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Ornicar ? 58 - Mourir
Miller Jacques-Alain ; Gutermann-Jacquet Deborah
NAVARIN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782916124902
Ornicar ? ", après "Dire" et "Croire", poursuit avec "Mourir". Les débats sur l'euthanasie ou sur le droit de choisir sa mort, le retour de la violence de guerre font l'actualité de la question de la mort. Toujours là, pour chaque vivant, elle se présente sous des masques différents en fonction des lieux, des temps ou encore de l'échelle envisagée, collective ou individuelle. "Ornicar ? " 58 se penche sur les dimensions symboliques, imaginaires et réelles de la mort ? réel au sens de Lacan, à savoir l'impossible. Pour ce numéro 58, "Ornicar ? ", revue de psychanalyse ouverte aux champs de savoir, voyage de la Grèce archaïque à l'époque contemporaine. Les contributions d'historiens, philosophes, chercheurs en littérature ou en sciences politiques, psychanalystes abordent notamment : "mourir à la guerre", "marcher à l'échafaud", "survivre à sa mort" (du XIXe au transhumanisme), "mourir au théâtre ou dans le roman policier", et encore, "l'immortalité", "La Disparation" (Pérec), "la mort volontaire"... Jacques-Alain Miller nous invite à faire retour, à partir de la fin, sur la question du commencement. La fin d'une analyse, dit-il, se déduit de son début. "A la fin c'est toujours la mort qui gagne", disait Staline à la façon de La Palisse, avec un accent de fatalité que la psychanalyse ne partage pas, malgré sa force d'évidence. Lacan énonce : "La mort est du domaine de la foi."
Préface de Bernard-Henri Lévy et Jacques-Alain Miller Ce recueil est né d'une émotion. Celle-ci a inspiré à l'un d'entre nous son éditorial paru le 10 janvier dans Le Point. Oui, il est légitime que les autorités religieuses disent leur mot sur l'affaire du mariage gay. Non, la législation n'est pas tenue de se conformer aux dogmes et prescriptions des religions. Exercer une pression excessive en ce sens ne peut que nuire à la paix civile. Le croyant ne saurait prévaloir sur le citoyen, et lui dicter sa conduite.
Résumé : Réveiller, secouer, fendre les carapaces, culbuter les idoles, apostropher les patapoufs, dégonfler les baudruches, dissiper les brouillards, souffler sur le feu, scannériser les idées, les passer au fil du rasoir d'Occam, être vrai, " vivre trois secondes en une ", argumenter (" tout bon raisonnement offense "), être conséquent, mettre au clair, mettre à nu, transpercer, percer jusqu'à l'os, s'incliner devant le réel, servir plus grand que soi - telles furent quelques-unes des pulsions et ambitions du jeune Jacques Miller, fils d'un radiologue parisien. Névrose ordinaire, ravalement de la vie amoureuse, caractère insolent sadico-anal, humeur maniaco-dépressive, modestie foncière. Ce recueil de textes de jeunesse donne un aperçu des années d'apprentissage d'un personnage qui défraya la petite chronique du Quartier latin dans les années 60, et qui s'était éclipsé de la scène publique depuis près de vingt ans, avant de solliciter à nouveau l'attention du public cultivé par une polémique passionnée. On trouve ici son entretien avec Jean-Paul Sartre en 1960, ses " réflexions intempestives " de lycéen, son premier exposé au Séminaire de Jacques Lacan, ses premières tentatives logico-philosophiques, son essai sur l'Utile. Le volume s'achève avec son retour auprès de Lacan et son entrée en analyse.
Non pas un pamphlet, mais une satire. Non pas des ennemis, mais des ridicules. Un psychanalyste filme le mouvement de la vie intellectuelle et politique au début du vingt et unième siècle. Ce n'est pas sa spécialité, et c'est justement ce qui donne à son style une " vigueur hybride ". Le point de départ : la première page du Monde. Le 21 novembre 2002, elle est consacrée aux " nouveaux réactionnaires ". Cela, en l'honneur du tout petit livre (96 pages) d'un inconnu, Daniel Lindenberg : il " brouille les familles intellectuelles ", assure le journal. JAM trouve cela étrange. Il lit l'ouvrage, y découvre son nom, se pique au jeu, tire le fil jour après jour. Dans l'élan, il réfléchit sur l'actualité, la gauche, la droite, la guerre, publie dans la presse, commente toute une littérature d'hier et d'aujourd'hui. Quête obstinée, à tâtons dans les ténèbres. Elle débouche sur l'invention d'une " Académie des sciences immorales et politiques ", la rédaction d'un canular normalien, et un étrange dialogue avec lui-même. L'auteur croit avoir traversé les apparences. Il se retrouve, non sans gaieté, au pays des merveilles.
La psychose interroge. Elle inquiète : on préconise des protocoles sans même écouter les patients... L'enseignement de Lacan sur la structure psychotique et la notion de psychose ordinaire donnent une boussole. L'auteur relève les nouages originaux qui caractérisent la psychose ordinaire, un mode qui trouve ainsi à se stabiliser. Quand manque un serre-joint au noeud du réel, du symbolique et de l'imaginaire, des phénomènes élémentaires perturbent le sujet. Il s'agit de repérer des signes discrets révélateurs d'un nouage restauré, bien que non borroméen, permettant un arrimage dans le lien social. Nous découvrons ici nombre d'inventions des sujets pour suppléer à la fonction paternelle : création d'un sinthome, étayage sur une identification, raboutage de l'ego, orientation sur un fantasme, etc. ? suppléances que favorise et soutient l'analyste. La clinique de la psychose ordinaire débouche sur l'égarement de la jouissance contemporaine.
On fait croire que lautisme se répand ; on décrit une épidémie ; on crie haro sur la psychanalyse. De quoi sagit-il ? De vous faire consommer des produits qui ne servent à rien ni à personne, pas aux autistes en particulier. Agnès Aflalo démonte la stratégie marketing de Big Pharma : dévoyer les cautions scientifiques et les agences "indépendantes" dévaluation, afin de booster ses ventes. Tout affect devient une maladie. Lhyperactivité a été fabriquée pour rentabiliser la pilule de lobéissance. Lextension des "troubles du spectre autistique" vise à généraliser les tests et la rééducation intensive des enfants proies faciles par des techniques cognitivo-comportementales. Le surdiagnostic suivi de lhyperprescription produisent déjà des ravages aux Etats Unis. Face à cette négation de la parole singulière des jeunes sujets, les psys français seraient-ils plus visés dêtre moins dociles ?
L'autisme fait question, aujourd'hui plus que jamais. Tout ce qui a été élaboré jusqu'ici est soumis à une critique radicale. On clame qu'il y a eu erreur, tromperie, on invoque la génétique pour écarter l'idée d'une causalité psychique. La cause génétique de l'autisme est-elle aussi établie qu'on nous le dit ? Il faut aller y voir de plus près. Ariane Giacobino et François Ansermet nous expliquent de manière simple et vivante les résultats de ces recherches de pointe. Le code génétique ne livre pas de causalité univoque. Au contraire : si chaque autiste est génétiquement déterminé, ces déterminants sont variables, multiples, hétérogènes. Ces recherches butent sur ce qui fait le propre de chaque cas. La psychanalyse, elle, pose la singularité de chacun, autiste ou non, au coeur de sa pratique. Voilà un croisement bien inattendu entre génétique et psychanalyse que tout semblait opposer !