d'historiens, philosophes, chercheurs en littérature ou en sciences politiques, psychanalystes abordent notamment : "mourir à la guerre", "marcher à l'échafaud", "survivre à sa mort" (du XIXe au transhumanisme), "mourir au théâtre ou dans le roman policier", et encore, "l'immortalité", "La Disparation" (Pérec), "la mort volontaire"... Jacques-Alain Miller nous invite à faire retour, à partir de la fin, sur la question du commencement. La fin d'une analyse, dit-il, se déduit de son début. "A la fin c'est toujours la mort qui gagne", disait Staline à la façon de La Palisse, avec un accent de fatalité que la psychanalyse ne partage pas, malgré sa force d'évidence. Lacan énonce : "La mort est du domaine de la foi."
On fait croire que lautisme se répand ; on décrit une épidémie ; on crie haro sur la psychanalyse. De quoi sagit-il ? De vous faire consommer des produits qui ne servent à rien ni à personne, pas aux autistes en particulier. Agnès Aflalo démonte la stratégie marketing de Big Pharma : dévoyer les cautions scientifiques et les agences "indépendantes" dévaluation, afin de booster ses ventes. Tout affect devient une maladie. Lhyperactivité a été fabriquée pour rentabiliser la pilule de lobéissance. Lextension des "troubles du spectre autistique" vise à généraliser les tests et la rééducation intensive des enfants proies faciles par des techniques cognitivo-comportementales. Le surdiagnostic suivi de lhyperprescription produisent déjà des ravages aux Etats Unis. Face à cette négation de la parole singulière des jeunes sujets, les psys français seraient-ils plus visés dêtre moins dociles ?
Clotilde Leguil nous dévoile les coulisses de l?élaboration lacanienne de la psychanalyse à partir d?une corrélation secrète et paradoxale avec la philosophie sartrienne de l?existence. Si le rapport de Lacan à Sartre est de l?ordre d?une liaison dangereuse, c?est qu?il y a risque de méprise et de malentendu: la philosophie existentielle sartrienne nie la dimension de l?inconscient et la perspective lacanienne introduit le structuralisme en psychanalyse pour repenser l?inconscient freudien. Lacan ne recule pas devant les dangers de cette corrélation antinomique. Tout en critiquant Sartre, il réinvestit ses concepts. Ainsi métamorphose-t-il le désir, le manque d?être ou la contingence pour les mettre au service d?une psychanalyse structuraliste. C?est dire combien le structuralisme lacanien se détache singulièrement du mouvement structuraliste: il est question de structure certes, mais aussi de désir et de sujet, sans lesquels la psychanalyse se résorberait dans les sciences humaines. L?on saisira comment Lacan détourne les concepts de la philosophie existentielle pour leur faire jouer une nouvelle partition, qui éclaire l?expérience analytique en tant qu?expérience subjective.
La peur a pris depuis longtemps place dans le pays del'enfance, peur du noir, peur du loup, peur des monstres...Deux discours y répondent. D'un côté, une prétendue sagessedes nations énonce que "ça leur passera" avec l'âge. De l'autre,de modernes experts promettent d'éradiquer le désordre quivient brouiller l'image idéale du bien-être de l'enfant. Cetouvrage interroge la place qu'occupe la peur dans la vie desenfants d'aujourd'hui, à partir des mots de l'enfant tels qu'ilspeuvent être recueillis aussi bien dans une cure avec unpsychanalyste, que par les éducateurs dans les institutionsspécialisées, ou par les enseignants, et autres intervenants,dans l'institution scolaire. Toutes ces situations ne sont pasidentiques, mais, dans chacune d'entre elles, l'adulte concernéfait appel aux ressources qu'il a trouvées dans l'orientationpsychanalytique, que ce soit par l'expérience d'unepsychanalyse personnelle, ou du savoir analytique qu'il aacquis. Ouvrage à plusieurs voix, Peurs d'enfants met envaleur ce que les enfants savent, et, comme on le lira, danschacune des situations présentées, le dernier mot revient àl'enfant. Ce même enfant, nous le rencontrons au fil des écritset des séminaires de Jacques Lacan. De brefs textes depsychanalystes en présentent certains visages, d'autressuivront dans les prochains ouvrages de la collection.