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Mental N° 33, Novembre 2015 : Suis-je victime ?
Leguil Clotilde
REVUE MENTAL
19,00 €
Épuisé
EAN :9791090482050
Clotilde Leguil, "L'être-victime et la marque du trauma" . Eric Laurent, Occupy terror : les places et le trou Deborah Gutermann-Jacquet, "Islamophobie" , un signifiant qui divise Rachid Benzine, Lire l'islam au présent Miquel Bassols, La technique, la religion et leurs victimes Alain Finkielkraut dialogue avec Agnès Aflalo, "L'identité malheureuse" après Charlie. Rencontre avec Richard Rechtman sur "L'empire du traumatisme" . Jacques-Alain Miller, Le désenchantement de la psychanalyse. Pierre-Ludovic Lavoine, Survivante et victime de l'Autre Guy Poblome, Une femme rabaissée Marga Auré, Mon propre bourreau Caroline Leduc, La preuve vivante Edwige Shaki, De l'exil subi à l'inscription choisie Marie Laurent, La marque du Nom Jonathan Leroy, L'homme aux pigeons Ariane Chottin, Une Antigone d'aujourd'hui Laurent Dupont, Casser la gueule ! Thierry Jacquemin, Victime des attentats ? Marie-Claude Lardeux, Un cas de "déradicalisation" Djamila Mebtouche-Garadi, De "victime" à "indigné"
Pour être de son temps, l'amoureuse du XXIe siècle doit-elle s'en tenir à la recherche d'un éros léger, sans entraves et sans conséquences? Lorsqu'elle n'y parvient pas, doit-elle consentir à laisser sa passion aux mains de ceux qui n'y voient qu'un dysfonctionnement neuro-cognitif? A l'envers de ces visions réductrices de l'expérience amoureuse, le cinéma nous en révèle la valeur initiatique. Avec Virgin Suicides (S. Coppola), La vie des autres (E Henekel von Donnersmarck) et Mulholland Drive (David Lunch), Clotilde Leguil nous dévoile le making of des amoureuses. Au cours de leur voyage, Lux, Christa et Diane, les héroïnes de ces filins, se perdent dans un inonde étrange où rien n'était écrit comme elles s'y attendaient. Si l'une nous apprend que l'expérience de la "première fois" ratée peut confronter une jeune fille à une angoisse indicible, l'autre nous révèle en quel sens l'amour peut devenir un lieu de résistance à la déshumanisation totalitaire, et la troisième nous confronte à la signification dernière de la recherche du secret de la féminité. L'expérience amoureuse, à travers la destinée de ces trois héroïnes de notre temps, se dorure alors comme un passage secret vers la connaissance de soi. Biographie de l'auteur Clotilde Leguil est philosophe et psychologue. Elle a contribué à L'Anti-Livre noir de la psychanalyse, sous la direction de Jacques-Alain Miller (Seuil, 2006), et est l'auteur de La Pensée éthique contemporaine (avec Jacqueline Russ, "Que sais-je?", PUF, 2008).
Résumé : "Que s'est-il donc passé pour que le genre soit dorénavant perçu comme un devoir-être aliénant, une marque violente venant de l'Autre et conduisant chacun à renoncer à ce qu'il a de plus singulier ? Que s'est-il passé pour que le trouble dans le genre soit inversement perçu comme un anéantissement des fondements de la civilisation ? Les questions que nous pose ce nouveau climat de tensions et de conflits au XXIe siècle sont cruciales. Les gender studies qui ont fait du "genre" leur objet scientifique nous ont peut-être réveillés en nous forçant à reconnaître qu'en la matière, il n'y a aucune évidence. Rien ne va de soi. Ni d'être une femme, ni d'être un homme, ni d'aimer le sexe opposé ni d'aimer le même sexe."
Qu'est devenue la psychanalyse du XXIe siècle outre-Atlantique? À partir d'une réflexion sur le projet même de construire une série sur la psychanalyse, cet ouvrage interroge ce que la série In Treatment nous apprend sur le sort de la psychanalyse nord-américaine: psychanalyse de l'ordinaire, approche des souffrances de l'homme normal, mais aussi dépréciation profonde de la valeur de la parole et oubli de la dimension de l'inconscient. Elle nous montre malgré elle la dimension désastreuse de toute psychanalyse qui ne se fonde pas sur la fonction de la parole et du langage mais seulement sur le care et le soutien. On y saisit, à travers la pratique de Paul Weston, psychanalyste désabusé, ce que serait devenue la psychanalyse en France sans un Jacques Lacan.
Notre époque remet en question la vérité, se perd dans les affres de la post-vérité. La psychanalyse, elle, continue de faire référence à la vérité-refoulée, inconsciente, d'un désir méconnu. Pourtant la psychanalyse ouvre aussi sur une remise en question de la vérité. L'inconscient avec Lacan n'est pas seulement le lieu d'un message sur une vérité méconnue de l'histoire du sujet, il est aussi celui de la commémoration de la rencontre avec le trauma. Les traces traumatiques relèvent du réel et non plus de la vérité - du réel au sens de la psychanalyse, le réel pulsionnel. Ornicar ? 53 se déploie autour de l'événement traumatique et de ses effets pour le sujet entre vérité et réel. Il explore le "décrochage du vrai et du réel" en psychanalyse (Jacques-Alain Miller). La littérature quand elle est réponse au trauma nous enseigne. Avec Philippe Lançon et Le Lambeau, l'écriture devient réponse à ce réel inassimilable. - Clotilde Leguil, rédactrice en chef. Avec un inédit de Philippe Lançon
Le temps imprévisible Jacques-Alain Miller : Introduction à l'érotique du temps Tout savoir, tout prévoir ? Eric Laurent : L'avenir d'une illusion : le culte de la prévision Gustavo Dessal : Do you wanna gen with me ? Nathalie Jaudel : La dictature de l'hygiène Marco Mauas : Irréalisme des réalisations de la génétique moderne David Monnier : L'allèle 334, sa vie, son oeuvre Pierre-Yves Turpin : Prédiction et indéterminisme en physique
Que peut produire une psychanalyse à terme ? A quoi une analyse est-elle susceptible de mener ? Comment le symptôme, la vérité, la pulsion, la jouissance en sortent-ils ? Qu'en "reste"-t-il ? Comment cela se vérifie-t-il ? Qu'en est-il de la formation du psychanalyste ? Par quoi est-il formé ? Comment se fait-il contrôler ? Qu'est-ce qui se contrôle ? Que sont vraiment les pratiques analytiques ? Comment s'y abordent les identités et les symptômes contemporains ? Avec quoi et à partir de quoi une psychanalyse opère ? Des analysants témoignent. Des psychanalystes débattent. Des praticiens s'exposent. Des patients apparaissent en filigranes. De partout en Europe, et au-delà.
Il y eut débat entre science et psychanalyse, dès sa naissance. Particulièrement sur le caractère de scientificité de cette dernière. Si, au travers du désir de Freud marqué par son époque et celui de Lacan, la psychanalyse a pu rêver d'être reconnue comme telle, la science ne lui a quasi jamais donné ses lettres de créance. Popper, par sa critique bien connue du rapport de la psychanalyse à la vérité, fut le premier à les lui contester. Le scientisme n'est pas en reste. II en fait même son cheval de bataille actuel. Il leur est ici répondu, argumenté, réfuté. Chaque versant y est abordé sans faux-fuyants. Il était temps de reprendre et d'affronter ce débat en l'élevant à la hauteur et au sérieux épistémiques requis. L'exigence de qualité se devant d'être de la partie. C'est à quoi ce volume s'attache. Il fera date sur la question. Les démonstrations et les résultats qui s'y développent surprendront les idées reçues. C'est la science qui s'en trouvera interprétée, dans son rapport au réel. Et le scientisme - au travers son notable représentant contemporain : le neurocognitivisme - démonté comme falsification du réel. Il s'y prouvera que si science et psychanalyse s'articulent, ce n'est qu'au sens où la science est condition d'émergence nécessaire de la psychanalyse. Que rêver d'une synthèse possible revient à nier ce réel sans loi, qui dans la science fait retour par l'angoisse du scientifique. Que la psychanalyse occupe dès lors la place de vérité de la science. Qu'en ce sens, Lacan invite plus que jamais la psychanalyse - et les psychanalystes - à ek-sister par rapport à la science.