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Le neveu de Lacan. Satire
Miller Jacques-Alain
VERDIER
22,82 €
Épuisé
EAN :9782864323907
Non pas un pamphlet, mais une satire. Non pas des ennemis, mais des ridicules. Un psychanalyste filme le mouvement de la vie intellectuelle et politique au début du vingt et unième siècle. Ce n'est pas sa spécialité, et c'est justement ce qui donne à son style une " vigueur hybride ". Le point de départ : la première page du Monde. Le 21 novembre 2002, elle est consacrée aux " nouveaux réactionnaires ". Cela, en l'honneur du tout petit livre (96 pages) d'un inconnu, Daniel Lindenberg : il " brouille les familles intellectuelles ", assure le journal. JAM trouve cela étrange. Il lit l'ouvrage, y découvre son nom, se pique au jeu, tire le fil jour après jour. Dans l'élan, il réfléchit sur l'actualité, la gauche, la droite, la guerre, publie dans la presse, commente toute une littérature d'hier et d'aujourd'hui. Quête obstinée, à tâtons dans les ténèbres. Elle débouche sur l'invention d'une " Académie des sciences immorales et politiques ", la rédaction d'un canular normalien, et un étrange dialogue avec lui-même. L'auteur croit avoir traversé les apparences. Il se retrouve, non sans gaieté, au pays des merveilles.
Préface de Bernard-Henri Lévy et Jacques-Alain Miller Ce recueil est né d'une émotion. Celle-ci a inspiré à l'un d'entre nous son éditorial paru le 10 janvier dans Le Point. Oui, il est légitime que les autorités religieuses disent leur mot sur l'affaire du mariage gay. Non, la législation n'est pas tenue de se conformer aux dogmes et prescriptions des religions. Exercer une pression excessive en ce sens ne peut que nuire à la paix civile. Le croyant ne saurait prévaloir sur le citoyen, et lui dicter sa conduite.
Il sagit dune Conversation. Cest là un art retrouvé, une discipline véritable : les textes présentés sont lus un mois à lavance par ses participants ; ce temps de la réflexion débouche sur une discussion dense, animée par deux dentre eux, où sécouter les uns les autres féconde le propos de chacun. Aucun bla-bla-bla, aucune infatuation. Un souffle passe, des hypothèses sont émises, retenues pour les unes, suspendues pour dautres, développées pour les troisièmes. Lobjet de cette Conversation relève presque de la provocation : effets thérapeutiques rapides en psychanalyse . On sait que Freud ne se réjouissait pas des effets parfois fulgurants de lentrée en analyse. On sait que Lacan dit que la guérison vient "de surcroît" , sans constituer la fin dune cure analytique. Enfin, la durée des analyses va toujours croissant. Alors ? Alors, se rappeler aussi quil y a de lincurable selon Freud, quune analyse se termine néanmoins, selon Lacan, que la clinique analytique est une clinique sous transfert, quune interprétation a des incidences, et que léthique de la psychanalyse est à soutenir, sans compromis, face aux récentes agressions, aussi violentes que piteuses, à son endroit. Ici six psychanalystes privilégient pour la première fois ce dont habituellement aucun ne rend compte et qui fait pourtant leur quotidien : des cures allant de trois séances à quelques mois, dont les analysants ont pris acte, quils reprendront ou pas. Ces analystes découvrent, et nous avec eux, quune "théorie des cycles" , avancée par Jacques-Alain Miller, peut être mise à lépreuve. Un cycle, sil ne constitue pas une analyse terminée, nen a pas moins sa complétude : un pas y est franchi. De ce pas, il y a lieu de rendre raison, de dire en quoi il consiste, cas par cas. Cest ce quentreprend cette Conversation : sa lecture captive, qui porte à conséquences.
Tout commence avec cette proposition de Lacan, "le lien social ne sinstaure que de sancrer dans la façon dont le langage se situe et simprime, se situe sur ce qui grouille, à savoir lêtre parlant" . Au fondement de la réalité sociale, il y a "la prise du symbolique" qui sexerce jusquau plus intime de lorganisme humain. La façon dont un sujet tient au social relève donc du logique pur. Pas du psychique. Les six sujets présentés dans ce volume ne sont plus en prise avec la routine sociale : isolement, excès du corps, débranchements successifs discrets à lendroit de la famille et du social. Ils sont plutôt en situation de déprise sociale. Il sagit moins dune inaptitude au lien social que dune absence de liens suivis dans le travail, dans les relations. Ces sujets ne sy retrouvent pas avec les injonctions sociales, en particulier avec celles, générales et anonymes, du monde du travail où ils ne parviennent pas à loger la particularité de leur être. La réunion de ces cas donne un éclairage inédit sur les opérateurs qui président à toute insertion sociale.
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.
Vite, des cabanes. Pas pour s'isoler, vivre de peu, ou tourner le dos à notre monde abîmé ; mais pour braver ce monde, l'habiter autrement : l'élargir. Marielle Macé les explore, les traverse, en invente à son tour. Cabanes élevées sur les ZAD, les places, les rives, cabanes de pratiques, de pensées, de poèmes. Cabanes bâties dans l'écoute renouvelée de la nature - des oiseaux qui tombent ou des eaux qui débordent -, dans l'élargissement résolu du " parlement des vivants ", dans l'imagination d'autres façons de dire nous.