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Sartre avec Lacan. Corrélation antinomique, liaison dangereuse
Leguil Clotilde ; Miller Jacques-Alain
NAVARIN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782916124131
Clotilde Leguil nous dévoile les coulisses de l?élaboration lacanienne de la psychanalyse à partir d?une corrélation secrète et paradoxale avec la philosophie sartrienne de l?existence. Si le rapport de Lacan à Sartre est de l?ordre d?une liaison dangereuse, c?est qu?il y a risque de méprise et de malentendu: la philosophie existentielle sartrienne nie la dimension de l?inconscient et la perspective lacanienne introduit le structuralisme en psychanalyse pour repenser l?inconscient freudien. Lacan ne recule pas devant les dangers de cette corrélation antinomique. Tout en critiquant Sartre, il réinvestit ses concepts. Ainsi métamorphose-t-il le désir, le manque d?être ou la contingence pour les mettre au service d?une psychanalyse structuraliste. C?est dire combien le structuralisme lacanien se détache singulièrement du mouvement structuraliste: il est question de structure certes, mais aussi de désir et de sujet, sans lesquels la psychanalyse se résorberait dans les sciences humaines. L?on saisira comment Lacan détourne les concepts de la philosophie existentielle pour leur faire jouer une nouvelle partition, qui éclaire l?expérience analytique en tant qu?expérience subjective.
Clotilde Leguil, "L'être-victime et la marque du trauma" . Eric Laurent, Occupy terror : les places et le trou Deborah Gutermann-Jacquet, "Islamophobie" , un signifiant qui divise Rachid Benzine, Lire l'islam au présent Miquel Bassols, La technique, la religion et leurs victimes Alain Finkielkraut dialogue avec Agnès Aflalo, "L'identité malheureuse" après Charlie. Rencontre avec Richard Rechtman sur "L'empire du traumatisme" . Jacques-Alain Miller, Le désenchantement de la psychanalyse. Pierre-Ludovic Lavoine, Survivante et victime de l'Autre Guy Poblome, Une femme rabaissée Marga Auré, Mon propre bourreau Caroline Leduc, La preuve vivante Edwige Shaki, De l'exil subi à l'inscription choisie Marie Laurent, La marque du Nom Jonathan Leroy, L'homme aux pigeons Ariane Chottin, Une Antigone d'aujourd'hui Laurent Dupont, Casser la gueule ! Thierry Jacquemin, Victime des attentats ? Marie-Claude Lardeux, Un cas de "déradicalisation" Djamila Mebtouche-Garadi, De "victime" à "indigné"
Notre époque remet en question la vérité, se perd dans les affres de la post-vérité. La psychanalyse, elle, continue de faire référence à la vérité-refoulée, inconsciente, d'un désir méconnu. Pourtant la psychanalyse ouvre aussi sur une remise en question de la vérité. L'inconscient avec Lacan n'est pas seulement le lieu d'un message sur une vérité méconnue de l'histoire du sujet, il est aussi celui de la commémoration de la rencontre avec le trauma. Les traces traumatiques relèvent du réel et non plus de la vérité - du réel au sens de la psychanalyse, le réel pulsionnel. Ornicar ? 53 se déploie autour de l'événement traumatique et de ses effets pour le sujet entre vérité et réel. Il explore le "décrochage du vrai et du réel" en psychanalyse (Jacques-Alain Miller). La littérature quand elle est réponse au trauma nous enseigne. Avec Philippe Lançon et Le Lambeau, l'écriture devient réponse à ce réel inassimilable. - Clotilde Leguil, rédactrice en chef. Avec un inédit de Philippe Lançon
Qu'est devenue la psychanalyse du XXIe siècle outre-Atlantique? À partir d'une réflexion sur le projet même de construire une série sur la psychanalyse, cet ouvrage interroge ce que la série In Treatment nous apprend sur le sort de la psychanalyse nord-américaine: psychanalyse de l'ordinaire, approche des souffrances de l'homme normal, mais aussi dépréciation profonde de la valeur de la parole et oubli de la dimension de l'inconscient. Elle nous montre malgré elle la dimension désastreuse de toute psychanalyse qui ne se fonde pas sur la fonction de la parole et du langage mais seulement sur le care et le soutien. On y saisit, à travers la pratique de Paul Weston, psychanalyste désabusé, ce que serait devenue la psychanalyse en France sans un Jacques Lacan.
Résumé : Le terme de toxique, d'un siècle à l'autre, semble avoir changé de signification. Du sens propre, concernant les paradis artificiels et les stupéfiants en tout genre, nous sommes passés à un sens métaphorique. Quelle est cette substance nouvelle, qui s'est glissée entre les êtres, qui se faufile entre les interstices du monde, entre les mots et les choses, et qui dit notre fragilité et notre angoisse ? Le toxique désigne ce qui vient empoisonner nos vies, soumises à des discours qui nous prennent au corps. Si la flèche du toxikon nous vient des Grecs, elle a accompli une trajectoire traversant l'Histoire pour se planter dorénavant dans la chair de chacun. Les prémices du toxique peuvent être trouvés dans les tourments de Törless, le héros de Musil, mais aussi dans la maladie d'amour dont souffre Emma, l'héroïne de Flaubert, comme empoisonnée par sa propre jouissance. Pour explorer cette hybris nouvelle, Clotilde Leguil démontre avec Lacan la dimension toxique du Surmoi contemporain et l'égarement de la jouissance lorsqu'elle oublie le désir.
Notre époque remet en question la vérité, se perd dans les affres de la post-vérité. La psychanalyse, elle, continue de faire référence à la vérité-refoulée, inconsciente, d'un désir méconnu. Pourtant la psychanalyse ouvre aussi sur une remise en question de la vérité. L'inconscient avec Lacan n'est pas seulement le lieu d'un message sur une vérité méconnue de l'histoire du sujet, il est aussi celui de la commémoration de la rencontre avec le trauma. Les traces traumatiques relèvent du réel et non plus de la vérité - du réel au sens de la psychanalyse, le réel pulsionnel. Ornicar ? 53 se déploie autour de l'événement traumatique et de ses effets pour le sujet entre vérité et réel. Il explore le "décrochage du vrai et du réel" en psychanalyse (Jacques-Alain Miller). La littérature quand elle est réponse au trauma nous enseigne. Avec Philippe Lançon et Le Lambeau, l'écriture devient réponse à ce réel inassimilable. - Clotilde Leguil, rédactrice en chef. Avec un inédit de Philippe Lançon
Pour tenter d?y répondre, notre époque a fait émerger une nouvelle discipline, la victimologie, et des« professionnels du traumatisme », les victimologues, qui aident les traumatisés à demanderréparation et les encouragent à partager leur expérience. Dans son appellation-même, cette réponsefait équivaloir traumatisé et victime. Le discours analytique donne une autre perspective.La psychanalyse suppose toujours un sujet derrière la victime, même s?il semble avoir disparu sous letrauma. Plutôt que l?événement lui-même, elle met en évidence ce que le sujet en aura fait, et quepersonne d?autre que lui ne saura dire à sa place. Elle invite le sujet à dire le réel qu?il a rencontré,imprévisible, brutal au point d?être inassimilable, impossible à nommer et à représenter, comme entémoignent certains patients.Loin de réduire le sujet à être victime, objet de l?Autre, l?analyse lui permet de cerner son implicationdans sa souffrance qui fait énigme. Elle restitue alors au sujet sa responsabilité et son désir. Là est leparadoxe: plus on est capable de porter la charge de son tourment, plus on a de chances de s?endélester. S?arracher au statut social de victime, faire l?hypothèse de l?inconscient, déchiffrer sonsymptôme requiert une forme de courage. Quelque chose de l?événement traumatique résiste toujoursà la symbolisation: le traumatisme constitutif de l?être humain est structurel et comporte une partinsoluble. L?intensité d?un trauma ne saurait se mesurer par questionnaire anonyme universel.Sonia Chiriaco montre à partir de cas cliniques que l?expérience subjective est toujours singulière etillustre comment l?expérience analytique permet à chacun d?inventer la solution qui lui est propre poursortir de son impasse.
Enfants violents ! ", dit-on de ces "fauteurs de troubles" qui font de l'obstruction, mutilent leur corps, harcèlent leurs pairs, se révoltent contre les maîtres ! Mais qui sont-ils, ces "petits monstres" qui refusent de se laisser gouverner, éduquer, soigner ? Comment expliquer cette violence dès l'enfance, et comment parvenir à l'aborder ? Cet ouvrage examine cette "chose violente" comme un fait premier, étrangement intime à chaque être parlant. Les auteurs, des praticiens, en suivent les percussions et les répercussions chez les enfants, filles et garçons, qui y sont confrontés. La violence pousse à la rupture des liens, mettant à l'épreuve les proches et aussi la position du praticien. Ces jeunes ne demandent rien, semblent ne rien pouvoir dire de ce qui leur arrive. Il s'agit d'entendre les dires des enfants, tout petits ou déjà adolescents, auprès des professionnels qui les accueillent, en privé ou en institutions, orientés par les enseignements de Freud et de Lacan. Quand cette violence trouve un lieu où s'adresser, elle peut se révéler une force féconde pour l'enfant. Ouvrir les chemins du dire requiert de l' invention !